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Meeting de François Bayrou à Limoges

Il était plus que tentant d’aller à la rencontre de l’homme pour qui je vais voter. Limoges est à deux heures de la Roque Basse, une sortie ne nous ferait pas de mal, et l’honnêteté intellectuelle me commandait d’aller vérifier in situ si l’équilibre du personnage se vérifiait en « live ».

Bien évidemment, la décision de voter Bayrou s’étendant chez mes proches, mes voisins et mes amis, on me demandait un compte rendu. Je leur ferai un rapport oral mais le web sera le vecteur initial de mes réactions et de mes photos.

attente_cameraOn règle la caméra en attendant françois

estradeEstrade

La réunion devait débuter à 16h30 et nous arrivâmes, ma compagne et moi à 17h00. Sereins car je me doutais qu’un homme politique en campagne, en Saône et Loire la veille, à la Courneuve dans « la cité des 4000 le matin même, ne devait pas forcément avoir le don d’ubiquité… !

spectatriceSpectatrice impatiente

L’homme arrive à 17h50, dans une salle bondée, surchauffée par un manque d’aération structurel, et chauffée à blanc par l’impatience de l’entendre galvaniser ses troupes.

On trouve de tous les âges je vois des jeunes de 15 ans et des personnes du 4ème âge. Handicapés physiques et mentaux sont aussi représentés, ainsi que différentes origines professionnelles et ethniques.
Bayrou_1Dubitatif, Devant la prose du premier interlocuteur

François Bayrou prend la parole après un court discours de bienvenue du personnage UDF local.

Bayrou_2Bayrou attentif

Bayrou_3Discours

Le héros du jour est calme. Il émane de lui une autorité naturelle très forte. Il est proche des gens et du groupe que nous formons. Sa voix est claire, il parle posément mais de manière vivante et expressive. Il parle sans note, son discours est basé sur les expériences récentes et passées.

Bayrou_4Amusé

Il énonce son programme simplement clairement. Son discours est plein de sympathie pour les faibles et ceux qui désespèrent. Pour autant il ne parle pas la langue de bois. On sent l’homme de terrain, je vais même jusqu’à me faire la réflexion : « comment se fait-il qu’un homme aussi proche du peuple, aussi simple dans son contact, est à quelques encablures de diriger la 5ème puissance de notre planète ?

Bayrou_5Bayrou

Une heure à peine est passée et après une marseilleise bâclée François est hapé par son équipe de campagne : Les bureaux de France 3 Limousin sont à deux pas et il reste 2 minutes avant le direct. .

Bayrou_7Départ

Il « perd » pourtant quelques précieuse secondes pour saluer les militants qui l’encouragent.
Bayrou_8Sympathie

J’avoue avoir été ému par la sincérité de François Bayrou, par son humanité et ses convictions.

Bayrou_9Salutations

Je ne suis pas le seul. Jacqueline est convaincue : nous serons ensemble dans 6 jours pour voter Bayrou.

Olivier S.

J’ai peur de Sarkozy

Salut à tous,
Je ne vais pas parler la langue de bois. Être presque arrivé c’est ne pas être arrivé du tout. Mais multiplier par trois son score du premier tour par rapport à 2002, alors que les électeurs ont été 20% de plus à voter, et que dans le même temps l’extrème droit recule de plus de 50%, François Bayrou, le modéré à fait fort. Ne bénéficiant pas de la même machine de guerre que les deux poids lourds du PS et de l’UMP, se défiant du 4ème pouvoir qui le lui rend bien, François Bayrou a su rassembler des Français éveillés. Je ne sais pas pour qui voter au 2ème tour. Les socialistes ont vidé la France de sa substance, et l’UMP n’a pas su redresser la barre. Ségo fait la potiche et Sarko le bourrin. Ségo est en mal de rassembler, pour le scrutin final, plus de 45% des voix et je suis, je crois, très généreux. Quand à Sarko, lui donner les pleins pouvoirs (pensant aux législatives) serait fatal pour l’esprit du pays des droits de l’homme. Je serais assez tenté par un gouvernement de centre droit… avec une présidente socialiste… pourquoi pas ?
A vos plumes pour partager vos réflexions.

Olivier S

La Grappe de Cyrano 2007

Quand St Martin des Combes n’est pas connue que pour son maire ayant parrainé le fils d’Hitler…

Cela fait 2 ou 3 ans que cette manifestation motarde, adulte maintenant (elle fête cette année sa 20ème édition), passe sur notre commune, et y organise l’une des spéciales (parcours chronométré), en l’occurence la première cette année.

En quoi cela consiste-t-elle ?

Il s’agit d’un parcours d’enduro au travers des périgords pourpre, blanc et noir.

Il se déroule chaque année au début du printemps, et est désormais internationalement reconnue dans le monde de l’enduro et du motocross. Organisée par un motoclub local très actif, cette course se fait en farmonie avec des associations de protection de l’environnement, et provoque des retombées économiques de l’ordre d’un million d’euros pour les zones concernées, génère un emploi à plein temps toute l’année, et l’adhésion de 600 à 800 bénévoles !

Autant dire que cela vaut le détour.

Cette année, la Grappe se déroule du 6 au 8 avril. Et votre journaleux du samedi était donc présent à 500 m de chez lui pour prendre la température et quelques photos de la première spéciale.

Levés de bonne heure, Yann et moi avons enfourché ma Bandit et rejoint la zone concernée. .
belge_1 petite partie facile du parcours de la spéciale

4.5 km de terre à fraise, argilo calcaire et moyennement piégeuse : il ne pleut pas cette année…

. Je vous laisse regarder quelques (grands ou pas) noms du monde motard s’envoyer en l’air à côté de la Roque Basse…

fretigne_1champion d’europe motocross, 5 fois champion de france Enduro…

Peterhansel_1Peterhansel, Qui ne connait pas son nom : 9 victoires au Dakar..

Peterhansel_2Peter..en selle : Encore lui

Snucques_1S. Nucques, Vainqueur mototour 2004 et 2005

Snucques_2Nucques à l’atterissage

BourgeoisBourgeois, bien réveillé, en écrase

CurvalleJ. Curvalle,3e de la Grappe 2006

Klutz_1T. Klutz, Champion de France 2005..

fille1Mélissa : sa première grappe à 15 ans

fille2Interview de Mélissa par France Bleue Périgord

belge_1On vient de Belgique pour la grappe

anonyme2Sacré dévers !

anonyme1A. Devisy, Joli saut !

fraise_du_perigordLa fraise du Périgord,Le sponsor (organisation d’appellation contrôlée) de cette spéciale fait goûter l’un de ses produits à chaque concurrent. Il s’agit en l’occurence de la Garriguette. Si vous ne savez pas ce qu’est une vraie fraise, alors deux variétés : Gariguette et Mara des bois..

J’ai encore quelques belles photos en réserve…

si vous en souhaitez….

A bientôt

Olivier

Soutien de François Bayrou aux élections présidentielles

Voilà, je m’engage !

Jamais une élection présidentielle ne m’avait parue aussi importante.

En effet, notre nation fait partie d’un monde en crise. Crise d’identités, crise des valeurs, crise économique, crise sociale, crises religieuses et spirituelles… jamais, depuis les années 50, notre pays n’aura vu la personnalité de son futur chef être si importante pour redonner confiance en soi, en l’autre, confiance dans la capacité de notre peuple à retravailler ensemble pour le bien de tous et de chacun.

Foin des positions extrêmes, je me suis appliqué à rechercher des éléments me permettant d’apprécier les personnes en question. Avant cela, je suis passé, par le jeu de l’écoute des discours, de l’adhésion à Ségolène, puis à l’adhésion à Nicolas.

Et puis, voilà que je me suis dit que notre république serait éthique où ne serait plus. Qui donc, au-delà du parler vrai, pouvait incarner le plus les valeurs éthiques capables de rassembler, décider et coordonner un vivier gigantesque de forces de vie ? Qui était capable de me faire lever pour être (humblement et sans prétention) à ses côtés ?

J’ai donc lu, écouté et examiné. J’ai réfléchi, comparé, pris du temps pour ressentir.

Cela fait maintenant 3 mois que cela dure.

Et je suis en mesure de vous dire, à vous, mes amis, connaissances, amis de mes amis ou contacts sur mon carnet d’adresses, que je soutiens désormais François Bayrou.

Je ne présume pas de la capacité des médias à focaliser l’attention sur deux personnages que l’on veut principaux. J’entends autour de moi l’un ou l’autre, que j’estime, me dire qu’il va voter pour l’un de ces deux fameux personnages, et m’avouer qu’il/elle n’a pas jugé utile d’examiner la question Bayrou car « sans aucune chance d’arriver au second tour » ! Je m’élève très vivement contre cette attitude !

Ce n’est pas parce que lui-même se définit comme le « troisième homme », qu’il faut considérer que François Bayrou restera troisième, et qu’il n’a aucune chance d’arriver au second tour ! C’est du défaitisme !

Prenons notre destin en main nous les silencieux du débat politique par culture. Nous sommes capables de renverser la tendance. Soyons honnêtes, examinons les personnes du mieux que nous pouvons, et votons en notre âme et conscience.

Foin des extrèmismes, des discours démagogues, et du soutien passif aux manipulations dangeureuses.

Je vous encourage à dépasser nos tendances au repli sur soi, au nationalisme, à la culture de la violence et du « kärcher » en réponse à la violence, nos tendances à l’assistanat institué, à l’acceptation du gouffre social.

Recréons une « économie sociale et humaine », sans mièvreries et faux-semblants, sans vouloir faire des personnes déséquilibrées des délinquants à tout prix.

En ce qui me concerne, je crois cela possible, dans la durée, avec le temps, si un président éthique est élu. C’est pourquoi j’ai décidé de voter François Bayrou.

A bientôt de vous lire ! Le débat est ouvert.

amitiés,

Olivier

Fête de la musique 2006 à Périgueux

(24/06/2006)

Pas de texte pour cet article, mais de belles images pour exprimer le bonheur de moments rares.

IMG_2650web21 heures, il fait bon, les filles sont jolies et la musique arrive…

IMG_2653web21 heures, le jour le plus long, ça fait sourire

IMG_2656web21 heures, drôle de chapeau pour cette beauté

IMG_2658webregarde le photographe, là-bas !

IMG_2667webDe loin mes préférés…

IMG_2675webchanteurs de rock

IMG_2680webde blues…

IMG_2682web-2de la soirée…

IMG_2691webdu renfort itinérant

IMG_2696webarrive et déchaine l’assistance

IMG_2708webun peu de cranberrys, ou qq chose d’approchant

IMG_2718webfascine…

IMG_2720webla vieille ville de périgueux

IMG_2722webrecèle bien des lumières

IMG_2729webdu violon joué moderne

IMG_2738webau milieu de l’ancien

A une autre année pour une autre belle fête

La Sologne en Dordogne : des moutons à la Roque Basse

Pour ceux qui en doutaient, c’est fait !

Mouton_RB_2Des moutons à la Roque Basse

Rappelez-vous, vous mes amis, ces fameux projets de moutons. « Des lubies » pensiez-vous. »ça lui passera » sentenciez-vous…

Ben oui, c’est arrivé. Je les ai mes moutons. Et ils sont beaux !

Mais je n’aime pas l’info brute. Elle n’a finalement aucun intérêt en elle-même. Elle ne peut être digne d’écoute et d’attention qu’au sein de l’Histoire, ou au moins d’une histoire.

Alors je vous raconter une histoire, ou plutôt, je vais vous dessiner un mouton – des moutons…

Au 18e et 19e siècle, St Martin des Combes faisait partie du grand vignoble du Périgord Poupre, et plus précisément du grand Bergeracois. Je ne sais encore quel genre de vin on y produisait, mais ce qui est sûr c’est que l’on envoyait la plus grande partie de la production vers la région Bordelaise et son port, et de là vers… A l’époque, la forêt reculait devant les vignes.

Parallèlement, et plus anciennement, il y avait aussi des troupeaux d’ovins. En témoignent deci-delà quelques vieilles « cabanes » de bergers, en fait des huttes de pierres sêches, bâties sur le sommet de petites collines dominant des pentes arides et caillouteuses, parsemées de nombreux fossiles. Les bergers les bâtissaient pendant que les troupeaux paissaient.

Enfant, je parcourais joyeusement ces collines en rêvant à ces troupeaux fantômes… et à leurs hypothétiques bergères.

Cela fait 30 ans. A l’époque, de petits agriculteurs cultivaient leurs terres, et faisaient paître des élevages de bovins. Malgré la baisse des revenus agricoles, les exploitations se maintenaient grâce aux doubles emplois des fermiers. Maçons ou ouvriers du bâtiment l’hiver, pour ramener quelque argent frais dans le ménage. Pour reprendre le collier de la culture et des moissons au retour de beaux jours.

En 1982, quand je passai une année à la Roque Basse, pour m’essayer à l’agriculture, je repoussai la végétation anarchique et envahissante grâce au gyrobroyeur. Appareil attelé derrière un tracteur qui broie les végétaux grâce à une grosse lame tournante, un peu comme une tondeuse géante.

J’avais donc relativement bien nettoyé l’ensemble des 12 hectares qui m’étaient confiés.

Mais, pendant 22 ans d’absence des propriétaires légitimes, et aucun entretien régulier, en même temps que la désaffection des chemins vicinaux et l’abandon des terres environnantes faute de cultivateurs, notre paradis fut envahi par des taillis anarchiques et épouvantablement épineux. (Epineux que nous appelons ici « prunus maxima emmerdatus »).

Quelques tentatives de nettoyage par le gyrobroyeur, quelques pneus crevés en plein champ, les casses mécaniques de notre bon vieux tracteur fêtant ses 41 ans cette année, et enfin l’énorme quantité de temps et d’hydrocarbures nécessaires m’ont amené à l’idée que des moutons seraient un style de débroussaillleuse intéressant.

Quand Eric et andré sont venus vivre leur retraite ici dans leur propriété, je leur avais soumis l’idée, mais des animaux, cela signifie contrainte et un certain dévouement en ce qui concerne les soins réguliers. Donc…un voeu pieux, mais qui faisait son chemin dans ma tête.

C’est donc tout naturellement que j’évoquais le désir d’avoir des moutons auprès des amis avec lesquels je partageais mes projets de changement de vie en 2004. Certains se sont moqués de moi gentiment et se sont amusés de l’idée très tendrement bien sûr… Vous souvenez-vous ?

Il fallait seulement que je trouve la race qui convienne aux exigences du terrain et de la situation.

Ce fut chose faite fin 2005.

Mme_Pin_Yann_agneauBerger en herbe: 4 jours, au biberon car la fratrie est trop nombreuse…

Le Solognot, c’est son nom, vient donc de Sologne. Il est adapté aux terrains très pauvres. Le bord de la Loire étant sablonneux il ne garde quasiment pas d’éléments nutritifs dont les plantes nourrissantes ont besoin. Beaucoup de sous-bois ligneux, et de grands espaces qui obligent les bêtes à parcourir de grandes distances pour se nourrir. Le Solognot est parfaitement adapté à cet état de chose. Ces moutons ont la faculté peu commune de manger en marchant. Ils sont d’une résistance exceptionnelle, aussi bien physique que physiologique.

J’avais besoin de ce genre de bêtes, véritables débroussailleuses vivantes, capable de valoriser les friches, et exigeant très peu de soin. Vous imaginez aisément pourquoi !

Trois brebis et un agneau mâle pour commencer. Un voyage en Sologne, une rencontre inoubliable avec un couple d’éleveurs extraordinaires, Alain et Nicole PIN, dont l’histoire m’a particulièrement touchée.

Mr_PinLe berger et le biberonné

troupeauTroupeau de Solognots, Une race sauvée de l’oubli

Tete_agneauJuste sevré : Un futur géniteur

attrape_moi_si_tu_peuxAttrape-moi !…si tu peux..,C’est la course, heureusement il y a les chiens.

Voilà plus d’un mois qu’il sont là, et c’est un régal de les voir se régaler d’un rien.

mouton_RBTondeuses, La mise de fond est conséquente, mais au prix de l’essence, c’est économe à la longue.

Mais ici tout pousse tellement bien et vite, qu’ils ont beau manger et manger encore, c’est comme si ils n’étaient pas là. Tant pis. On attendra qu’ils se reproduisent.

Pour les amateurs, la viande est excellente, et l’année prochaine, à Jérusalem….un petit méchoui de derrière les fagots… pour les intéressés, s’inscrire à l’avance.

A bientôt,

Olivier S.

L’espoir d’une autre Marseillaise

Avec Graeme, changeons notre Hymne National !

Graeme_AllwrightPhoto prise par un certain « Alnath » (01.04) reproduite avec autorisation.

Ne vous êtes vous jamais offusqué en chantant ou en écoutant notre chair Marseillaise, ou plutôt sanglante ? Remarquez, en voyant ce qui se passe dans la rue, avec nos casseurs nationaux, que notre Hymne National n’est pas de ces musiques qui adoucissent les moeurs comme on dit ! Depuis des années, je ruminais ces pensées, sans rien faire que de ne pas la chanter. Mais ce cher Graeme Allwright, en collaboration avec une amie, propose de changer les paroles de la Marseillaise. Allez vous-même voir sur ce site http://www.mga.asso.fr et signez leur pétition ! Je l’ai déjà fait.

Bien à vous

Olivier

Visitez-donc le site sur lequel j’ai pêché mon illustration http://www.planete-powershot.net/
Il y a de superbes vues !

Survol de Brokeback Mountain

Un été, une montagne, deux hommes, une passion violente, l’homosexualité, une vie, des couples, des enfants, la mort, plein de questions non résolues…

A l’entrée du cinéma de Bergerac : la police. A la sortie : la police. Pourquoi ? Prévenir les dégradations et l’agressivité d’éventuels « casseurs de PD » ? Ou ronde normale ?

Le lendemain de notre soirée, le multiplex met en place une séance spéciale à prix réduit suivi d’un débat.

Mais ce soir il n’y a pas beaucoup de monde, malgré la prolongation exceptionnnelle du « Printemps du Cinéma » à Bergerac.

Le film est extrèmement bien réalisé : de très bons acteurs, de très beaux paysages, une histoire totalement vraisemblable, des sentiments biens rendus, des scènes franches et parfois brutes, mais filmées avec une grande pudeur. Je trouve.

De ci, de là, je lis et j’entends par différents médias, la promotion et l’encensement de ce film comme étant une leçon de morale magistrale envers les homophobes, les religieux rétrogrades et les bourgeois trop bien-pensants et hypocrites. J’en passe et des plus vertes.

J’ai dû prendre sur moi pour aller voir, ce film. J’ai beau être sensible aux belles histoire d’amour, et être parfois amateur de belles scènes érotiques, je ne peux m’empêcher d’éprouver un profond dégout à la vision de deux hommes qui se touchent sexuellement (ne serait-ce qu’un baiser profond !) !

Les forums débattant du film, que j’ai parcouru sont une suite lassante d’attaques mutuelles en règle, entre ceux qui sont « pour » et ceux qui sont « contre ». Même ceux qui essaient d’être tempérés sont l’objet de réactions passionnées.

Mais de quoi discute le film ? Tout d’abord il raconte une histoire. Il présente des faits, des sentiments, des causes, des conséquences, des ébauches de d’explications psycho-culturo-éducative aux comportements de certains des protagonistes.

Après il y a ce que l’on voit, ce que l’on remarque en fonction de sa sensibilité, de ce que l’on cherche, et ce que l’on interprète. Par définition, tout cela est totalement personnel et non transférable. Même le réalisateur donnera une interprétation de sa création qui sera sujet à relativité.

Je n’ai pas vu dans « Brokeback Mountain » une promotion de l’acceptation simple et brute de l’homosexualité. De la même manière que les nombreux films présentant des histoires adultères, ou tout autre problème de société, ne font bien évidemment pas la promotion de ce qui serait une gigantesque « partouze » mondiale ou tout autre dérèglement de la société. Même si c’est parfois le cas.

Je pense qu’il est raisonnable d’admettre que l’art, la culture et la religion parlent de l’âme de l’humain, de l’âme de l’humanité, avec plus ou moins de parti pris, avec plus ou moins de propagande bien sûr, mais qu’il est important pour chacun et tous, de prendre du recul pour observer mieux, et pouvoir analyser, en tirer des enseignements, une meilleure connaissance de soi, des autres, de la société.

A ce titre, et à ce titre seulement, j’ai beaucoup appris avec ce film. Pas tant sur les faits, l’attachement réel qui peut unir deux hommes, ou la difficulté de vivre une telle relation dans la société américaine dans certains milieux et certains états à certaine époque.

Mais j’ai vu la difficulté d’être de ces hommes. Pas tant à cause de la société, du rejet, que leur propre mal-être profond. Dans d’autre temps on nommerait cela la culpabilité. Scandaleuse idée me direz-vous. Peut-être. Mais il me semble que cela est.

Chacun d’eux aspire à une vie normale. Comme chacun d’entre nous.

Un désir violent a changé leur vie. A bouleversé leur avenir. La volonté de l’un d’eux au moins était que cela s’arrête là. Mais le désir a été le plus fort.

De l’aveu même de celui-ci, c’est le désir qui le guide vis à vis de l’autre. Je n’appelle pas cela de l’amour. Ne vous en déplaise. L’attachement qui découle de cet amitié-désir est quelque chose qui me semble finalement naturel. Il y a des lois qui oeuvrent apparemment par-delà l’attirance normale hétérosexuelle. Ce n’est toujours pas de l’amour me semble-t-il ?

Les véritables amours que j’y ai vu, sont :

Tout d’abord celui d’Enis pour lui-même : dans son cauchemar, il veut, au-delà des drames et des démons, rester sobre, fidèle à ses responsabilités, dans son incohérence même, il reste, il apprend, il vieillit bien. Au-delà des problèmes de communication et de ses blessures d’enfance, il devient lui-même. Il ne veut pas être un consommateur de l’autre.

Ensuite l’amour de sa femme, Alma : jusque dans le divorce, elle ne le salit pas, ne l’humilie pas, ne le déshumanise pas. Alma est courageuse et loyale. Sa souffrance est-elle moins légitime que celle de jack et d’Ennis ?

L’amour d’Alma Junior, la fille ainée, qui souffre elle aussi en silence. Mais qui garde le lien avec son père, avec pudeur, respect.

Dans ce film, il y a non pas une mais des histoires d’amour.

Les questions que me posent ce film sont de cet ordre :

Dans quels méandres sommes-nous plus moralement juste ? Dans quelles souffrances somme-nous plus légitimes ? Dans quels drames sommes-nous plus purs ? Si nous gardons notre responsabilité d’action, elle reste tout de même relativement et largement influencée par nos passés personnels et collectifs ; nos histoires personnelles et collectives. Nos gènes et notre éducation.

Je garde l’opinion que l’homosexualité est une sexualité déviante par rapport à ce qui est un élément essentiel de la marche de la Vie.

Je garde pour autant tout mon respect à ceux qui vivent cette différence douloureuse. Et les rapports que j’entretiens avec tel ou telle ne sont pas différents qu’avec des hétérosexuels fidèles ou adultères.

Je continue à être en désaccord profond vis-à-vis de la banalisation de cette différence, je dirais plutôt par rapport à ceux qui en font l’apologie ou en revendiquent un droit de cité, activement ou dans une passivité coupable. Ce n’est pas ainsi que l’humanité gagnera en liberté, et en noblesse !

Mais bon, qui regardera courageusement l’Histoire des grandes Civilisations et acceptera l’évidente situation de la nôtre ?

Je suis parfois taxé d’intolérance avec ce genre de parole. J’assume simplement mon refus de la pensée unique et de la mode obligatoire !

Merci aux auteurs et acteurs de ce film de raconter cette histoire, si gravement humaine, si proche de la réalité de chacun, quelque soit son état ou sa préférence sexuelle.

Olivier S.

Déterminisme, évolutionnisme, fascisme, nazisme, aster’ism…

Halte au « minority report » franco-sarkozien !

Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l’INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.
Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d’héritabilité (génétique) du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?…(lire la suite et signer la pétition)

L’antimythe, horrifié par l’étendue de la gangrène du mythe du risque zéro jusqu’au plus haut niveau de l’état, en passant par certaines philosophies douteuses motivant des rapports soit-disant « scientifiques », se réjouit de l’initiative auquel le lien ci-dessus mène.

Je compte sur vous tous pour la signer nombreux et la relayer au plus grand nombre.

Défendons l’être humain, unique et imprévisible. Défendons nos enfants et l’avenir de l’humanité !

Olivier S

CPE : quelques commentaires personnels

Arrêtons de cultiver le mythe du risque zéro !

Mes chers cons-citoyens !

Combien d’entre ceux qui combattent avec acharnement ce nouveau dispositif légal pour l’emploi des jeunes connaissent réellement la précarité ? Combien d’entre eux ont connu réellement l’angoisse du lendemain.

Ceux qui manifestent sont vraisemblablement divisables en 4 catégories :

Les sincères nantis mais qui ne connaissent, pour la plupart, pas le texte proposé
Les violents qui veulent casser du CRS
Les oisifs qui n’ont que cela à faire
Et, enfin, probablement les plus nombreux et certainement les plus dangereux : les récupérateurs

Houellebecq est un phénomène de société en faisant de la « porno-déprimologie ». Un auteur n’a de succès que quand il est le reflet des aspirations, des angoisses, et de l’imaginaire collectif.

J’avais toujours l’habitude de déclarer : « mon coeur penche à gauche et ma raison à droite » ! Et je constate que c’est faux : Mon coeur penche vers l’amour, et ma raison vers la vérité et la justice.

Il est rare que des hommes aient le courage de leurs réformes. Je ne connais pas Villepin. Son visage est sympathique, mais c’est tout pour moi. Sauf que face à la tempête, il tient bon. Et j’espère qu’il continuera à tenir bon.

Je constate, comme beaucoup d’entre vous que notre monde change plus vite que je ne puis m’y adapter, et je suis souvent dans l’expectative, voire dans une certaine anxiété face à cet inconnu qui l’est de plus en plus. Je crois plus que jamais que la France a besoin de dirigeants courageux, réalistes, justes, honnêtes, et… persévérants !

Les opposants au CPE ont beau jeu de déclarer : « Villepin est entêté, il est responsable du blocage actuel, responsable des dégâts occasionnés par les casseurs, responsable du manque d »efficacité, etc….

Vous en avez tous entendu, et des plus vertes.

Je me rappelle d’un ministre ayant qualifié l’Education Nationale de « Mamouth » : il était de gauche, il avait raison, et on l’a viré. Sarkozy a fait pire, de manière limite, et on l’a gardé !

Luc Ferry mettait en place de belles réformes, argumentées, raisonnables, face au Mamouth, il était de droite, critiqué : on l’a viré.

Villepin ne nage pas à contre-courant de la situation actuelle. D’ailleurs, ce n’est pas à lui de décider dans quelle situation le monde s’est mis, mais en tant que « gouvernant », il doit « gouverner », c’est à dire littéralement, tenir le gouvernail, « barrer » le navire dans la tempête. C’est à lui, avec son conseil, de décider quels sacrifices on doit faire, quelles provisions on doit jeter par dessus bord pour tenir la mer, quelles voiles on doit maintenir, lesquelles on doit redescendre, pour ne pas chavirer.

Ce sont des images que peu d’entre nous peuvent comprendre car ce genre de marine n’existe plus guère, et nous ne sommes pas un peuple marin. Mais je suis sûr que d’autre images peuvent se trouver.

Villepin gouverne, nous l’avons élu au travers de son parti pour cela, laissons le faire. Ce qui se passe actuellement fait le jeu de personnages beaucoup plus dangereux et certainement plus malhonnêtes que lui.

Ceux qui ne sont pas leurs adeptes, et déstabilisent de manière imbécile le pouvoir et l’autorité de l’état actuellement feraient bien de s’en souvenir.

Nous vivons une époque dangereuse : L’absence de noblesse d’âme et de vraies valeurs est la véritable raison du déclin d’un pays. L’absence de véritables visionnaires à la tête de notre pays est la cause du délitement de la société.

La peur de mourir est ce qui nous dirige. La peur de l’audimat et des sondages, c’est la peur de mourir.

Quand la presse politique fera-t-elle son véritable travail d’information : Observer les hommes qui montent, observer leurs choix de vie, leur capacité de rebondir honnêtement ou non face à l’adversité, leur capacité de compassion, à rester proches de ceux qui leur font confiance, la priorité ou non à garder leur intégrité, leur libre arbitre, leur probité.

Je me fous de savoir qu’untel a une maitresse, ou se débat dans une vie sentimentale douloureuse. Mais je suis curieux de savoir quels sont ses modes de revenus. Je me fous de savoir dans quelle marque de vêtement cette ministre aime, mais je veux savoir quels pots-de-vin elle a accepté pour en arriver là.

Je veux que les dirigeants n’aient pas de soucis financiers, mais je veux que ce soit honnêtement et de manière raisonnable.

Je me fous de savoir quel est l’indice de popularité d’untel, mais je veux savoir quel est sa vision du monde, quels mythes le dirigent, quels regards il pose envers l’insolence de magnats du pouvoir et de l’argent, d’où qu’ils soient.

Je me fous de savoir de combien de conseils d’administration unetelle fait partie. Mais je brûle de connaître sa conception du pouvoir.

Trop de monde aujourd’hui se réclame de De Gaulle. Mais qui lui arrive à la cheville ?

Le CPE n’est pas une mauvaise chose.C’est une tentative d’adaptation à une réalité existante. Je peux critiquer certaines dispositions du texte. Je crois en effet que limiter cette disposition aux entreprises de plus de 20 salariés est une condition inquiétante. Mais quoi qu’il en soit, je considère cette loi comme un progrès.

Je suis comme vous, j’aimerais avoir une sécurité totale du travail et de mes revenus. Mais je vois à quoi cela mène : la destructuration, l’absence de vrais rêves, la fin de l’imagination, et le sentiment de toute puissance. Ce qui me ramène aux catégories d’opposants au CPE dont je parlais plus haut.

Je suis outré que le droit de grève soit en fait utilisé de plus en plus abusivement. Cela enlève à la grève toute légitimité, et finalement, à mes yeux, toute considération.

Que nos droits actuels aient été gagnés par la confrontation souvent violente, je ne le nie pas. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’une part, de considérer d’autres expériences nationales ou locales, arrivées à aussi bien voire mieux, presque uniquement par le dialogue, d’autre part de constater la fragilité de nos acquis, souvent mal acquis.

Contre quoi devons nous nous battre ? Finalement contre la soif de pouvoir, de prééminence, de consommation et de possession qui nous habite TOUS, d’une manière ou d’une autre !

Si je dois limiter l’autre dans ses prétentions à mon égard, je dois admettre que le plus grand danger de l’humanité, c’est chacun de nous.

Considérons un instant l’Histoire : Les opprimés sont presque toujours devenus les oppresseurs. Les torturés sont presque toujours devenus les bourreaux. Les esclaves sont presque toujours devenus esclavagistes.

Les syndicats traitent-ils mieux leurs employés que le patronat ? NON

Les ouvriers auraient-ils moins soifs de pouvoir que les patrons ? NON

Les étudiants feraient-ils mieux que leurs professeurs ? NON

Si c’était vrai, la France serait l’exemple du monde.

Quand c’est vrai, le monde est meilleur, pour un instant.

Chers opposant aux CPE : arrêtez de penser que vous feriez mieux que Villepin : vous êtes arrogants. Continuez d’oeuvrer pour un monde meilleur : travaillez, cherchez, inventez, dirigez, défendez, dialoguez, ….et acceptez que cela prenne du temps.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas critiquer, loin de là. Mais un minimum d’intelligence, de perspicacité et de vision, serait le bienvenu. Ceci n’apparait pas, absolument pas dans tout ce que l’on entend ! Et cela me met en colère.

Dans les causes de l’avachissement de la France, regardons ailleurs, dans le choix de nos dirigeant regardons ailleurs. Tenons nous debout.

Arrêtons de cultiver le mythe du risque zéro !

Enfin, soyez assurés que si Villepin tient bon dans cette tempête, nous tenons là un excellent futur président. Je nous le souhaite…

Olivier S.

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