Archives de l’auteur : Olivier SOMMER

A propos Olivier SOMMER

Caméléon.

Volée de bois vert

Où le baobab ne vaut pas le chêne

« C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, Dieu l’ayant déclaré souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
Nous avons beaucoup à dire là- dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les principes élémentaires des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice; car il est un enfant. Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal »

Quel contexte?

Juifs chrétiens, acquis aux rites et à la compréhension du judaïsme. Hésitant probablement à sortir d’une lecture/interprétation bornée de l’Ancien Testament, et communiant encore probablement avec la synagogue traditionnelle. Ils refusent d’embrasser toute la liberté donnée par l’Evangile une liberté indissociablement liée à l’exigence de maturité. La maturité étant clairement le discipulat de Jésus. Devenir Ressemblant de Jésus (Genèse 2)

Quelles sont les caractéristiques de Jésus?

Amour total et Inclusif

Respect des Ecritures, mais compréhension bien plus vaste/Interprétation bien plus large des Textes. Le parler en Je : « on vous a dit que, mais moi je vous dis ». L’avertissement à prendre le texte comme un germe et non une pierre sans vie : « qu’est-il écrit? Que lis-tu?

Discernement absolue du Bien et du Mal

Liberté de principe face aux textes, aux hommes, à leurs injonctions religieuses et sociales, aux catégories établies…

Don total

Service continu.

Tout cela est le contenu et le fruit d’un processus de dévouement à l’exigence de la Vérité

Je vais vous raconter l’histoire d’un chrétien ordinaire sur la route du salut:

J’ai tenu longtemps comme ces hébreux qui ne voulaient pas quitter totalement les croyances juives tout en étant émerveillé par la grandeur de l’Evangile.

Cela me maintenait, par peur de « trahir » ou de me tromper ou de salir Dieu, dans l’esclavage d’une certaine pensée, d’une certaine lecture. C’est tragique parce qu’il y avait un combat sans merci entre « ma chair et mon esprit ».

Combien de fois je fus découragé par manque de résultats dans ma vie.

Et puis j’ai découvert l’Evangile différemment, par le coeur. Finalement c’est assez récent puisque cela a moins d’une décennie.

Découvrir l’Evangile par le coeur, c’est accepter que les textes ne changent pas mais que leur sens prennent corps différemment en moi.

Progressivement, en grandissant dans cette bonne nouvelle j’ai vu plusieurs changements :

D’abord ma représentation de Dieu : d’un Dieu agité de sentiments humains, extérieur à moi, Il est devenu mû par la tendresse, l’amour et le vrai. Epris (amoureux) de la justice au sens le plus noble, c’est à dire selon Esaïe 58 (Détache les chaines de la méchanceté, Dénoue les liens de la Servitude, donne ton pain à celui qui a faim).

A partir de cela j’ai commencé un long chemin vers la pratique de cette liberté. Beaucoup de lectures et de recherches en matière de psychologie humaine, notamment sur ce qui fait grandir, murir.

J’ai dû faire des deuils. Souffrance.

Je suis une « grande gueule », et je le resterai. Je suis un être engagé, très émotif et exubérant. Et je le resterai. Mais la souffrance des combats perdus m’apprend à cibler mes objectifs en vue d’efficacité.

J’ai énormément d’énergie, mais j’apprend, par la souffrance, par des déboires, à l’utiliser aussi pour me faire du bien, à équilibrer son utilisation entre l’extérieur et l’intérieur.

J’ai énormément d’amour à donner, mais je le donnais sans retenue, sans discernement. La souffrance m’a appris à trier mes cibles, évacuer les profiteurs, à accepter de me tromper, à me garder un peu d’amour pour moi-même.

J’étais maltraitant.

La croyance qui était à la base de ces comportements était que

« la violence est force de d’éducation, de changement et de purification ».

Je ne tirais pas cette croyance de nulle part : ce concept est largement enseigné dans la Bible. Et a été et est repris par des millions de prêtres et pasteur en tout genre, et à leur suite, des millions et des millions de chrétiens sincères.

Oui la violence, la maltraitance. Elle se cachent partout, y compris dans les bonnes intentions. Y compris dans les enseignements dogmatiques. Elle se cachent dans le fondamentalisme. Elles se cachent dans la purification de l’Eglise. Elle se cachent dans les relations familiales, dans les relations de couples, dans l’éducation.

La violence se cache dans des paroles comme celle-ci : « Je te fais confiance, hein » (signification?), ou alors, « je ne veux que ton bien », « C’est pour toi que j’ai fais cela ».

La maltraitance se cache dans le laxisme, le laisser-faire, dans les périphrases pour ne pas énoncer clairement un fait.

Il a fallu que je refuse un jour d’accorder crédit aux récits de l’Ancien Testament qui affirmaient les ordres d’extermination de la part de Dieu à son peuple. Il a fallu que j’écoute le désir de vérité et de bonté en moi, pour accepter de remettre la Bible à sa place : comme un ensemble de textes difficiles, merveilleux, mais aussi parfois écoeurants. Il a fallu que j’accepte par fidélité à l’Esprit de Jésus, que ces textes étaient en fait des témoignages d’avertissement : Ce sont les hommes faits et mature en l’Esprit qui sont capables de discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

J’ai nommé ma maltraitance, je suis en guérison de ma maltraitance, et je suis devenu de plus en plus sensible à la maltraitance. Et maintenant oui maintenant, je découvre le goût de la liberté. La liberté de lire et d’être jugé, mais la liberté de juger de ce que je lis.

Nous sommes pétris de croyances et de convictions que nous ne nommons pas, dont nous ne sommes pas conscients, mais qui sont pourries, qui sont comme un vers dans la pomme.

Pour nous en libérer, il nous faut le discernement, la paroles des autres, les enseignements de la vie, et il nous faut le goût de la liberté.

J’ai découvert la liberté le jour où j’ai rejeté le dieu de la religion et donc la peur de lui déplaire et de mal faire. 

J’ai commencé à vivre quand je me suis rendu compte que Dieu m’était TOTALEMENT favorable. Quoi que je dise ou que je fasse. Il n
‘y avait RIEN que je puisse faire qui lui fasse jeter sur moi un regard défavorable. 

L’obéissance à la loi est IMPOSSIBLE!!! Car si j’enfreins un seul des commandements je suis coupable de tous!!! 

Donc je suis coupable TOUS les jours!!! Et le problème n’est pas pour Dieu! Le problème est pour moi. Dieu n’a jamais eu besoin que Jésus meure pour être réconcilié avec nous. Jésus n’a remboursé aucune dette que l’humanité aurait eu envers Dieu. 

Nous n’avons aucune dette envers lui, aucune! Car nous ne possédons rien, qui ne nous ait été donné! 

Nous ne pouvons même pas servir Dieu, car c’est une conception de l’Ancien Testament qui est dépassée. Jésus l’a dit en toute lettre pendant son séjour sur terre. La religion nous a fait comprendre tout de travers depuis son invention! Car elle est reprise par des personnes qui n’y comprennent rien. En effet, ils raisonnent avec la sagesse de la servitude ou du pouvoir. Et même avec la venue de Jésus pour rétablir la Vérité, eh bien les chrétiens ont réussi à façonner des générations de névrosés au fil des siècles. Des névrosés qui ont peur de la liberté, comme les Israélites qui voulaient retourner en Egypte parce que là-bas il y avait des oignons et des poireaux et de la viande. Parce qu’ils avaient peur…. « L’amour parfait bannit la crainte »!

Le lâcher-prise et l’acceptation de soi sont les premiers pas vers l’acceptation de la Grâce, de la Bonté, de la Générosité, de la Tendresse, de la Bienveillance, de la Faveur sans limite de notre Dieu… Faire taire un ode à la liberté c’est célébrer l’enfermement de la religion. sous le Saint argument de la défense de la Pure Vérité. Je préfère me tromper par excès de liberté et « abus de Grâce » que par excès de « strictitude » (lol). 

Penser que « le chemin qui mène à la vie est fait de beaucoup de restriction et d’interdiction » c’est faire preuve d’une ignorance flagrante du message de Jésus! C’est effacer par religion les 4 évangiles, les Épîtres de Paul, celles de Jean, en bref tout le nouveau testament…
« Je suis venu afin que vous ayez la Vie en abondance » (ça veut dire qu’avant, en étant très religieux, on avait au mieux un atome de vie!)
« soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait : il fait pleuvoir sur les bons comme sur les méchants, il fait luire le soleil sur tous, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous maltraitent, et vous serez Fils de Votre Père qui est dans les cieux » (et non pas : vous serez des bons petits serviteurs)
« Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur » etc..

On ne fait pas grandir la vie en la purgeant du mal on la purge du mal en la faisant grandir.

Qu’est-ce qu’il y a à faire grandir dans vos vies? Comment faire grandir nos vies?

Je suis revenu de loin. Jésus s’est battu pour moi. Je suis resté longtemps seul dans mon chemin de résistance face aux ombres de la mort, et je faisais comme Marie Durand, je gravais le mot REGISTER. (Résister en Patois Vivrais)

Et un jour sont arrivés des personnes, devenues amies aujourd’hui. Et ma vie a alors fait un bond en avant.

J’ai grandi, je suis devenu un homme. Heureusement j’ai gardé l’enfant qui était en moi! Mais je suis sur le chemin, je sais que je combats le bon combat. Je sais que j’acquiers du discernement. Lentement, douloureusement, mais Jésus est le garant de ma foi. Je forme le voeux qu’Il vous fasse grandir.

Olivier S. Février 2106

 

 

 

Ma Foi!

Oui ma foi…

Où en est-elle?

L’autre jour je déclarais à propos de la croyance en la résurrection : « elle ne m’est pas indispensable pour faire le choix du bien et du bon dans ma vie. Elle ne m’est pas nécessaire pour croire en le Divin! Je préfère, de loin, vivre une vie à me battre pour mes plus belles valeurs, sans pour autant miser sur « une récompense » lointaine et hypothétique, que de miser sur cette carotte et vivre ma vie sans vraiment la vivre et en acceptant que mes valeurs soient bafouée au nom de cette « récompense » »!

Ce qui ne veut pas dire que je n’y crois pas.

Je dirai en résumé : je n’ai pas besoin de l’au-delà pour vivre ma vie pleinement, mais après ce long et souvent douloureux combat, après avoir vécu de tels bouleversements intérieurs, de tels changements de perspectives, ce serait vraiment ballot qu’il n’y ait rien pour jouir du chemin parcouru et explorer l’infini. Mais s’il n’y a rien, je m’en fous parce que je serai mort!

Et l’on m’a répondu, scandalisé, que « je n’avais pas la foi et que je décourageais sûrement des aspirants à la Foi en tenant ce langage »!

Et Vlan! Alors ce serait vrai? Je n’aurais pas la Foi? Alors c’est quoi la foi? Est-ce que j’ai la foi?

Si ce n’était que cette anecdote.. mais il y a aussi ma considération du Divin, mon regard sur les « Saintes Ecritures », mon relativisme engagé et mes remises en questions fondamentales des questions spirituelles, religieuses, ecclésiastiques, sociales, etc..etc…

Où en est ma foi? qu’est-ce que LA FOI?

Chasteté : Gérer mon désir et ma sexualité? Les piliers…

Les piliers de ma chasteté*…

C’est tellement bon de séduire. Tellement bon d’être séduit. Cela rassure. Cela réchauffe. Cela enthousiasme. Cela excite. Oui c’est bon. Cela donne l’illusion.

Et puis ça pince, ça mord, ça déchire et c’est mortel.

Et on répète et encore, encore…

Un jour on voit qu’on est tout fragile à l’intérieur et on met sur papier les raisons pour lesquelles on a fait le choix

Les piliers de ma chasteté 

Je choisis de ne pas être dans le consumérisme 

Je ne suis pas dupe de l’attente consciente ou inconsciente de l’autre 

Je veux garder ma dignité devant Dieu et devant la communauté.

Je ne veux pas meurtrir ma partenaire et mes intimes

Je veux gérer intelligemment mes pulsions et mon énergie 

J’aime trop la femme qui m’attire et qui est attirée par moi pour nous tromper tous les deux dans une démarche dévastatrice. J’ai un projet beaucoup plus vaste pour chacun.

Olivier S.

2004/2005/…../2014/2015/…..

*extrait de l’article de Wikipédia :

« Chasteté et respect de la liberté

La vertu de chasteté est la liberté de pouvoir aimer Dieu et son prochain de manière désintéressée, l'engagement à aimer Dieu par-dessus toutes choses, et à aimer les autres de l'amour même que Dieu leur porte. La pratique de cette vertu exprime le désir conscient, pour le chrétien, de respecter chaque personne comme le demande la loi de Dieu2,3. L’Église invite les chrétiens à pratiquer la chasteté à la suite du Christ4,5, qui a été chaste, non en étant célibataire, mais par son attitude envers les personnes rencontrées : pleinement attentif à celui qu'il rencontrait, l'aimant avec son affectivité d'homme, rejoignant l'autre pour le faire grandir et avancer dans sa foi6. La vertu de chasteté comporte l’intégrité de la personne et l’intégralité du don. Elle devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personneC 1.
La vertu de chasteté s’épanouit dans l’amitié entre personnes de même sexe ou de sexes différents. Cette amitié conduit à la communion spirituelleC 2. La chasteté est une vertu morale. Elle est aussi un don de Dieu, une grâce, un fruit de l’œuvre spirituelleC 3.
La chasteté concerne les relations affectives entre personnes et le bon usage des dons de chacun (tel la beauté, le charme, l'intelligence, la sensibilité...). Ces dons peuvent être utilisé pour aider l'autre à grandir à travers une relation libre, soit pour l'enfermer dans son propre désir, saturer son propre affectif : vivre une relation qui ne respecte pas la liberté propre de la personne rencontrée (par une relation non chaste). La chasteté consiste en le respect profond de toute personne : être au service des autres plutôt que se servir des autres (ou d'un autre) pour se satisfaire (de ses envies, désirs de reconnaissance, de puissance...). La chasteté est une dimension du véritable amour7. La pratique de la chasteté est un accès à la liberté personnelle comme le dit l’Église dans sont catéchisme : « L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien ... »C 4.
La pratique de la chasteté nécessite un long travail quotidien, comme le dit Xavier Thevenot : « C'est-à-dire que devenir chaste est un long travail, jamais totalement achevé, un beau travail qui vise à devenir de plus en plus libre pour aimer en vérité, avec toutes les ressources de notre humanité. »8. Elle ramène l'homme à une unité de tout son être9.
La chasteté, si elle déborde largement de la sexualité (en intégrant les relations amicales, familiale, professionnelles...) intègre également cette dernière de manière respectueuse (de l'autre) et libre (liberté donnée à l'autre) : « La chasteté est une manière de réaliser sa sexualité - dans le mariage ou comme célibataire - qui intègre celle-ci dans la totalité de l'être humain, dans le sens qu'il donne à sa vie et essentiellement dans sa relation aux autres. La chasteté est un dynamisme qui intègre instinct et plaisir sexuel, affectivité et passion amoureuse, relation aux autres respectés dans leur différence. »10.
« La chasteté, pour un être humain, consiste pour l'essentiel à accepter sa propre sexualité pour en faire un chemin de rencontre des autres. Aussi bien, être chaste, c'est reconnaître ses limites, accepter de ne pas être parfait par soi-même et même de ne pas être totalement maître de soi-même, renoncer à une relation transparente à l'autre, mais au contraire lui permettre d'être différent dans ses pensées, ses désirs et ses projets. La chasteté réalise alors un des sens les plus profonds de la sexualité humaine : un long et difficile apprentissage de la rencontre de l'autre comme toujours "autre", toujours différent, jamais réductible à mon image, à mon besoin, à mon désir ... seul chemin d'un amour vrai qui unit les différences dans un respect mutuel. La foi chrétienne reconnaît ici un des lieux où se fait l'apprentissage de la rencontre de Dieu, Celui qui est toujours "Autre", toujours différente de l'image que j'en ai ou de ce que j'attends de Lui : différence la plus radicale qui ouvre à la communion la plus profonde. »10."

Evangile et Religion : un combat singulier et universel

Evangile et Religion : le combat des titans!

Depuis quelques années, je suis en charge de responsabilités spirituelles (Evangile) et ecclésiastiques (Religion) au sein de ma communauté religieuse. Pour la petite histoire, en 2004 j’ai vécu un effondrement majeur dans ma vie, et j’ai décidé d’abandonner la « religion -et le dieu- de mes pères ».

Le rejet, complet, de tout un univers « religieux »  : avec son langage (« le patois de Canaan »), ses manières (être « spirituel »), ses codes vestimentaires (cravate recommandée, pas de jupe au-dessus du genou…) etc….

Le rejet complet d’un univers produisant en masse des vagues d’hypocrites (bien souvent malgré eux), du grec hupokrisis, action de jouer un rôle.

Le rejet complet d’une source intarissable de névrosés.

Pendant un temps, j’ai donc même abandonné cette croyance dans le Divin.  En cause : l’incapacité de « vivre l’Evangile » – pas d’apaisement et de transformation personnelle -! Que de culpabilités non résolues, que de pulsions incontrôlables! Que de souffrances indicibles et pourtant hurlées, que de souffrances infligées à mon esprit et corps défendant….

J’ai découvert la liberté le jour où j’ai rejeté le dieu de la religion et donc la peur de lui déplaire et de mal faire. 

J’ai commencé à vivre quand je me suis rendu compte que Dieu m’était TOTALEMENT favorable. Quoi que je dise ou que je fasse. Il n
‘y avait RIEN que je puisse faire qui lui fasse jeter sur moi un regard défavorable. 

L’obéissance à la loi est IMPOSSIBLE!!! Car si j’enfreins un seul des commandements je suis coupable de tous!!! 

Donc je suis coupable TOUS les jours!!! Et le problème n’est pas pour Dieu! Le problème est pour moi. Dieu n’a jamais eu besoin que Jésus meure pour être réconcilié avec nous. Jésus n’a remboursé aucune dette que l’humanité aurait eu envers Dieu. 

Nous n’avons aucune dette envers lui, aucune! Car nous ne possédons rien, qui ne nous ait été donné! 

Nous ne pouvons même pas servir Dieu, car c’est une conception de l’Ancien Testament qui est dépassée. Jésus l’a dit en toute lettre pendant son séjour sur terre. La religion nous a fait comprendre tout de travers depuis son invention! Car elle est reprise par des personnes qui n’y comprennent rien. En effet, ils raisonnent avec la sagesse de la servitude ou du pouvoir. Et même avec la venue de Jésus pour rétablir la Vérité, eh bien les chrétiens ont réussi à façonner des générations de névrosés au fil des siècles. Des névrosés qui ont peur de la liberté, comme les Israélites qui voulaient retourner en Egypte parce que là-bas il y avait des oignons et des poireaux et de la viande. Parce qu’ils avaient peur…. « L’amour parfait bannit la crainte »!

Le lâcher-prise et l’acceptation de soi sont les premiers pas vers l’acceptation de la Grâce, de la Bonté, de la Générosité, de la Tendresse, de la Bienveillance, de la Faveur sans limite de notre Dieu… Faire taire un ode à la liberté c’est célébrer l’enfermement de la religion. sous le Saint argument de la défense de la Pure Vérité. Je préfère me tromper par excès de liberté et « abus de Grâce » que par excès de « strictitude » (lol).

Penser que « le chemin qui mène à la vie est fait de beaucoup de restriction et d’interdiction » c’est faire preuve d’une ignorance flagrante du message de Jésus! C’est effacer par religion les 4 évangiles, les Épîtres de Paul, celles de Jean, en bref tout le nouveau testament…
« Je suis venu afin que vous ayez la Vie en abondance » (ça veut dire qu’avant, en étant très religieux, on avait au mieux un atome de vie!)
« soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait : il fait pleuvoir sur les bons comme sur les méchants, il fait luire le soleil sur tous, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous maltraitent, et vous serez Fils de Votre Père qui est dans les cieux » (et non pas : vous serez des bons petits serviteurs)
« Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur » etc..

On ne fait pas grandir la vie en la purgeant du mal on la purge du mal en la faisant grandir. J’aime mon église, mais je n’aime pas la religion.

La religion et l'Evangile

La religion et l’Evangile

Un jour Dieu a commencé à me parler c’était il y a longtemps. Mais je ne connaissais pas sa voix. Maintenant je commence à la discerner. La dernière fois c’était mardi dernier. Mais en 42 ans j’ai entendu le même message répété à chaque fois : « je t’aime ». « Tu es mon fils bien-aimé », « courage, tu es précieux comme la prunelle de mes yeux » « tu es un bien-aimé » « il n’y a rien que tu puisses faire qui amoindrisse mon amour et ma faveur »

Alors j’ai commencé à comprendre que ma mission c’était d’aimer, de pardonner, de rencontrer les cœurs et de les rassurer, mais aussi d’interpeller sans compromis les garde-chiourmes de la religion et d’encourager le peuple à s’en libérer, de considérer qu’en chacun, le Désir de Dieu est aussi puissant que le mien. De considérer que chacun/e aspirait au beau au bon au bien. Et que la transformation de l’être c’est une alchimie qui ne me concerne pas.

Moi mon job c’est d’encourager la joie, la vie, la Musique de la Liberté. Et de louer de célébrer le Seigneur pour ce qu’il a fait dans ma vie, de témoigner comment il m’a tiré de la fange et du brasier, sans que j’y sois vraiment pour quelque chose.

« La Parole est à l’œuvre! En vous qui croyez », « Et mon juste vivra par la foi », « Vous êtes purs, à cause des Paroles que je vous ai dites! » « Je le veux : sois pur »

Paul rajoutera : « que celui qui vous annonce un autre Evangile que celui que je vous ai annoncé soit anathème! » Le contexte étant celui de juifs qui remettaient la loi au premier plan et enseignaient cela aux Gentils nouvellement convertis.

Résolument, dans ce combat de Titans entre Evangile et Religion, je choisi l’Evangile.

 

Olivier S

Juillet 2015

 

 

#Paris13novembre2015

Paris 13 novembre 2015

Nous pleurons nos morts mais nous ferons encore l’amour.

Nous soignons nos blessés mais nous apprendrons à mieux embrasser

Nous porterons le deuil mais nous élèverons nos enfants dans la non-violence

Nous nous dresserons contre la méchanceté mais nous envelopperons pour protéger

Nous fermons les yeux pour prier mais les ouvrirons pour mieux veiller les uns sur les autres

Nous ferons silence pour rendre hommage mais nous crierons notre joie de vivre

Nous nous détournerons des discours meurtriers de nos propres frères mais nous ouvrirons nos esprits à la contemplation du Tout Autre
…..

pause

…..

Nous pleurons nos morts, mais nous ferons encore l’amour!

Olivier S
#Paris13novembre2015🇫🇷

1844 : Pilier de la foi ou blessure mortelle : Les conséquences de l’interprétation prophétique.

Où la question de l’interprétation prophétique fondant l’adventisme est au coeur du débat

Traduction libre par O.Sommer d’un article paru en octobre 2015 sur la revue en ligne Spectrum. L’article original est accessible sous

http://spectrummagazine.org/article/2015/10/22/perspective-1844-pillar-faith-or-mortal-wound

« Le 22 octobre 2015 est le 171e anniversaire de la « grande déception » de 1844. 

De même que les proto-adventistes de la Nouvelle-Angleterre en cette journée froide et sombre d’il y a 171 ans, les adventistes d’aujourd’hui qui se remémorent vraiment des événements de ce jour-là sont également remplis d’un mélange d’espoir et de tristesse : tristesse pour le retard et espoir que la venue du Christ se matérialisera prochainement.  

L’automne 2015 marque également la 35e année après Glacier View, la tristement célèbre réunion de 1980, qui a rejeté les questions de Desmond Ford à propos de 1844. Les événements de Glacier View ont donné naissance à DARCOM 2.0 (DAniel – Revelation COMmission), une version remaniée de la Commission « Daniel et Apocalypse » des années 1960 qui avait pris fin abruptement et sans avoir abouti à un consensus. 

DARCOM 2.0 a publié une série de livres réaffirmant la lecture adventiste traditionnelle de Daniel et de l’Apocalypse. Mais, malgré les efforts gigantesques de DARCOM, 1844 et 1980 continuent à déstabiliser les historiens et les théologiens adventistes. Pour les uns, la plupart des matériaux dans les volumes ne traitent pas les questions centrales liées à 1844 et soulevées par Ford. Certains des articles publiés furent plus tard réfutés par nos chercheurs, la plupart de ces articles n’étant pas à la hauteur des exigences d’observateurs extérieurs. 

DARCOM a largement ignoré la déclaration de consensus voté par les savants adventistes à Glacier View qui étaient en accord avec Ford sur de nombreux points. 

À bien des égards, 1980 se présente comme la deuxième « grande déception » pour des milliers d’ex-adventistes qui espéraient que l’église eut pu montrer beaucoup d’humilité et de retenue face à la possibilité que notre interprétation de la prophétie symbolique puisse, en fait, être incorrecte. 

Mais ce ne fut pas le cas. 

En conséquence, l’église adventiste du septième jour a reçu une blessure mortelle qui refuse d’être guérie. Selon une étude, l’Australie a perdu 40% de son corps pastoral à la suite des réunions tenues dans ce ranch solitaire du  Colorado. 1 Les ondes de choc se répercutèrent dans toute la décennie; d’innombrables autres ont continué à se glisser par la porte arrière, incapables de surmonter ce qu’ils ont vu comme étant de l’arrogance institutionnelle. Beaucoup de pasteurs que je connais continuent de nourrir de sérieux doutes sur la doctrine. 

Ils ont cessé de prêcher 1844 il y a longtemps. La grande question qu’affronte encore et toujours l’Adventisme aujourd’hui est la même que celle à laquelle étaient confrontés nos administrateurs et théologiens d’avant 1980 et depuis : l’Église adventiste peut-elle encore maintenir sa crédibilité doctrinale alors qu’elle s’accroche à une interprétation si problématique?

Beaucoup pensent ce n’est plus possible, et ce, pour une quantité de raisons. Je vais résumer les plus importantes ci-dessous. 

Tout d’abord, la doctrine de 1844 est basée sur des (quelques fois défectueuses) traductions de la Bible. Nos pionniers, dont Ellen White ,ne disposaient pas de compétences herméneutiques permettant de creuser beaucoup plus profondément que les particularités linguistiques de la version King James. Par exemple, la traduction «nettoyé» dans Daniel 8:14 est discutable, «le sanctuaire sera rétabli » est préférable. Ainsi 1 844 est largement ancré dans la méthode de « preuve par le texte » de l’étude biblique, mélangée aux études personnelles de Miller. Beaucoup seraient surpris de découvrir que Miller avait quinze façons d’arriver à la fin du monde autour de 1843 à 1844, tous basés sur la numérologie biblique. 2 

Deuxièmement, 1844, en tant que marqueur prophétique, est fortement tributaire d’une série d’hypothèses ou de présupposés, qui ne s’enracinent pas naturellement dans le texte biblique. Debout au centre de ces hypothèses est le principe « jour-année », à savoir l’idée que dans la prophétie symbolique, un jour symbolique correspond à un an réel. Ainsi, les 2300 jours de Daniel 8:14 égalent 2300 ans qui courent de 457 avant JC à 31 après JC tout le chemin jusqu’à l’automne de 1844. 

Il y a beaucoup d’arguments contre cet soi-disant «principe», le principal est le fait que nulle part dans les Ecritures l’un de ses auteurs ait jamais appliqué un tel «principe» de la prophétie de l’Ancien Testament. Par exemple, Luc ne se repose pas sur les prophéties de Daniel pour attester de l’authenticité de Jésus en tant que Messie. Au lieu de cela, il utilise une généalogie de Ancien Testament. 

Jésus fait une seule référence énigmatique à un accomplissement futur de l’abomination de la désolation (Dan 9:27), qui parait s’appliquer à la destruction de Jérusalem en 70 après JC. 

Paul ne fait aucune référence aux prophéties de Daniel et la place base une eschatologie apostolique qui ne fait pas usage des prophéties du temps de l’Ancien Testament. Apocalypse fait allusion aux prophéties de Daniel, Isaïe et Ezéchiel sans tenter de les interpréter à l’aide d’un tel principe. 

Par conséquent, les chercheurs mettent en doute la chronologie impeccable. D’une part, 457 avant JC ne semble pas fonctionner comme vraie date pour le décret de reconstruction de Jérusalem. Le décret de Cyrus en 538-536 avant JC a plus de sens dans un contexte comme l’accomplissement des prophéties d’Esaïe 44:28; 45:13. En outre, 31 après JC comme la date de la mort du Christ est astronomiquement impossible alors que le calendrier lunaire juif place Pâque cette année, soit le mardi ou au plus tard le mercredi, et non un vendredi comme l’Evangile de Jean l’indique clairement (Jean 18:28; 19:14) (cette interprétation de Jean est actuellement même remise en question. NDT). 

Troisièmement, le livre des Hébreux nie explicitement la notion selon laquelle Jésus est engagé dans un ministère en deux phases, depuis son ascension, dont la phase finale serait située dans le futur. Hébreux 6: 19-20; 09:12, 25; 10h19 sont pleins de parallèles verbaux tirés du rituel sanctuaire culminant avec la Journée annuelle de l’Expiation pour expliquer le sacrifice de Jésus et ses activités ultérieures en tant Souverain Sacrificateur céleste. Pour l’auteur, Jésus est allé « au-delà du voile» de la même manière que le Souverain Sacrificateur avait l’habitude d’aller « au delà du voile» à Yom Kippour. L’expression en grec est le même que celui utilisé dans Lev 16. Jésus est allé « au delà du voile», «avec son sang», «une fois pour toutes. » Ceci est survenu quand il est monté vers le Père. AF Ballenger avait raison sur toute la ligne. 

D’autres ont étudié toutes les hypothèses qui dominent l’enseignement traditionnel. (Voir cet article pour un examen complet). 

L’aspect biaisé de la tradition interprétative en ce qui concerne 1844 est illustrée par un épisode intéressant dont je fus témoin il y a peu de temps. J’ai récemment visité un certain séminaire adventiste et suis tombé sur un cours sur les Hébreux. Le professeur était un éminent auteur de DARCOM et le sujet était  « l’inauguration » du sanctuaire céleste, que l’enseignant utilisait pour justifier le fait que, bien que Hébreux 6 met indéniablement Jésus à l’intérieur du lieu très saint lors de son ascension, cette entrée le Lieu très Saint servi simplement à l’ «inaugurer». En d’autres termes, Jésus entra dans le lieu très saint à l’ascension, l’a inauguré, quitté puis y rentra à nouveau en 1844. 

Je fut troublé de voir qu’il présentait des vues qui avaient été discréditées par un autre savant adventiste dans un échange qu’ils avaient eu dans l’un de nos magazines imprimés. Jamais il ne mentionna son dialogue avec l’autre érudit. Je levai la main et lui demanda où, dans l’Ancien Testament, nous voyions le sang entrer dans le Lieu très Saint dans quelques passages sur l’inauguration dans l’Ancien Testament. Par sa réaction, je me doutais qu’il savait qu’il n’existe pas un tel texte. Il hésita une seconde et s’en référa à l’Epître aux Hébreux. En d’autres termes, seul l’Epître aux Hébreux prouve que, dans la même Epitre aux Hébreux, Jésus inaugura le sanctuaire avec son sang, même si aucun des passages de l’Ancien Testament mentionne le sang dans le sanctuaire, et encore moins le lieu très saint. Je n’ai pas insisté sur la question et je doute que ses étudiants aient compris les implications de ma question. La fausseté de l’argument est décevante, sinon malhonnête. 

Cette rencontre me montre que, au bout du compte, la viabilité de 1844 comme un marqueur prophétique continue de dépendre fortement de textes-preuve rarissimes . Il semble que les savants adventistes qui défendent encore 1844 comme un roc inamovible sont satisfaits de trouver de minuscules crochets dans quelques versets choisis qui semblent (même de manière lointaine) soutenir notre position. Il n’est plus acceptable de construire une théologie de cette manière.

J’ai étudié ce sujet extrêmement profondément ces dernières années. Mais même après avoir étudié ceci pendant aussi longtemps, je ne puis pas prétendre avoir toutes les réponses. Il y a des choses dans la prophétie qui échappent à la meilleure explication. Je crois que cela est surtout vrai des prophéties chronologiques de Daniel et de l’Apocalypse. Et en tant qu’étudiant de la Bible, je dois résister à la tentation d’offrir une explication nette et incontestable pour ces périodes de temps. Elle ne sont tout simplement pas aussi claires que nos évangélistes les ont fait paraître. En cas de doute, il est préférable de laisser le texte prophétique reposer en l’état pur d’origine, sans chercher à lui imposer une interprétation. 

Aujourd’hui, en tant qu’adventiste de naissance, je vis dans des univers parallèles. Dans l’un d’eux, je vis dans un abandon béat, croyant que la chronologie eschatologique soigneusement concoctée finira par justifier l’enseignement adventiste. C’est un lieu confortable et ensoleillée vers lequel je suis souvent atiré. 

L’autre univers est celui créé par mon doctorat en études bibliques, qui exige une étude exhaustive, une articulation convaincante des idées et une preuve solide pour toute déclaration prétendument fondée sur l’Ecriture. Dans cet univers, je suis constamment appelé à remettre en question les hypothèses théologiques et, soit présenter des preuves solides soit placer des choses sur une base (très) provisoire. C’est un endroit inconfortable à habiter, un endroit où l’interrogation prend la prééminence sur la croyance. C’est avant tout un lieu où l’humilité remplace l’affirmation interprétative. 

Cependant, contrairement à mes amis adventistes des années 80, vivre dans la dissonance continue de ces univers parallèles ne m’a pas emmené dans un endroit où je pense devoir rejeter l’adventisme. Au contraire, réalisant qu’une certaine interprétation adventiste peut être incorrecte m’a convaincu que l’Église adventiste doit avoir, en tant que dénomination chrétienne moderne gagnante, plus à offrir au monde qu’une interprétation prophétique. 3 Je suis convaincu que ce mouvement a une place spéciale dans le cœur de Dieu et une mission spéciale dans le monde d’aujourd’hui. Elle continue d’être mon église. Mon expérience en tant exégète de la Bible me fait dire que nous avons cédé à la tentation de conserver la tradition au lieu de continuer à étudier les Écritures. Nous avons surestimé notre position et tiraillé « les preuves » afin de confirmer notre «identité prophétique. » Et franchement, voilà tout ce que 1 844 est vraiment, cela ne fait que cajoler notre ego identitaire, et ne représente pas grand-chose pour le croyant. Je peux croire que Jésus a été mon intercesseur parfait depuis son ascension sans compromettre ma relation à Dieu. 

L’Adventisme a été poussé dans un coin théologique où la moindre question à propos de 1844 donne lieu à l’indignation et à une pieuse « déchirure de vêtements ». « Le fondement même de l’adventisme sera supprimé! » expriment des voix stridentes. Mais cette position est artificielle. Je refuse de croire que la pertinence de l’adventisme repose sur une interprétation prophétique solitaire. Je rejette les voix qui appellent à la mise à sac de ceux qui n’acceptent pas une autre interprétation de la Bible. Dieu peut susciter un mouvement n’importe quand sans avoir besoin d’interprétations prophétiques douteuses. Nous devons avoir l’humilité d’accepter que nous avons peut-être eu tort sur toute la ligne  concernant la nature et le calendrier du ministère sacerdotal du Christ dans le ciel. 

Je prédis que beaucoup vont voir cet article et toutes les tentatives pour sonder des problèmes de 1844,  comme des tentatives sans conséquence de supprimer un repère doctrinal colossal. Mais je crois que Ellen White avait d’importants conseils en ce qui concerne la rigidité doctrinale quand elle a écrit les mots: «Il n’y a aucune excuse pour quiconque de prendre la position qu’il n’y a plus de vérité qui doivent être révélée, et que toutes nos positions scripturaires sont sans erreur .  Le fait que certaines doctrines ont tenu lieu de vérité pendant de nombreuses années par notre peuple n’est pas une preuve que nos idées sont infaillibles. Les années ne péroreront pas la vérité, et la vérité peut être juste. Aucune vraie doctrine ne perdra quoi que ce soit à être examinée de près. »(Review and Herald, le 20 Décembre, 1892, italiques fournis). » Si les piliers de notre foi ne doivent pas résister à l’épreuve de l’enquête, il est temps que nous le sachions. »(Témoignages aux ministres, 107). Est-il possible que cette époque soit arrivée et repartie et nous ayons manqué le bateau? »

André REIS, Doctorant en Théologie Adventiste, Spécialiste de l’Apocalypse

22 octobre 1844 – 2015 : Se souvenir : une grande déception, mais aussi un grand échec

Traduction libre par O.Sommer d’un article paru en octobre 2015 sur la revue en ligne Spectrum. L’article original est accessible sous

http://spectrummagazine.org/article/2015/10/22/remembering-not-only-great-disappointment-also-great-failure

J’ai fait un rêve la nuit dernière, un rêve de sessions de la Conférence générale passés et à venir. 

Je me tenais dans le centre d’un stade, bondé de gens, tous captivés par la musique et la mise en scène en face d’eux. Je regardai autour et senti une tristesse intérieure grandissante jusqu’à ce qu’elle en fut étouffante.

Prêt à tout pour partir, je regardai autour de moi et trouvais un escalier, qui, grâce à la géographie déconcertante des rêves, était situé directement au milieu de l’arène. 

En espérant pouvoir trouver une porte de sortie, je commençais à gravir les marches. Comme je progressais vers le haut, je me suis vite rendu compte que je n’étais pas seul sur l’escalier. Plus je montais, plus il y avait d’autres personnes. Comme je progressais de plus en plus difficilement vers le haut, je commençais à réaliser que c’étaient les gens de l’église qui étaient collés aux rambardes. Interdits d’entrer dans l’espace ci-dessous, ils avaient emprunté cet escalier, qui montait en spirale aussi haut que je pouvais voir.

Quand je ne pus aller plus loin, je m’assis, loin au-dessus des lumières et des sons d’un spectacle conçu méticuleusement. Je regardai autour et réalisé que j’avais rejoint ceux qui avaient été jetés dans « les ténèbres du dehors. » Je réalisai aussi que ceux qui étaient dans les « pleurs et les grincements de dents » ne pleuraient pas pour eux-mêmes, mais pour les milliers ci-dessous qui siégeaient encore, captivés par des hommes minuscules sur une scène  elle-même minuscule maintenant.

 

J’ai adoré grandir dans l’église adventiste. L’église m’a appris la beauté de l’espace sacré que, semaine après semaine, nous créions lors des moments sanctifiés du jour du sabbat. Grâce à ce seul jour on m’a appris la valeur de la résistance, de la communauté, et à rejeter l’inégalité systémique.

Les moments de communion et de lavement des pieds m’ont appris la valeur d’un rituel qui non seulement regarde en arrière vers le sacrifice passé, mais est aussi assis fermement dans le présent, offrant un défi radical à vivre : une vie de miséricorde, de recherche de justice, et de bienveillance totale.

Grâce à notre histoire, à laquelle ma famille est si intimement liée, une histoire qui a donné le don de l’alphabétisation pour mes ancêtres anciennement asservis, j’ai appris l’importance de faire face à mes erreurs. Nos aïeules et ancêtres ne laissèrent pas leurs faux pas les empêcher de dépasser le déchirement de « la grande déception » et de forger une voie à suivre. Mais, comme un ami sage m’a dit une fois, « Si nous étions vraiment honnêtes, nous appellerions ce moment de notre histoire le grand échec et non la grande déception. »

Quelque part le long du chemin, nous avons arrêté d’affronter nos erreurs. Nous avons été confrontés à notre déception, mais avons oublié de vraiment faire face à notre échec, un échec que n’importe quel bibliste solide aurait pu voir venir à des kilomètres de distance. Quelque part le long de la route, nous avons cessé d’être l’église qui comptait fièrement des radicales comme Sojourner Truth et Angelina Grimke Weld parmi ses amis et membres.

Grandir adventiste a brisé mon coeur. 

L’église m’a beaucoup appris en matière d’isolationnisme, d’arrogance et de peur de l’autre, au travers des murs que nous construisions autour de nous chaque sabbat. Je grandi en regardant les personnes autour de moi protéger leurs croyances dans une paranoïa obsessionnelle.

Les rituels, souvent vides, de communion et de lavement des pieds m’ont enseigné l’hypocrisie et la cruauté occasionnelle de ceux au pouvoir, qui croient avoir raison et sourient lors d’un acte destiné à nous rappeler le service, alors qu’ils combattent ceux qu’ils considèrent (maintenant) comme dangereux.

Notre histoire, qui m’a été donnée comme « Vérité Présente et Dynamique », a été dépouillée de ses contextes Victorien et Edouardien, et présenté en tant guide sur le chemin de la Sainteté. Au lieu de me donner la vie, elle m’a laissée aux prises avec la honte et la peur beaucoup plus longtemps que je ne voudrais l’admettre.

Donc, je me retrouve sur cet escalier, pour échapper désespérément à la célébration de violence systémique ci-dessous. Vous nous avez dit de « sortir d’elle » et nous l’avons fait. Et, en partant, nous sommes parvenus à réaliser douloureusement que vous étiez notre Babylone. Nous échappons désormais à l’étreinte de votre violence systémique, du patriarcat, de l’homophobie, de la peur isolationniste. Nous fuyons vers l’inconnu, la marge, et le mystère.

En tant que cinéaste, je travaille maintenant avec des amis pour créer des rituels profondément enracinés dans l’espace sacré, la résistance, et en écoutant les voix de ceux qui ne sont jamais entendus. Ces concepts sont des dons de l’église adventiste et des cadeaux pour lesquels je serai toujours reconnaissant. Je regarde autour de moi et en vois d’autres, prenant également le plus beau de ce qu’ils ont acquis de leurs racines adventistes et le transformant dans de nouvelles, de belles choses.

Beaucoup d’entre nous ne reviendrons pas. L’église est devenue un anathème pour nos valeurs les plus profondes, les valeurs que vous nous avez données, par inadvertance ou non. Nous sommes les aïeuls et prêtresses de quelque chose que nous n’avons pas encore pleinement commencé à saisir. 

Rejoignez-nous. Laissez vos espaces sécurisants, vos stades brillants et l’apparat. Quittez le confort de la scène et gravissez votre chemin dans les ténèbres, car c’est ici, dans cette obscurité, que Dieu vous attend.

H. LESLIE FOSTER, Cinéaste

(http://lesliefmuse.com)

 

Le combat pour la Grâce (prédication)

La loi ou la Grâce

Extrait de la prédication du 5/09/2015 exprimée en l’Eglise Adventiste de Dordogne à Boulazac.

Cette prédication était interactive et basée sur la lettre de Paul aux Galates 2:11-14

« Que trouvez-vous choquant dans ce passage? (Débat)

Cette année nous avons vécu, en tant qu’équipe pastorale, des moments compliqués, chargés en émotions.

Entièrement motivés par 3 objectifs principaux (non exhaustif), les deux derniers étant assujettis au premier :

– Rechercher toujours et encore la gloire de Dieu, qui consiste, pour les êtres humains en sa grâce, sa bonté (voir Exode)

– Exercer et enseigner cette Grâce et cette bonté

– Entraîner chacun d’entre nous à sortir de ses certitudes anciennes et de ces traditions de pensée qui annulent, de fait, la grâce dans nos vies et celles de notre entourage parfois.

Qu’est-ce que la Grâce ? (Débat) (Michée 6:8)

Cependant nous nous heurtons tous à nos peurs, à une conception de Dieu terrifiante. Une conception qui nous dit que Dieu ne tolère aucune erreur, et que pour cela, nous devons être les garants de la « Vérité », mais finalement qu’est-ce que la vérité?

(Débat)

C’est donc tout le problème du « fait religieux », de la religion : la Vérité n’est plus ce qui est Vrai, au contact de la réalité humaine et du cœur de Dieu, mais le système de pensée, d’interprétations (herméneutique) et de traditions que nos églises perpétuent.
D’où la difficulté d’intégrer l’amour de Dieu dans notre vie…

Ce qui se traduit en jugement et en légalisme, et en hypocrisie (ex: Cephas)

Reprenons le texte de l’Epitre au Galates :

Jésus nous dirait : qu’est-il écrit? Que lisez-vous?
Qu’est-ce que le texte nous donne à entendre? De quoi est-il question?
Débat (les points principaux : la question des contraintes : grâce ou religion / congruence et transparence : le scandale de l’hypocrisie exprimé et raconté publiquement / La liberté de l’Evangile : toute religion ou tradition qui amène à annuler la Grâce et l’Evangile de Jésus )
Parmi les combats, parfois douloureux, que je mène avec l’équipe pastorale, il y a trois choses qui sont non négociables

– Le refus d’interpréter la Bible autrement qu’en la lisant au travers de Jésus

– La défense de la Grâce de Dieu exprimée au travers de la Liberté donnée par l’Evangile de notre frère Jésus

– L’encouragement et relèvements des âmes écrasées sous le poids de la culpabilité et d’une certaine religion, en les défendant publiquement en face des ignorants.

Dans le texte de Galates nous ne voyons pas Paul et les autres apôtres argumenter sur des textes, pourtant il y en a qui justifient une judaïsation, et que nous reprenons d’ailleurs à notre compte en tant qu’adventistes.

Qu’est-ce que cela nous dit du positionnement des apôtres par rapport aux Ecritures ?

Les Écritures doivent-elles être des chaînes ou une clé de liberté ?

Parce que tout le problème se situe-là : qui suis-je par rapport à ma Bible? Interlocuteur ou esclave? Qu’est-elle pour moi? Une prison ou de la dynamite?

Rappelons-nous les paroles de Jésus : « on vous a dit que, mais moi je vous dis » : a quoi nous invite Jésus? Je vais faire un jeu de mot :

A entendre la lettre, puis à devenir l’être, devenir l’individu, l’adulte.

La Grâce de Dieu nous fait devenir homme et femme fait, mature. Elle nous fait comprendre que Jésus est le vrai traducteur des Écritures. Tout ce que je lis qui ne correspond pas à la traduction faite par Jésus doit être dépassé, dépassé!

C’est tout l’enjeu de la loi et de la grâce : esclave de la lettre ou traducteur de la lettre par la Grâce? A chacun d’examiner ses croyances et ses présupposés, pour savoir s’il est un combattant ou un adversaire de la Grâce. »

Amen

Olivier Sommer

Bibliographie : je vous recommande sans hésitation un excellent ouvrage, très agréable à lire

http://www.vie-sante.ch/edification/842-au-dela-de-la-loi-la-grace.html

Jonas et le coeur de Dieu

Jonas et le coeur de Dieu dévoilé…

Dans la douleur et le doute, il y a toujours plusieurs causes. Le vide ressenti et la perte d’un monde, les regrets, la culpabilité, les rancoeurs, la colère, la tristesse.. et aussi, parfois, souvent la pensée de Dieu. Que l’on y croit ou pas, qu’on l’aime ou pas, Dieu est présent dans nos réflexions, dans ces moments pénibles.

Que fait Dieu? Qui est-il? Que peut-il pour moi pour nous?

Dans la Bible il y a un petit livre qui raconte l’aventure d’un prophète bien connu, Jonas. Jonas que l’on connaît, bien souvent, au travers d’un épisode extraordinaire : il a passé 3 jours et 3 nuits dans le ventre d’un poisson et celui-ci l’a rejeté vivant sur la plage.

Jonas qui avait la mission d’aller prophétiser sur une ville extrêmement violente, la Ninive de l’époque, devenue Mossoul aujourd’hui. Jonas qui ne voulait pas y aller. Au début du livre on ne comprend pas pourquoi. Vers la fin il le dira lui-même mais nous y reviendrons.

Jonas doit avertir Ninive que dans 40 jours, cette ville sera « détruite ». Il marche une seule journée en délivrant son message dans cette cité qui est grande comme 3 jours de marche. Et, incroyable, son message fait le tour de la ville, arrive jusqu’au roi, qui tout à coup prend conscience de la réalité, et publie un ordre de repentance publique, et d’en appeler à Dieu, en espérant que le salut l’emporte.

Et Dieu voit cela, et Dieu pardonne.

Jonas, lui, s’est éloigné pour profiter du spectacle de la catastrophe annoncée. 40 jours passent et …rien!!

Alors Jonas se lamente, et il révèle alors pourquoi il ne voulait pas accomplir sa mission.

« Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. Il implora l’Eternel, et il dit: Ah! Eternel, n’est- ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. Maintenant, Eternel, prends- moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.

 L’Eternel répondit: Fais- tu bien de t’irriter ?»

Voilà! Voilà le secret de Jonas : Jonas savait que Dieu ne veut jamais détruire! Jonas savait que Dieu veut pardonner! Jonas savait qu’il n’est pas dans la nature de Dieu de punir! Et Jonas ne voulait surtout pas que ces “païens”, ces “mécréants” soient sauvé par son Dieu à lui!

Jonas est irrité, en colère, et déprimé.

Jonas a chaud sous sa cabane et Dieu fait pousser un arbuste très ombrageux, un Ricin, pour soulager Jonas. Et Jonas est content.

La nuit suivante ce même arbuste est détruit par un ver. Jonas déprime et veut la mort!

Alors Dieu lui parle à nouveau :

“Dieu dit à Jonas: Fais- tu bien de t’irriter à cause du ricin? Il répondit: Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort. Et l’Eternel dit: Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre?

Le livre se termine sur cette question. Question étrange, car on ne voit pas Jonas avoir pitié du ricin, mais plutôt pleurer sur son propre sort!

Alors qu’est-ce que Dieu peut bien vouloir transmettre à notre étrange prophète? Je pense que l’on peut voir, derrière l’apparente incohérence de la comparaison, le parallèle que Dieu révèle à Jonas et qu’il veut nous révéler aujourd’hui.

Je vais le dire autrement :

“Jonas, tu souffre à la mort pour quelque chose qui n’a aucune valeur pour toi, et moi je ne souffrirais pas de voir ces 120000 personnes perdues, qui ne savent plus où elles habitent, ni qui elles sont, ni où se trouvent le bien et le mal, et ces tous ces animaux condamnés? Jonas, n’as-tu pas compris que je souffre aussi à la mort de voir ma création mourir dans la violence et la nuit?”

Beaucoup ont découvert ce secret du coeur de Dieu.

A vous maintenant, peut-être , de découvrir, de re-découvrir et de vivre cette certitude de la bienveillance du Créateur.

Olivier S.

jonas et le ricin

Charlie or not Charlie Hebdo

S’abonner à Charlie Hebdo? Ou non?

Il était pour moi hors de question de m’abonner à Charlie Hebdo, malgré les nombreuses suggestions que j’ai reçues. Je n’ai jamais ouvert ce papier, et je ne l’ouvrirai jamais, tout simplement car pas dans ma sphère de tolérance à la saleté.

J’ai été fier de défiler en tant que « je suis Charlie », mais je ris plus à la bêtise de ces meurtriers qui ont fait vivre un journal moribond, qu’aux caricatures elle-mêmes.

Non que je me sente offensé quand on caricature mon Dieu, et je m’en expliquerai* tout à l’heure, mais je suis blessé en pensant à tous ces gens, peu instruits ou peu matures, mais sincères , qui se sentent meurtris et humiliés par une volonté stupide ou ignorante d’abaisser des symboles.

Les djiadhistes ont tué 20 personnes. Les dessinateurs et les écrivains peuvent blesser des milliards de personnes.

J’admire le courage de ces hommes et femmes qui sont morts pour leurs idées (les gens de Charlie Hebdo). Je regrette seulement que nous utilisions trop souvent ce pourquoi ils sont morts de manière à diviser plutôt qu’à pacifier, défendre la vraie justice et la vraie liberté.

Je pense que le monde a changé le 7 janvier . Mais ce ne sont pas ceux qui sont descendu en nombre dans la rue qui en profiteront. Le boomerang revient à toute allure.

*je ne suis pas blessé par les moqueries, les dessins dégradants les figures spirituelles ou/et religieuses :

Je crois que le vrai blasphème ne peut pas être commis par un incroyant ou un ignorant. Le vrai blasphème c’est de salir le Dieu que l’on connaît. Celui dont j’ai accepté l’Amour et la vie, par expérience personnelle.

Et le principal des blasphèmes c’est de salir et humilier, la personne en face de moi, créée à l’origine à Son image. C’est de me comporter comme un meurtrier alors que je crois à la Vie donnée par un Créateur. Je ne peux blasphémer que si je suis croyant.
Jésus est en train de se faire crucifier : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (il parlait des soldats, pas des responsables religieux qui avaient décidé sa mort!)

J’aimerai utiliser ma liberté de parole pour le Bon, le Beau, le Bien.

OlivierS, 17 janvier 2015