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CPE : quelques commentaires personnels

Arrêtons de cultiver le mythe du risque zéro !

Mes chers cons-citoyens !

Combien d’entre ceux qui combattent avec acharnement ce nouveau dispositif légal pour l’emploi des jeunes connaissent réellement la précarité ? Combien d’entre eux ont connu réellement l’angoisse du lendemain.

Ceux qui manifestent sont vraisemblablement divisables en 4 catégories :

Les sincères nantis mais qui ne connaissent, pour la plupart, pas le texte proposé
Les violents qui veulent casser du CRS
Les oisifs qui n’ont que cela à faire
Et, enfin, probablement les plus nombreux et certainement les plus dangereux : les récupérateurs

Houellebecq est un phénomène de société en faisant de la « porno-déprimologie ». Un auteur n’a de succès que quand il est le reflet des aspirations, des angoisses, et de l’imaginaire collectif.

J’avais toujours l’habitude de déclarer : « mon coeur penche à gauche et ma raison à droite » ! Et je constate que c’est faux : Mon coeur penche vers l’amour, et ma raison vers la vérité et la justice.

Il est rare que des hommes aient le courage de leurs réformes. Je ne connais pas Villepin. Son visage est sympathique, mais c’est tout pour moi. Sauf que face à la tempête, il tient bon. Et j’espère qu’il continuera à tenir bon.

Je constate, comme beaucoup d’entre vous que notre monde change plus vite que je ne puis m’y adapter, et je suis souvent dans l’expectative, voire dans une certaine anxiété face à cet inconnu qui l’est de plus en plus. Je crois plus que jamais que la France a besoin de dirigeants courageux, réalistes, justes, honnêtes, et… persévérants !

Les opposants au CPE ont beau jeu de déclarer : « Villepin est entêté, il est responsable du blocage actuel, responsable des dégâts occasionnés par les casseurs, responsable du manque d »efficacité, etc….

Vous en avez tous entendu, et des plus vertes.

Je me rappelle d’un ministre ayant qualifié l’Education Nationale de « Mamouth » : il était de gauche, il avait raison, et on l’a viré. Sarkozy a fait pire, de manière limite, et on l’a gardé !

Luc Ferry mettait en place de belles réformes, argumentées, raisonnables, face au Mamouth, il était de droite, critiqué : on l’a viré.

Villepin ne nage pas à contre-courant de la situation actuelle. D’ailleurs, ce n’est pas à lui de décider dans quelle situation le monde s’est mis, mais en tant que « gouvernant », il doit « gouverner », c’est à dire littéralement, tenir le gouvernail, « barrer » le navire dans la tempête. C’est à lui, avec son conseil, de décider quels sacrifices on doit faire, quelles provisions on doit jeter par dessus bord pour tenir la mer, quelles voiles on doit maintenir, lesquelles on doit redescendre, pour ne pas chavirer.

Ce sont des images que peu d’entre nous peuvent comprendre car ce genre de marine n’existe plus guère, et nous ne sommes pas un peuple marin. Mais je suis sûr que d’autre images peuvent se trouver.

Villepin gouverne, nous l’avons élu au travers de son parti pour cela, laissons le faire. Ce qui se passe actuellement fait le jeu de personnages beaucoup plus dangereux et certainement plus malhonnêtes que lui.

Ceux qui ne sont pas leurs adeptes, et déstabilisent de manière imbécile le pouvoir et l’autorité de l’état actuellement feraient bien de s’en souvenir.

Nous vivons une époque dangereuse : L’absence de noblesse d’âme et de vraies valeurs est la véritable raison du déclin d’un pays. L’absence de véritables visionnaires à la tête de notre pays est la cause du délitement de la société.

La peur de mourir est ce qui nous dirige. La peur de l’audimat et des sondages, c’est la peur de mourir.

Quand la presse politique fera-t-elle son véritable travail d’information : Observer les hommes qui montent, observer leurs choix de vie, leur capacité de rebondir honnêtement ou non face à l’adversité, leur capacité de compassion, à rester proches de ceux qui leur font confiance, la priorité ou non à garder leur intégrité, leur libre arbitre, leur probité.

Je me fous de savoir qu’untel a une maitresse, ou se débat dans une vie sentimentale douloureuse. Mais je suis curieux de savoir quels sont ses modes de revenus. Je me fous de savoir dans quelle marque de vêtement cette ministre aime, mais je veux savoir quels pots-de-vin elle a accepté pour en arriver là.

Je veux que les dirigeants n’aient pas de soucis financiers, mais je veux que ce soit honnêtement et de manière raisonnable.

Je me fous de savoir quel est l’indice de popularité d’untel, mais je veux savoir quel est sa vision du monde, quels mythes le dirigent, quels regards il pose envers l’insolence de magnats du pouvoir et de l’argent, d’où qu’ils soient.

Je me fous de savoir de combien de conseils d’administration unetelle fait partie. Mais je brûle de connaître sa conception du pouvoir.

Trop de monde aujourd’hui se réclame de De Gaulle. Mais qui lui arrive à la cheville ?

Le CPE n’est pas une mauvaise chose.C’est une tentative d’adaptation à une réalité existante. Je peux critiquer certaines dispositions du texte. Je crois en effet que limiter cette disposition aux entreprises de plus de 20 salariés est une condition inquiétante. Mais quoi qu’il en soit, je considère cette loi comme un progrès.

Je suis comme vous, j’aimerais avoir une sécurité totale du travail et de mes revenus. Mais je vois à quoi cela mène : la destructuration, l’absence de vrais rêves, la fin de l’imagination, et le sentiment de toute puissance. Ce qui me ramène aux catégories d’opposants au CPE dont je parlais plus haut.

Je suis outré que le droit de grève soit en fait utilisé de plus en plus abusivement. Cela enlève à la grève toute légitimité, et finalement, à mes yeux, toute considération.

Que nos droits actuels aient été gagnés par la confrontation souvent violente, je ne le nie pas. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’une part, de considérer d’autres expériences nationales ou locales, arrivées à aussi bien voire mieux, presque uniquement par le dialogue, d’autre part de constater la fragilité de nos acquis, souvent mal acquis.

Contre quoi devons nous nous battre ? Finalement contre la soif de pouvoir, de prééminence, de consommation et de possession qui nous habite TOUS, d’une manière ou d’une autre !

Si je dois limiter l’autre dans ses prétentions à mon égard, je dois admettre que le plus grand danger de l’humanité, c’est chacun de nous.

Considérons un instant l’Histoire : Les opprimés sont presque toujours devenus les oppresseurs. Les torturés sont presque toujours devenus les bourreaux. Les esclaves sont presque toujours devenus esclavagistes.

Les syndicats traitent-ils mieux leurs employés que le patronat ? NON

Les ouvriers auraient-ils moins soifs de pouvoir que les patrons ? NON

Les étudiants feraient-ils mieux que leurs professeurs ? NON

Si c’était vrai, la France serait l’exemple du monde.

Quand c’est vrai, le monde est meilleur, pour un instant.

Chers opposant aux CPE : arrêtez de penser que vous feriez mieux que Villepin : vous êtes arrogants. Continuez d’oeuvrer pour un monde meilleur : travaillez, cherchez, inventez, dirigez, défendez, dialoguez, ….et acceptez que cela prenne du temps.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas critiquer, loin de là. Mais un minimum d’intelligence, de perspicacité et de vision, serait le bienvenu. Ceci n’apparait pas, absolument pas dans tout ce que l’on entend ! Et cela me met en colère.

Dans les causes de l’avachissement de la France, regardons ailleurs, dans le choix de nos dirigeant regardons ailleurs. Tenons nous debout.

Arrêtons de cultiver le mythe du risque zéro !

Enfin, soyez assurés que si Villepin tient bon dans cette tempête, nous tenons là un excellent futur président. Je nous le souhaite…

Olivier S.

Texte_CPE_officiel

Acceptation Inconditionnelle?

C’est une grande question que l’acceptation inconditionnelle.

Je ne crois pas que l’on ait le devoir ou le droit d’accepter tous les comportements d’une personne.

Mais, en ne les acceptant pas, on a le devoir d’éloigner la personne de soi « après un premier et un second avertissement ».

Et ça c’est la plupart du temps impossible dans le cadre familial. Apparemment.

D’après une certaine interprétation de la fameuse parabole des talents, le rejet dans un lieu de pleurs et de grincements de dents du serviteur n’ayant pas fait fructifié le talent confié, lui permettrait d’apprendre à se prendre en charge dans d’autres circonstances, au travers de la souffrance.

Mes paroles sont scandaleuses. la communauté religieuse ne veut plus de moi. Cela m’a forcé à me détacher d’elle et à ne plus la considérer comme détentrice indigne de la vérité.

Bénédiction.

Qu’en est-il de nos enfants ?

Chez nous ils sont chez eux ; oui. Tant qu’il obéissent aux règles de la maison. Celles-ci sont arbitraires en partie, car produites par nos principes, nos croyances et surtout nos sensibilités. Ils peuvent nous juger, critiquer reprocher. Oui. Mais j’assume la loi que j’édicte. Cette prise de responsabilité et de position, force l’enfant à se différencier et à s’extraire du miasme pathologique de la symbiose parentale.

J’accepte que mon fils/ma fille le reste inconditionnellement, mais cela ne m’empêche pas de tenir à ce que je suis, veux et peux vivre.

Et l’amour que je lui porte ne peut se réaliser qu’à cette seule condition.

Une belle citation :

« La véritable bonté est extrêmement rare. Ceux mêmes qui se targuent d’en avoir, ne pratiquent bien souvent que le laxisme ou les compromissions ».

Ben tu vois, tout ça c’est bien beau, mais ça m’empêche pas de vociférer régulièrement sur mes enfants sans beaucoup de résultats…et sans les chasser… !

Olivier S

Recherche Truffes passionnément

Petite saison que l’automne-hiver 2005. Peu de truffes au RDV. Mais tout de même.

Quelques rayons de soleil et de la persévérance me permettent de vous présenter quelques images précises de mon cavage de la truffe.

Je vais sur le terrain vers 12 hres. Le soleil brille. la terre est meuble à la suite des pluies et de la neige de janvier. Merveilleux.

TruffieresTruffières

Je commence par passer avec une baguette de bambou sur les zones suspectes pour détecter la mouche.

Une fois détectée, je m’assoie et je laisse la truffière naître à la vie devant moi. C’est étonnant de constater le fourmillement de vie qui peut apparaître, malgré le froid vif qui règne.

La_moucheLa mouche à…

La nature est merveilleuse. petit à petit je vois les mouches se disputer l’endroit à pondre. Quand je suspecte fortement l’endroit à fouiller, je le marque avec un bâtonnet.

Quand j’ai fini de prospecter, je creuse à l’aide d’une cuillère pour ne pas abimer le système racinaire parasité par la précieuse Mélanosporum.

J’ai de la chance, elles sentaient bon, elles sont deux.

Les_jumelles_odorantes_et_gouteusesJumelles odorantes et goûteuses

Apres_nettoyageTruffes après nettoyage

J’en découvrirai d’autres dans la semaine, et nous sacrifions une truffe pour faire du foie gras.

truffer_le_foie_grasTruffer le foie gras

Merci mère nature, merci Eric et Andrée de vous être occupés d’elle voici 20 ans.`

A notre tour, maintenant.

Bon appétit !

pret_a_cuireCuisson au Schlemmertopf

Photos premières

J’aime la photo. Ou plutôt, j’aime les belles lumières et les beaux objets. J’aime les beaux visages et les expressions, les corps et les attitudes.

Mon premier appareil numérique était un Sony DSC compact. Je l’ai gardé très exactement 7 ans et j’ai fait environ 3500 photos avec. Sans réaliser jusqu’à la création de ce site et son développement, qu’au delà de l’aspect « journalistique » de mes photos, j’aimais vraiment « saisir l’instant ». Ces deux dernières années ont vu se développer chez moi, sinon un sens, du moins un goût artistique. En cherchant les lumières, en faisant des portraits, je me suis vite heurté aux limites de mon brave Sony. J’ai commencé à m’intéresser aux reflex numériques. Et mon choix s’est porté sur un Canon 350D. J’ai attendu un an, et je possède cette merveille depuis 1 mois 1/2. Inutile de vous dire que je ne sais pas encore me servir du meilleur. Ni que je suis un novice en matière de prise de vue. Mais je découvre jour après jour les immenses possibilité de cet appareil, en même temps que ce qui m’attire vraiment en matière d’image.

Je vous laisse découvrir quelques unes des photos que je préfère. Elles sont bien évidemment toutes réduites de 2 à 8 fois suivant le cas.

Si vous désirez les télécharger telles quelles, vous pouvez le faire gratuitement et les utiliser uniquement pour votre agrément, simplement en me remerciant et en m’indiquant lesquelles par mail.

Pour une utilisation à des fin associatives ou documentaires sans but lucratif, veuillez me demander mon accord, et indiquer mon nom en marge des photos employées.

enfin, au cas ou vous désireriez vous servir d’une ou de plusieurs photos à des fins publicitaires ou commerciales, je vous enverrai volontiers le fichier en taille réelle contre une participation à mes investissements. Bonnes visites.

Olivier S

arc_en_cielArc en ciel

belle_soireeBelle soirée

Cedre_enneige_NBCèdre enneigé

ciel_changeant_2Ciel changeant 2

ciel_changeantCiel changeant

ciel_d_orageCiel d’orage

ciel_d_orage_2Ciel d’orage 1

ciel_rougeoyantCiel rougeoyant

coucher_de_soleilCoucher de Soleil

coucher_de_soleil_1Coucher de Soleil

crepusculeCrépuscule 2

Crepuscule_a_EngunaudCrépuscule à Engunaud

Crepuscule_2Crépuscule

dentelle_noire_sur_fond_bleuDentelle noire sur fond bleu

en_PerigordEn Périgord

EngunaudA Engunaud

Fleur_passiflorePassiflore dans le Haut Médoc

Geneveà Genève

Le_courageLe Courage

lever_de_soleil_en_janvier_1Lever de soleil en janvier 1

lever_de_soleil_en_janvierLever de soleil en janvier

Matin_d_automne_en_PerigordMatin d’automne

neige_en_Perigord_PourpreNeige en Périgord Pourpre

perigueuxPérigueux – l’hôpital

Pres_du_bacPrès du Bac

Puits_2Puits 2

Puits_NBPuits NB

recyclageRecyclage

Soir_a_St_George_2Un soir à St georges 2

Soir_a_St_georgeUn soir à St georges

Soir_a_St_Georges_3Un soir à St Georges 3

soleil_de_janvierSoleil de janvier

truffiereTruffière

La Saga du Bungalow (6/6) Suite et Fin

Tout se précipite !

Marraine,

Mon précédent article traitait des travaux réalisés jusqu’en octobre dernier. Je me demandais si nous pourrions rentrer dans notre nouveau home pour les fêtes. C’était mon but et mon désir. Mais j’avais appris entretemps un axiome digne de Lapalisse, soit le « Principe de machin » qui dit à peu près ceci :

« Tout travail met toujours plus de temps que prévu pour être accompli, même quand on applique le Principe de machin »

N’est-ce pas ? Je confirme !

L’équipe se lasse, on aimerait bien parfois passer un week-end tranquille. Mais foin d’oisiveté coupable, tous continuent. L’habillage des parois intérieures continue. On alterne bois, placo, crépi, enduit à l’ancienne, peinture sablée, carrelage.

Chacun de nous est chef de travaux d’une pièce, ou d’un revêtement particulier. Jacqueline mène les travaux de déco des chambres d’une main de maître(ses).

preparation_supportpréparation des chambres

chambre_parentune chambre finie

Yann_habille_placoYann, les parois de la pièce centrale et le bois en particulier.

paroi_WC_encoursParoi WC en cours

parois_bois_finiesparois terminées

Bibi ce sera le montage et branchement des sanitaires .

Branchement_evierbranchements évier + LV

colonne_douche_poseepose colonne et bac douche

branchement_MalSpécial Lave Linge

WC_posesWC posés

…La pose de faïences et de crépis et enduit.

pose_faience_SDBCarrelage SDB encours

carrelage_sdb_encourshabillage SDB

faience_cuisine_en_courscarrelage cuisine

Faience_cuisinecarrelage cuisine

enduitsage_SDBenduisage SDB

enduit_sdb_finiEnduit SDB Fini

WC_finisWC terminés

Mais chacun se colle à tout et nous apprenons ensemble à réaliser un rêve.

hotte_cuisineUne hotte pour Noël

Au mois de décembre il faut faire le choix du type de poêle. Après maintes tergiversations, notre choix se porte sur une fin de stock chez un quincaillier de Bergerac, un bon vieux Godin entièrement en fonte capable de brûler aussi bien du bois que du charbon. En effet, présentant tous les symptômes de canaux carpiens rétrécis, je dois être opéré en janvier puis en mars des deux mains et je serais donc bien handicapé pour m’occuper du bois. Le charbon sera donc une source d’énergie beaucoup moins exigente en manipulation et tiendra le feu bien plus longtemps malgré un prix beaucoup, beaucoup plus élevé, et la distance pour aller le chercher au tarif le plus raisonnable (40km, 12,5€/25kg de boulets d’anthracite) Quand on sait qu’il nous faut en moyenne 2,5 sacs par semaine… !

godinun bon Godin

La perspective de cette opération me stresse, car je souffre énormément mais je veux terminer les travaux et être dans mon home sweet home pour ma convalescence. La date de la première opération est fixée au 25 janvier. Je ne sais pas si j’arriverai jusque là. Mais je le veux !

Le 11 janvier c’est le drame, je suis cloué par une névralgie bilatérale qui me paralyse littéralement les bras et les mains. Le médecin qui m’avait interdit la moto depuis deux mois (elle est même pas finie d’être rodée la pauvre !) me met en arrêt total.

3 jours de repos, mais le 15 janvier, assommé d’analgésiques, je donne un dernier coup de collier avec le reste de la famille, et, le soir, nous sommes dans une ambiance chalet, entouré d’une douce chaleur émanant du poêle (on l’a allumé voici 2 jours).

Les amis n’étaient pas en reste puisque, la semaine qui précédait, toutes et tous ont mis la main à la pâte, qui pour finir l’adduction du téléphone, l’autre pour déménager les meubles, l’autre encore pour aider au nettoyage de chantier.

Restent beaucoup de finitions à faire et tout l’aménagement de la cuisine. Nous vivrons encore un temps dans du provisoire et du bazar, mais au moins on est chez nous. Et ça c’est un poids qui tombe de mes épaules. Toute la famille dort dans le bungalow, avec un peu d’organisation ça passe, et on a pas l’impression d’étouffer.

Sam_Salonhome sweet home !

Voilà Marraine, le principal est fait. Tu ne reconnaitrais pas ta caravane.

On y est bien, on est chez nous avec tout le confort. C’est génial.

Merci

La Saga du Bungalow (5/6) Suite

La Saga du Bungalow – 5

Les vacances sont finies. Le 8 août je débute un CDI dans une entreprise de froid-clim à Bergerac. Où sont les heures de contemplation dont je révais depuis des années ? Dans un avenir hypothétique, si un jour j’arrive à me détacher de mon addiction au travail…et au nécessaire pour vivre… !

Bref, mes nouveaux horaires sont tellement épuisants que les heures en plus passées au bungalow sont douloureuses, tous nos dimanches y passent. Heureusement, j’ai une famille courageuse.

La périphérie étant bien avancée, il faut maintenant s’occuper du plafond et des cloisons.

Le plafond : comme je suis un grand paresseux, je n’ai pas suivi ma première idée, qui était d’habiller simplement la pente du toit en laissant toute poutre apparente. J’ai décidé de suivre cette pente depuis le bas jusq’aux panes médianes de chaque versant, puis de relier ces panes médianes en passant par un renfort que je fais descendre de la pane faîtière jusqu’à leur niveau. .

isolation_toitIsole à Sion

Ce qui amène un grand nombre d’avantages : d’abord, une rupture de volume originale et bienvenue dans un bâtiment plutôt en long. Ensuite une hauteur sous plafond diminuée de 3m à 2m55, ce qui améliorera la facilité de chauffage, mais surtout autorise le doublement de l’isolation qui passe donc de 100mm à 200mm de laine de verre croisée, ce qui est loin d’être négligeable. Enfin, ceci m’oblige à croiser le sens de mon habillage, à savoir de mettre mes planches perpendiculairement à l’axe du bâtiment, donnant alors une impression de largeur particulièrement agréable. Le résultat sera à la hauteur de mes espoirs.

pose_parois_et_plafondstructure de parois, plafonds

La lasure blanche appliquée conscieusement par Jacqueline et Mélissa est du plus bel effet et éclaircit considérablement un habillage bois naturellement plutôt sombre.

La_ZureLa Zure

Les cloisons : voulant profiter, dans la salle de bain, de la hauteur sous plafond naturelle de 3m pour y loger le chauffe-eau de 150l, je dois alors monter les cloisons WC-SDB avant d’habiller cette zone de plafond. Je choisis une structure bois pour mes cloisons.

pose_porte_salle_de_bainporte SDB: La pose

Certaines faces seront habillées de bois, d’autres de placoplâtre 13 ou 10 mm suivant le cas, hydrofugé ou non suivant les utilisations. Sur toutes les parois prévues pour être pourvues de mobilier suspendu, je mets des renforts sous forme de piliers supplémentaire ou de simples planches vissées. A terme, ces renforts accueilleront sans sourciller vis, tirefond, boulons, scellement chimique, et répartiront la charge sur des surfaces capables de les accueillir.

parois_chambre_SDB_WCça vient !

C’est ce que je fait avec les supports du chauffe-eau : les 210 kg tout mouillés doivent impérativement être suspendus : je fixe alors deux tirants depuis la pane faîtière, qui s’appuient horizontalement (le chauffe-eau est en porte à faux total) sur un chevron qui répartit la charge sur l’ensemble cloison-plafond-pane. Avant de visser mes cloisons, je prend soin de noyer quatre vis traversant mes tirants. Elles ne dépassent que du côté chauffe-eau. Quand il sera en eau, rien ne craquera : le concept est plus que satisfaisant.

chauffe-eauChauff…art

Yann prend en charge une partie des cloisons et de la pose de portes, ainsi que tout l’habillage bois.

3_portes_poseesLes portes : à G : SDB, milieu cachée : ch. 1 , à D : ch. 2

Eric, lui, est le spécialiste huile de lin. Il passe derrière Yann et traite à la brosse toutes les parois bois.

Avant de finir le plafond, je monte les boisseaux de cheminée. Le chauffage principal sera au bois et il vaut mieux prévoir cela tout de suite. Je prépare un bâti métallique, fixé sur la charpente et la structure d’une cloison, ce bâti supportera le poids de 3 boisseaux et de « l’aspirateur » en béton.

pose_chemineemontage cheminée 1

montage_chemineemontage cheminée

cheminee_poseeElle fumera !

Enfin, pour cette partie-là, je raccorde le tableau électrique.

tableau_general_non_habilleBranchement du tableau

Il prend place dans un astucieux placard, que j’ai prévu derrière le décrochement de la SDB pour la machine à laver. Ce placard est suffisamment grand pour y accueillir balais, aspirateur et autres produits d’entretien. Le tableau ne comporte que des disjoncteurs, aucun fusible. Comme dans la plupart des domaines de cette construction. J’ai préféré mettre plus cher, mais avoir un standard de confort et de sécurité plus élevé. Fini le tableau de chantier, notre alimentation électrique est définitive et c’est un grand pas.

tableau_general_habilleTGBT

Nous sommes en octobre. Arriverai-je à tenir mon objectif d’être dans le bungalow pour les fêtes ?

A bientôt…

La Saga du Bungalow (4/6) Suite

La Saga du Bungalow

Entre 4 murs…

Le 19 avril, je suis entre 4 murs.

Si je suis heureux de pouvoir enfin suivre la formation désirée, je me redécouvre une excessive tendance à la somnolence quand je suis assis à écouter, passif, un charabia sensé être sensé, sensé motiver la douzaine de gulus que nous sommes à la merveilleuse bienfaisance de la dynamique de groupe ! Beurk…Méthodes éculées et paroles creuses garanties !

Pendant ce temps-là, mon bungalow, lui, dort aussi en boudant ma douloureuse absence….

Heureusement, jouer les secrétaires en rédigeant des CV’s pour les « dynamites » du groupe ne me fatigue pas trop, et le soir, je retrouve avec grand bonheur mes autres 4 murs, aimés et chéris ceux-là, motivant au possible, et une deuxième journée commence. C’est bon d’être célibataire ! Personne de jalouse quand je rentre, fourbu, à des heures indues ! Personne de frustrée par mon incapacité, à cette heure-là, à fournir la dose de calin désirée… !

En bref, je bosse, bosse et bosse encore jusqu’à trop soif, trop fatigué, et trop mal. Mal, car ma cheville, à peine remise de l’opération subie quelques mois auparavant souffre le martyre d’être autant sollicitée par son imbécile de propriétaire, mais le professeur Emsallem a fait du bon travail, et cette cheville est plus que jamais ouvrière.

Les murs extérieurs sont recouverts entièrement de pare-vapeur « spirtech » puis l’on vissera les tasseaux en peuplier qui serviront de support au bardage final en pin des landes, façon « séchoir à tabac » du Bergeracois – La Dordogne Sud a été longtemps l’un des grand producteurs de tabac français, à destination de la Seita, entreprise nationale de manufacture de cigarettes et autres dérivés du tabac. Celle-ci a eu l’une de ses grosses manufactures à Bergerac. Les séchoirs sont en bois et ont une architecture simple et caractéristique. Celle-ci semble être la norme en matière d’acceptation de construction à habillage sylvestre dans la région par la DDE et son architecte-conseil-.

exterieuren mai, fais ce qu’il te plait

Maintenant que l’extérieur est protégé, l’on peut s’occuper de l’intérieur.

D’abord les fenêtres. Je suis l’heureux héritier (Merci Papa et Maman !), d’un lot de fenêtres en chataîgner, de tailles certes hétéroclites, et d’aspect douteux puisque ayant plus de vingt ans, mais n’ayant jamais été posées. Pourvue d’un double vitrage aux normes ancestrales, certaines l’ont vue brisé par des ados en mal d’espoir ; Mais je fais confiance à ce bois sec à coeur, insensible aux bestioles et imputrescible, et aux capacité de ma bonne vieille ponceuse pour leur redonner un aspect de la plus haute noblesse.

Les tapées sont réalisés en mélèse de 150X40, commandé spécialement chez mon scieur préféré, et usiné par moi sur la nouvelle combinée d’Eric.

Entourage_fenetredu brut aux tapées…grâce à la défonceuse !

Yann, toujours vaillant, est précieux car les fenêtres sont lourdes et demandent une grande précision de pose. Chacune posée est l’occasion de réjouissance. Les vitrages défaillants sont remplacés, et, petit à petit, la construction prend tournure. C’est étonnant de voir à quel point les ouvertures sont importantes dans l’aspect d’un bâtiment.

toutes_fenetre_poseesdes fenêtres sur le monde

Ensuite les réseaux électriques et sanitaire. Le schéma électrique est aussi conçu et réalisé par bibi, sur la base et conformément aux dernières normes en vigueur dont l’appellation barbare est : NFC 15-100. Avec cette norme, et malgré ses 50m2 tout mouillé, ma cabane comportera plus de 50 appareillages : prises, interrupteurs, point lumineux, etc. ! A croire vraiment que ce sont les lobbies de l’électricité et des fournisseurs majeurs de l’appareillage électrique qui édictent les lois en la matière ! (voir « Les nouveaux maîtres du monde, et ceux qui leur résistent », par Jean Ziegler, Fayard, 2002). Je vous dis pas le budget !

Cette phase est délicate car le passage des gaines et leur aboutissement préfigure déjà (malgré les apparences) la réalité des cloisons et l’échelle de l’ensemble. L’emplacement futur des cloisons est matérialisé par des fils tendus et on s’organise en fonction.

reseau_electriqueusine à gaz

Le réseau de distribution d’eau est réalisé en PER pour ne pas m’embêter à souder. Mais avec le recul je ne retenterais pas l’expérience, finalement plus cher et plus compliqué à mettre en oeuvre, quand on sait travailler le cuivre.

Collecteur_eaucollecteur d’un p’eau

reseau_sanitairechiottes !

Mai juin est là déjà, et je m’impatiente, le reste de la famille arrivera bientôt et je ne vois pas le bout (de bois hi, hi !)

liteaux_isolationdes myriades de bouts de bois

Après avoir patiemment découpé et fixé les innombrables tasseaux, supports de l’isolation du sol, celle-ci est rapidement placée et vient le temps du plancher. Pour ce travail aisé mais fastidieux, je peux compter sur l’ardeur des vieux potes : Hélène, Pascal, Timothée, et comme toujours, de Yann. 3 journées pleines et c’est fait.

Pose_plancherplan de travail

Que c’est agréable de travailler sur du plan ! Ma cheville me dit merci, d’autant que le stage d’application de ma formation ayant commencé, je suis la majeure partie du temps en haut d’une échelle ou dans des positions invraisemblables, sous ou sur toiture. C’est le Kama-Sutra du climaticien !!

Vient le temps de l’isolation des murs, le travail est pénible car ça gratte dur, mais on y arrive. La laine de verre est placée entre les poteaux de la construction, par dessus les gaines du réseau électrique.

isolation_interieurisolation intérieure

Suivant les pièces, viennent par dessus : soit le pare-vapeur déjà utilisé pour l’extérieur, soit du placoplâtre de 10 mm, soit de l’agglo hydrofuge de 19mm. Le placo améliore, avant le revêtement final (volige de mélèze rabotée), l’isolation phonique, il est donc mis dans les futures chambres. Le pare-vapeur se définit lui-même et sert en plus d’écran anti-poussière (because la laine de verre…), avant la pose de la volige de mélèze non bouvetée (donc en bord à bord, façon très rustique) dans les pièces à vivre. Enfin, dans les pièces d’eau, l’agglo hydrofuge sert efficacement de support à la faïence qui garnira leur parois.

Habillage_Aggloparoi d’agglo côté cuisine

habillage_sur_placoBA 10 puis volige de mélèze

L’habillage en bois pour les pièces concernées est réalisé de juillet à août. Yann en aura fait la majeure partie.

Yann_habille_placonous sommes en août, Yann saura gagner sa vie !

Ce qui ne se voit pas mais prend beaucoup de temps est le traitement du bois. Au moins deux couches de produit insecticide sont appliquées consciencieusement sur chaque pièce de bois utilisée, et pour cela, merci à Jacqueline, Yann, Daniel, Florian etc… A ce jour, près de 100 litres ont été appliqués sur près de 7 m3 de bois brut.

Suite au prochain épisode….

Olivier

La Saga du Bungalow (3/6) Suite

La Saga du Bungalow suite -3

La surface couverte alors débarrassée de sa maison roulante a besoin d’un sérieux coup de nettoyage.

C’est, avec le décapage au tractopelle et les mesures et repérages plus exacts des niveaux, ce à quoi vont servir les premières semaines de février 2005.

L’hiver est rude, et la terre gelée ne se prète pas bien aux travaux de terrassement. C’est donc à la mesure de quelques journées plus clémentes que j’apprends à me servir de l’engin de TP, aimablement mis à disposition par Proflora, l’entreprise horticole voisine et familiale, en échange d’un bon entretien et d’une révision du circuit de charge !

Je suis dans un contexte peu aisé, car si la couche de terre est faible, la roche toute proche (la ROQUE) a une surface très torturée, et, surtout, je dois naviguer entre les piliers existants sans les toucher d’un poil – car ils sont simplement posés sur des embases béton de 25X25X40, eux mêmes coulés directement sur la roche-, et entre les arbres plantés par toi, Marraine, arbres qui ont sérieusement pris de l’espace, en 25 ans !

decapageDécapage

c_est_casseC’est cassé !

Un axe qui se fait la malle en plein effort, et c’est la casse !

Vive_la_soudureVive la soudure ! Faut tout faire dans ce métier !

Le tilleul, tout proche, se voit déclarer trop proche, et, comme il avait gelé et était malade, Idéfix hurla à la mort et l’arbre tomba sous les coups violent d’Obelix, la tronçonneuse ! Un cèdre du liban le remplacera dans quelques mois, une dizaine de mètres plus loin. (J’espère le voir adulte, car il le devient entre 40 et 50 ans semble-t-il… !)

tilleulTilleul abattu

L’aire, ainsi décapée, va recevoir les coffrages, faits de bric et de broc certes, mais rigolos, qui mouleront les embases béton destinés à recevoir l’ensemble de la structure. Je vois solide, et mes proches, à la vue actuelle de ces blocs inélégants, se moquent copieusement de moi en me demandant si, plus tard, mon bungalow n’a pas l’intention de devenir blockhaus… Je m’esclaffe… mais suis au moins sûr que ça ne bougera pas !

coffragesLes coffrages, faire feu de tout bois !

Les coffrages sont réalisés par des froids honteux en cette région, et Yann joue les « Betty Bop » de saloon, après des journées bien remplies.

betty_bopBetty Bop !

SurpriseSurprise !

N’étant pas un pro du béton, j’appelle à l’aide mon grand ami Pascal, qui me consacre une journée pour « couler » les embases. Rendez-vous pris.

Les jours précédents, le thermomètre ne cesse pas de flirter avec les -10, et, sur les bons conseils du spécialiste, je décide d’acheter de l’antigel. Mais voilà, les vendeurs de matériaux du coin sont littéralement dévalisés, car peu de stock, et c’est à Bordeaux qu’il me faut pousser ma recherche et mes emplettes, pour aller obtenir cette poudre miracle.

25 février, date symbolique, fatidique et jour « B » : je pose de nouvelles bases…en béton ! Tout le monde est là, j’ai préparé les derniers détails la veille. Tout est prêt.

À 10 hres, la première bétonnière tourne, pleine… mais sans eau ! Un détail m’a échappé : je n’avais aucunement prévu que tous les tuyaux existant à la RB contiennent un peu d’eau et sont donc complètement GELES ! C’est donc au seau, avec un robinet le plus proche à 50 mètres que chacun son tour on se gèle les doigt, pendant que simultanément on essaie de dégeler un tuyau avec un sèche-cheveux !

ouvriers_couleursOuvriers…couleurs ! Jour B…

embases_coffreesCoulé !

fondationsfondations hautes

Journée bien remplie, un coffrage mal étudié (c’est puissant le béton liquide !) se rompt, mais à part cela RAS ! À 16 hres tout est coulé, et il n’y a plus qu’à espérer que le gel des nuits prochaines ne sera pas trop dur.

C’est long d’attendre que le béton durcisse et sèche, surtout avec les températures de l’époque. Les semaines qui passent sont donc utilisées à acheter une partie du matériel nécessaire, passer les commandes et aller chercher et traiter le bois de structure, fourni par le scieur du coin.

bois_structureVoilà toute la structure, ou presque !

J’ai choisi du Pin Douglas, connu pour son imputrescibilité naturelle et sa très bonne résistance au vieillissement. Cela vaut la différence de prix avec le pin des landes utilisé communément par ici (environ 30% de +).

Ces achats me permettent de constater, avec déprime vu mes maigres économies, de combien les matériaux ont augmenté en l’espace de seulement 6 mois. Soit entre 20 et 40 % pour certains, comme la ferraille, la quincaillerie, visserie, clouterie etc…

PL_=_plancher_lourdPL= Plancher Lourd, 50 M2 de plancher de châtaigner massif. Dans la théorie ça devait rentrer : c’est presque rentré. 60 km par les petites routes avec en plus tout le matos électrique à la place du mort : Environ 1 tonne de matériel : Vive la XM !

Je ne me plains pas, car le coût de la principale machine nécessaire à mon projet a été intégralement prise en charge par un généreux mécène de dernière minute (un grand encouragement pour mon projet). A savoir, une superbe scie à onglets radiale Makita. Les connaisseurs apprécieront…

Fin mars, les travaux de structure peuvent enfin commencer. Comme j’ai appris que j’allais suivre une formation dès la fin avril, il me reste un peu moins d’un mois pour travailler à plein temps sur le projet. Eric et Yann me prêtant main forte quand il le peuvent.

Je vous laisse découvrir tout cela.

À suivre…

Bien à vous

Olivier

ajustage_du_cadreAjustage du cadre

le_cadre_est_poseLe cadre est posé, Une bonne base pour travailler

Pose_des_solivespose des solives de plancher

maison_en_allumettesMaison en allumettes…

Pour les intéressés : de par sa conception, le système utilisé par définition dans cette construction est le système « poteaux-poutres », une des sortes d’ »ossature-bois », la plus élégante à mon goût.

on_s_y_croiraitje m’y crois déjà ! Le squelette de la fenêtre de ma future chambre.

debut_aggloDébut de la pose du contreventement. Le contreventement est ce qui rigidifie l’ensemble de la structure.

pose_paroi_exterieure« on bâtit des murs »

habillage_en_coursLe bouclier est presque posé

vue_d_ensembleVue d’ensemble au 14 avril 2005

Après le contreventement, on pose une feuille « pare vapeur », imperméable respirant. Dans 4 jours ma formation commence, et il faut avouer que je suis déçu de n’être pas plus avancé dans les travaux.

A suivre

La Saga du Bungalow (2/6) suite

La Saga du Bungalow (suite -2)

Quand 25 ans s’en vont sur roues

La fin des années 80 pèse lourdement sur la vieille dame que tu es devenue, ma chère Marraine. Il t’est progressivement devenu impossible de t’assumer seule dans ce petit coin de paradis que tu t’étais aménagé. Alors c’est le départ dans un lieu de vie, toujours en Dordogne, toujours à la campagne, mais là, quelqu’un veille sur toi constamment et tu es prise en charge médicalement. Tu avais tout prévu pour ta succession, et le mobil-home revient, à ton décès, à l’une des soeurs d’Eric, Evelyne, alors que la structure en bois surplombant ce modeste logis restera la propriété d’Eric vu qu’elle est bâtie sur son terrain.

Eric a d’ailleurs pour projet d’en faire un abri à matériel agricole quand le mobil-home aura fini sa vie. En attendant, celui-ci devient lieu de villégiature pour Evelyne, sa famille,et finalement, l’ensemble des amis de tous bords qui se pressaient voici quelques années, pendant les vacances de printemps, d’été et d’automne à la Roque Basse.

De lieu de villégiature, il devient vers la fin des années 90, premier nid d’amour pour jeunes mariés, foyer de jeunes travailleurs, et niche pour « chiens perdus sans colliers ». C’est dailleurs cette dernière utilisation qui signe l’arrêt de mort de notre maison roulante. Manque de soins, fuites d’eau, négligences, tant de mépris accumulés vont avoir raison du plancher en agglo, des vitres, portes et accessoires intérieurs. Mais la structure n’est pas en reste, et souffre cruellement du vieillissement de certains de ses composants, comme les bardeaux de goudron le recouvrant, puis l’aggloméré qui leur sert de support qui prend l’eau, et finalement certains chevrons et poutres, pourries puis attaquées par les capricornes et autres vrillettes, insectes xylophiles et donc -phage !

Le début du 21ème siècle voit Evelyne et Pierre jeter l’éponge de l’entretien de cet héritage. C’est là que tout se joue.

Votre serviteur n’a jamais l’oreille dans sa poche, et quand au détour d’un avertissement sur l’état de l’ensemble, j’entends la déclaration solennelle de démission, je fourbis mes arguments et commence, dès 2000, à entreprendre les différents tenants de l’affaire, à savoir les différents propriétaires, sur un projet personnel de réhabilitation, voire de transformation du bien en habitation de vacances.

Il m’en a fallu du temps, de la patience, de l’obstination, de la persuasion, des coups de gueules même, parfois, pour faire avancer le « schmilblick », mais dès 2003, en une semaine, avec l’aide précieuse de Jonathan Lorée, et de mon fils Yann, alors que rien ne m’appartient encore, je parie sur l’avenir en refaisant à neuf le toit de la structure. Je commence à voir le projet se dessiner dans ma tête, et c’est enthousiasmant. Ah, la foi !

1 an ½ se passe, avec la fin terrible d’un monde, connue par certain d’entre vous. Tout est chamboulé dans ma vie, et je me retrouve nu comme (presque) au premier jour.

Des mois d’ombre, des mois sombres. Le bungalow me hante la tête. C’est mon lieu, celui dont je rêve depuis des années, si je n’ai pas fait 50 plans je n’en ai pas fait un seul ! Mais c’est mon salut, des mois durant, je travaille mon projet et deviens expert en théorie sur les constructions en bois. Mon accident de l’automne et la longu immobilisation qui s’ensuivit est alors bien utilisé. Je connais le prix de chaque matériau, passe des dizaines de coups de téléphone, fais jouer la concurrence sur tout.

Au mois de décembre 2004, le projet est bouclé, reste les points de détail, à faire venir le géomètre pour borner la parcelle désormais négociée, et surtout, à sortir le mobil-home de son écrin. Et ce n’est pas une sinécure : La structure a été construite autour, elle « emprisonne » donc presque l’engin ! Toutes les solutions sont envisagées, jusqu’à la destruction sur place. Finalement, après tergiversations, je décide de tirer le mobil-home en creusant sous les roues des tranchées, afin d’abaisser le tout et de passer sous les poutres les plus basses. Nous sommes au début 2005, le 23 janvier exactement.

BlocageAinsi vont les choses, ça va coincer quelque part !

ca_bloque2ainsi sont les choses, ça coince ! les tranchées sont trop courtes !

ca_debloqueAinsi font les choses : Lever pour baisser

ca_debloque1Ainsi font les hommes

A part cracher, le « Lama » sait aussi faire d’autre choses, la preuve! Aux mains d’un expert, la machine fait des merveilles.

VideAinsi deviennent les choses

Quelle désolation ! Mais quel espoir, avec de la vision !

à la prochaine…

Olivier S

Son et Cinéma à la Roque Basse

Pendant le mois de juillet, la Roque Basse accueille avec plaisir deux ingénieurs du son, faisant partie de l’équipe de tournage d’un téléfilm. Ce dernier est réalisé dans une des communes avoisinantes, par Emmanuel Poirier, bien connu des téléspectateurs. Si le cadre est bien évidemment campagnard, c’est donc en Périgord que l’histoire se déroule. Marik loue pour l’occasion sa maison à ces deux professionnels, et nous profitons donc de la joyeuse ambiance qui règne souvent après leur journée de travail avec le reste de l’équipe de tournage. La Roque Basse reste un lieu privilégié pour la fête champêtre.