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Chasteté : Gérer mon désir et ma sexualité? Les piliers…

Les piliers de ma chasteté*…

C’est tellement bon de séduire. Tellement bon d’être séduit. Cela rassure. Cela réchauffe. Cela enthousiasme. Cela excite. Oui c’est bon. Cela donne l’illusion.

Et puis ça pince, ça mord, ça déchire et c’est mortel.

Et on répète et encore, encore…

Un jour on voit qu’on est tout fragile à l’intérieur et on met sur papier les raisons pour lesquelles on a fait le choix

Les piliers de ma chasteté 

Je choisis de ne pas être dans le consumérisme 

Je ne suis pas dupe de l’attente consciente ou inconsciente de l’autre 

Je veux garder ma dignité devant Dieu et devant la communauté.

Je ne veux pas meurtrir ma partenaire et mes intimes

Je veux gérer intelligemment mes pulsions et mon énergie 

J’aime trop la femme qui m’attire et qui est attirée par moi pour nous tromper tous les deux dans une démarche dévastatrice. J’ai un projet beaucoup plus vaste pour chacun.

Olivier S.

2004/2005/…../2014/2015/…..

*extrait de l’article de Wikipédia :

« Chasteté et respect de la liberté

La vertu de chasteté est la liberté de pouvoir aimer Dieu et son prochain de manière désintéressée, l'engagement à aimer Dieu par-dessus toutes choses, et à aimer les autres de l'amour même que Dieu leur porte. La pratique de cette vertu exprime le désir conscient, pour le chrétien, de respecter chaque personne comme le demande la loi de Dieu2,3. L’Église invite les chrétiens à pratiquer la chasteté à la suite du Christ4,5, qui a été chaste, non en étant célibataire, mais par son attitude envers les personnes rencontrées : pleinement attentif à celui qu'il rencontrait, l'aimant avec son affectivité d'homme, rejoignant l'autre pour le faire grandir et avancer dans sa foi6. La vertu de chasteté comporte l’intégrité de la personne et l’intégralité du don. Elle devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personneC 1.
La vertu de chasteté s’épanouit dans l’amitié entre personnes de même sexe ou de sexes différents. Cette amitié conduit à la communion spirituelleC 2. La chasteté est une vertu morale. Elle est aussi un don de Dieu, une grâce, un fruit de l’œuvre spirituelleC 3.
La chasteté concerne les relations affectives entre personnes et le bon usage des dons de chacun (tel la beauté, le charme, l'intelligence, la sensibilité...). Ces dons peuvent être utilisé pour aider l'autre à grandir à travers une relation libre, soit pour l'enfermer dans son propre désir, saturer son propre affectif : vivre une relation qui ne respecte pas la liberté propre de la personne rencontrée (par une relation non chaste). La chasteté consiste en le respect profond de toute personne : être au service des autres plutôt que se servir des autres (ou d'un autre) pour se satisfaire (de ses envies, désirs de reconnaissance, de puissance...). La chasteté est une dimension du véritable amour7. La pratique de la chasteté est un accès à la liberté personnelle comme le dit l’Église dans sont catéchisme : « L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien ... »C 4.
La pratique de la chasteté nécessite un long travail quotidien, comme le dit Xavier Thevenot : « C'est-à-dire que devenir chaste est un long travail, jamais totalement achevé, un beau travail qui vise à devenir de plus en plus libre pour aimer en vérité, avec toutes les ressources de notre humanité. »8. Elle ramène l'homme à une unité de tout son être9.
La chasteté, si elle déborde largement de la sexualité (en intégrant les relations amicales, familiale, professionnelles...) intègre également cette dernière de manière respectueuse (de l'autre) et libre (liberté donnée à l'autre) : « La chasteté est une manière de réaliser sa sexualité - dans le mariage ou comme célibataire - qui intègre celle-ci dans la totalité de l'être humain, dans le sens qu'il donne à sa vie et essentiellement dans sa relation aux autres. La chasteté est un dynamisme qui intègre instinct et plaisir sexuel, affectivité et passion amoureuse, relation aux autres respectés dans leur différence. »10.
« La chasteté, pour un être humain, consiste pour l'essentiel à accepter sa propre sexualité pour en faire un chemin de rencontre des autres. Aussi bien, être chaste, c'est reconnaître ses limites, accepter de ne pas être parfait par soi-même et même de ne pas être totalement maître de soi-même, renoncer à une relation transparente à l'autre, mais au contraire lui permettre d'être différent dans ses pensées, ses désirs et ses projets. La chasteté réalise alors un des sens les plus profonds de la sexualité humaine : un long et difficile apprentissage de la rencontre de l'autre comme toujours "autre", toujours différent, jamais réductible à mon image, à mon besoin, à mon désir ... seul chemin d'un amour vrai qui unit les différences dans un respect mutuel. La foi chrétienne reconnaît ici un des lieux où se fait l'apprentissage de la rencontre de Dieu, Celui qui est toujours "Autre", toujours différente de l'image que j'en ai ou de ce que j'attends de Lui : différence la plus radicale qui ouvre à la communion la plus profonde. »10."

Evangile et Religion : un combat singulier et universel

Evangile et Religion : le combat des titans!

Depuis quelques années, je suis en charge de responsabilités spirituelles (Evangile) et ecclésiastiques (Religion) au sein de ma communauté religieuse. Pour la petite histoire, en 2004 j’ai vécu un effondrement majeur dans ma vie, et j’ai décidé d’abandonner la « religion -et le dieu- de mes pères ».

Le rejet, complet, de tout un univers « religieux »  : avec son langage (« le patois de Canaan »), ses manières (être « spirituel »), ses codes vestimentaires (cravate recommandée, pas de jupe au-dessus du genou…) etc….

Le rejet complet d’un univers produisant en masse des vagues d’hypocrites (bien souvent malgré eux), du grec hupokrisis, action de jouer un rôle.

Le rejet complet d’une source intarissable de névrosés.

Pendant un temps, j’ai donc même abandonné cette croyance dans le Divin.  En cause : l’incapacité de « vivre l’Evangile » – pas d’apaisement et de transformation personnelle -! Que de culpabilités non résolues, que de pulsions incontrôlables! Que de souffrances indicibles et pourtant hurlées, que de souffrances infligées à mon esprit et corps défendant….

J’ai découvert la liberté le jour où j’ai rejeté le dieu de la religion et donc la peur de lui déplaire et de mal faire. 

J’ai commencé à vivre quand je me suis rendu compte que Dieu m’était TOTALEMENT favorable. Quoi que je dise ou que je fasse. Il n
‘y avait RIEN que je puisse faire qui lui fasse jeter sur moi un regard défavorable. 

L’obéissance à la loi est IMPOSSIBLE!!! Car si j’enfreins un seul des commandements je suis coupable de tous!!! 

Donc je suis coupable TOUS les jours!!! Et le problème n’est pas pour Dieu! Le problème est pour moi. Dieu n’a jamais eu besoin que Jésus meure pour être réconcilié avec nous. Jésus n’a remboursé aucune dette que l’humanité aurait eu envers Dieu. 

Nous n’avons aucune dette envers lui, aucune! Car nous ne possédons rien, qui ne nous ait été donné! 

Nous ne pouvons même pas servir Dieu, car c’est une conception de l’Ancien Testament qui est dépassée. Jésus l’a dit en toute lettre pendant son séjour sur terre. La religion nous a fait comprendre tout de travers depuis son invention! Car elle est reprise par des personnes qui n’y comprennent rien. En effet, ils raisonnent avec la sagesse de la servitude ou du pouvoir. Et même avec la venue de Jésus pour rétablir la Vérité, eh bien les chrétiens ont réussi à façonner des générations de névrosés au fil des siècles. Des névrosés qui ont peur de la liberté, comme les Israélites qui voulaient retourner en Egypte parce que là-bas il y avait des oignons et des poireaux et de la viande. Parce qu’ils avaient peur…. « L’amour parfait bannit la crainte »!

Le lâcher-prise et l’acceptation de soi sont les premiers pas vers l’acceptation de la Grâce, de la Bonté, de la Générosité, de la Tendresse, de la Bienveillance, de la Faveur sans limite de notre Dieu… Faire taire un ode à la liberté c’est célébrer l’enfermement de la religion. sous le Saint argument de la défense de la Pure Vérité. Je préfère me tromper par excès de liberté et « abus de Grâce » que par excès de « strictitude » (lol).

Penser que « le chemin qui mène à la vie est fait de beaucoup de restriction et d’interdiction » c’est faire preuve d’une ignorance flagrante du message de Jésus! C’est effacer par religion les 4 évangiles, les Épîtres de Paul, celles de Jean, en bref tout le nouveau testament…
« Je suis venu afin que vous ayez la Vie en abondance » (ça veut dire qu’avant, en étant très religieux, on avait au mieux un atome de vie!)
« soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait : il fait pleuvoir sur les bons comme sur les méchants, il fait luire le soleil sur tous, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous maltraitent, et vous serez Fils de Votre Père qui est dans les cieux » (et non pas : vous serez des bons petits serviteurs)
« Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur » etc..

On ne fait pas grandir la vie en la purgeant du mal on la purge du mal en la faisant grandir. J’aime mon église, mais je n’aime pas la religion.

La religion et l'Evangile

La religion et l’Evangile

Un jour Dieu a commencé à me parler c’était il y a longtemps. Mais je ne connaissais pas sa voix. Maintenant je commence à la discerner. La dernière fois c’était mardi dernier. Mais en 42 ans j’ai entendu le même message répété à chaque fois : « je t’aime ». « Tu es mon fils bien-aimé », « courage, tu es précieux comme la prunelle de mes yeux » « tu es un bien-aimé » « il n’y a rien que tu puisses faire qui amoindrisse mon amour et ma faveur »

Alors j’ai commencé à comprendre que ma mission c’était d’aimer, de pardonner, de rencontrer les cœurs et de les rassurer, mais aussi d’interpeller sans compromis les garde-chiourmes de la religion et d’encourager le peuple à s’en libérer, de considérer qu’en chacun, le Désir de Dieu est aussi puissant que le mien. De considérer que chacun/e aspirait au beau au bon au bien. Et que la transformation de l’être c’est une alchimie qui ne me concerne pas.

Moi mon job c’est d’encourager la joie, la vie, la Musique de la Liberté. Et de louer de célébrer le Seigneur pour ce qu’il a fait dans ma vie, de témoigner comment il m’a tiré de la fange et du brasier, sans que j’y sois vraiment pour quelque chose.

« La Parole est à l’œuvre! En vous qui croyez », « Et mon juste vivra par la foi », « Vous êtes purs, à cause des Paroles que je vous ai dites! » « Je le veux : sois pur »

Paul rajoutera : « que celui qui vous annonce un autre Evangile que celui que je vous ai annoncé soit anathème! » Le contexte étant celui de juifs qui remettaient la loi au premier plan et enseignaient cela aux Gentils nouvellement convertis.

Résolument, dans ce combat de Titans entre Evangile et Religion, je choisi l’Evangile.

 

Olivier S

Juillet 2015

 

 

Devant la mort, un organe : le don

Le don d’organe

Aujourd’hui c’est la journée de réflexion sur le don d’organe.

Alors je réfléchis : il y a un « registre national du refus de don d’organe »

Mais il n’y a pas de registre national de l’acceptation du don d’organe.

Actuellement se déroule un drame personnel et familial dans le cas de Vincent Lambert, qui voit s’affronter deux clans au sein de la famille concernée. Ceux qui veulent arrêter cet entêtement pathétique à le garder en « vie » mécanique (!!!), et ceux qui refusent son débranchement.

Personne ne peut apparemment affirmer de manière crédible avoir reçu la volonté dernière sur ce sujet du principal concerné. Et donc c’est la justice, donc une forme de violence, qui dira la finalité..

Donc je ne crois pas qu’une parole partagée au sein de ma famille suffira à dire aux médecins sans équivoque ma volonté devant la mort et ses conséquences pour mon corps. Car dans ces moments-là, les passions s’enflamment, la douleur surpasse la raison et la folie est reine.

Alors comme rien ne m’assure de la sérénité des décisions en ma présence inconsciente, je publie mes positions sur l’endroit le moins équivoque : mon site personnel.

Je considère que la vie est plus précieuse que tout. Mais la vie se mesure à la capacité de conscience et de participation même ténue au monde qui m’entoure.

La vie doit s’assumer elle-même sauf situation d’urgence temporaire. Je ne suis donc pas en faveur d’un maintien en vie artificielle au-delà quelques jours (pas de mois!). En cas de doute médical, il appartiendra à un Conseil avisé composé de mes proches directs (parents, soeur, compagne, enfants), du médecin en charge de mon cas ET d’un membre du personnel infirmier le plus proche de mon cas, du pasteur/des anciens de mon Eglise de se prononcer sur mon débranchement en cas d’insuffisance vitale. Au jour d’aujourd’hui j’ai déjà vécu une belle vie. J’ai déjà beaucoup reçu et beaucoup donné. Je n’ai pas l’intention de faire dépenser argent, énergie et désespoir à tout le monde qui m’entourera à ce moment-là. Enfin je crois à ma vie au-delà de ma mort, car le Dieu qui m’a créé est plus fort que la mort

J’ai, en plus, un désir, celui de permettre la vie au-delà de ma mort. Il m’est particulièrement agréable de penser que je pourrais encore être utile à la vie dans ma mort. Je me déclare donc pour le don de mes organes.

Je refuse pour moi et mes proches le sentimentalisme mièvre de notre société en déliquescence. Je revendique une dignité jusque dans le coma et la mort, aimante et virile.

Fait à Vergt le 22 juin 2014

Olivier SOMMER

Oui au don d'organe

L’Education Nationale : patron voyou?

Notre adolescent attardé de président n’est pas en mesure de ramener à la raison les patrons plénipotentats du style Arcelor Mittal, Total, Continental, Peugeot et consors.

Et pour cause : même pas capable d’appliquer la loi et la justice à près de 43000 de ses propres salariés.

Je m’explique.

Il y a trois ans, l’Education Nationale engage 42500 EVS (lisez Employés de Vie Scolaire).

Ces personnes, recrutées essentiellement dans les rangs de chômeurs de longue durée ou titulaires de l’Allocation Spécifique de Solidarité, ont été appelées en renforts administratifs auprès des directeurs/trices d’Ecoles Primaires, et en renfort pédagogique auprès d’enfants handicapés en insertion scolaire. Si les personnes retenues refusaient, elles perdaient tous leurs droits, bien entendu.

Leurs contrats ? Des « contrats d’Avenir » ou « Contrat d’Adaptation à l’Emploi », vidés de leur substance dès l’origine, et notamment par dérogation, privant les « bénéficiaires » de tout droit à la formation pourtant imposée par l’état aux autres acteurs, ou de droit à la VAE, car contrat précaires ayant une durée d’au maximum 36 mois.

Prenons le cas de Jacqueline V. actuellement et jusqu’en juin 2009 assistante administrative auprès des directrices d’un regroupement d’écoles primaire (RPI) en Dordogne.

Jacqueline, en situation d’ASS au printemps 2006, se voit convoquée à l’ANPE pour un entretien de sélection avec un membre de l’Académie de Bordeaux. Jacqueline est contente, parce qu’ancienne institutrice dans le privé, ayant acquis par la suite, formation et expérience en tant que secrétaire-comptable, elle dispose de toutes ses chance pour obtenir un poste.

Elle est engagé pour 9 mois, mais l’administration prenant du retard, c’est en finalité 8 mois qu’elle fera. Le contrat est révoltant puisque amputé de droits élémentaires comme celui à la formation, par exemple, et théoriquement non renouvelable.

Mais consciencieusement, Jacqueline s’insère dans cette nouvelle vie. Sur 4 jours, elle va dans 3 écoles différentes, avec 3 directrices différentes, trois responsabilités différentes. Ses trajets, en zone rurale, ne peuvent s’effectuer qu’en voiture personnelle. A ce titre, elle est méthodiquement écartée des aides au déplacement qui sont octroyées à ceux et celles de ses collègues qui se déplacent en transport en commun : maudites zones rurales ! 26 hres/semaines payées au SMIC, toute absence, quelle qu’en soit la cause doit être rattrapée ou déduite du salaire.

Ses « supérieures » au départ sont réticentes à confier à Jacqueline la moindre responsabilité : on ne leur a pas demandé leur avis, et de toute façon ça ne doit pas durer donc…

Devant la mobilisation syndicale appropriée de 2007, son contrat est reconduit pour 1 an, elle ne le saura que la dernière semaine de juin, l’angoisse aura duré jusqu’à la dernière minute. Jacqueline est contente.

Durant l’année 2008, ses supérieures lui délèguent de plus en plus de choses, apprennent à lui faire confiance et lui confient même des tâches hors cadre : l’initiation à l‘informatique des élèves, le remplacement au pied levé d’une instit’ absente pendant le délai d’arrivée du remplaçant envoyé par l’Académie, l’élaboration de certains dossiers, le contact avec l’Académie, le dépannage et la configuration au premier niveau des ordinateurs des écoles, l’accompagnement spécifique de certains élèves en grande difficulté familiale/sociale, etc..

Printemps 2008, mobilisation générale, et les contrats EVS sont une dernière fois reconduits. Jacqueline est honoré par le maire d’une des trois communes, qui déclare publiquement le bienfait pour le RPI de sa présence.

Jacqueline de son côté a multiplié les démarches pour la VAE, ou la formation. Retoquée, systématiquement, quels que soient les interlocuteurs.

Rentrée 2008/2009 : après 2 années de présence et d’apprivoisement mutuel, Jacqueline est intégrée, elle est connue et aimée de tous, pour ses talents et son travail. Un absentéisme quasi nul, une régularité sans faille. Jacqueline connaît une centaine d’élève par leurs prénoms, elle a repéré les élèves en difficulté, elle les aime et, pédagogue et juste, sait se faire respecter de tous.

Jacqueline est triste et angoissée, ses supérieures sont impuissantes devant la machine infernale de l’administration : en juin 2009, Jacqueline sera éjectée du système, retour à la case chômage, remplacée, certainement, par une/un autre qui devra revivre tout le parcours, sachant à l’avance qu’au bout de trois ans ce sera fini, et comme cela, jusqu’à quand ? Je ne sais.

Jacqueline est triste, parce que nombre d’enfants handicapés ou en difficulté vont se retrouvés amputés d’un lien, d’intégration. Jacqueline se révolte, et participe au mouvement collectif. Jacqueline s’est remise à fouiller les petites annonce du privé, cherchant un emploi d’EVS dans une grande entreprise ou une multinationale qui accepterait de ne prendre en compte que l’expérience….

« Le sort qui vous est réservé aujourd’hui est indigne de l’Education nationale. Il est indigne d’un ministère dont le devoir, dans une République, serait de montrer la voie par un comportement exemplaire à l’égard de ceux et celles qu’il emploie…….Qui dira le scandale d’une administration qui traite les êtres humains comme des objets, quand ce n’est pas comme des déchets….que tous ceux qui croient en l’éducabilité des enfants, même les plus fragiles, comme en la formation des personnes, quelles qu’elles soient, se mobilisent pour faire triompher la confiance en l’homme… ». (Extrait d’un discours de Philippe Meirieu, Professeur des Sciences de l’Education, et président d’honneur de L’union Nationale des Collectifs Employés de Vie Scolaire)

Investir dans les banques ? Dans l’automobile ? Dans l’éducation et l’accompagnement de nos enfants ? Dans la formation des adultes concernés ?

Alors M. Sarkozy, à quand un effet d’annonce, suivi d’un effet tout court : la pérennisation et la reconnaissance de l’importance des employés EVS ?

A quand un patron voyou qui montre le bon exemple ?

Olivier SOMMER

Alerte au meurtre de l’âme!

Attaquée, bafouée, humiliée, déshonorée, indignée, insultée, déniée même l’âme humaine, l’âme de l’humanité.

Qu’est-ce que l’âme ? Pour moi, ce mot exprime l’immatériel d’une entité, d’une personne, d’un groupe, représentant l’identité et l’individualité de ces derniers, prenant forme, s’exprimant au travers du corps, de la parole, des actes et attitudes, des orientations prises dans tous les domaines interagissant avec eux.

Je brûle à l’intérieur. Je pleure au dedans de moi. Un sentiment de tristesse, de révolte, d’impuissance et finalement de colère m’habitent, devant la monétarisation, l’instrumentalisation de la justice, de la politique, de la religion, de l’éthique, de la morale, de la paix, de l’humanitaire, du sexe, et de l’amour, enfin de l’âme.

Là, une jeune fille qui vends sa virginité aux enchères pour payer ses études… !!!

Derrière, le pape qui honore des négationnistes, honorant ainsi la bêtise et la malhonnêteté intellectuelle.

Dernièrement le même Panzer Cardinal rejetant toute utilisation du préservatif pour limiter l’autodestruction massive du continent Africain et de toute autre population du monde menacée par ce fléau. Je crois en l’idéal de la monogamie, mais devant la réalité, je milite pour l’utilisation du préservatif

Ici, un adolescent attardé et excité, charismatique mais allumé qui dirige notre pays selon son bon plaisir, arrachant, coupant, menaçant, monnayant, écrasant, déstructurant avec désinvolture et violence, aidé en cela par une armée de mollusques fascinés par l’enfant-roi, ou sinon fascinés, profitants abondamment (parfois même pas !) des saveurs excitantes du pouvoir et de son ombre :« malheur au pays dont le roi est un enfant !

Là, un projet de loi, inique, aveugle, et profondément antagoniste avec la liberté de communication, prêt à être voté sans discernement par une armée d’aveugles à la solde d’une idéologie guidée par la loi du gain, et donc à la merci des lobbies occultes et majors financiers. La loi Hadopi fait partie des non-sens promus politiquement corrects !

Là, encore, une logique sans faille de la lutte contre l’immigration non choisie, qui me criminalise. Je fais partie des gens qui ont aidé où aident les sans papiers, volontairement ou fortuitement. J’assume, et suis prêt à être condamné pour cela. J’appelle à la désobéissance civile quand les lois vont à l’encontre de la conscience et de la dignité humaine. La France bafoue publiquement sa propre identité, et je m’y oppose. Heureusement, des artistes s’en mêlent et montent au front.

Là-bas, dans une école, des policiers occultes enquêtent et confisquent les dossiers scolaires de deux élèves particulièrement actifs contre la démarche Darcos.

De l’autre côté de l’Atlantique un homme et ses pairs profitent des avantages de l’ancienne présidence, après avoir contribué à détruire l’Irak, en mentant effrontément au monde entier, au nom du Pétrole et de l’Evangile. Ne sera-t-il jamais amené en jugement ? Mais que fait le TPI ?

Au cœur de la vie économique, nombre d’artisans suffoquent devant le poids des règlementations de plus en plus drastique, mettant l’entreprise individuelle devant les mêmes charges financières et procédurales que l’entreprise de 50 salariés.

Nous payons toujours autant d’impôts, mais l’état sous-traite le contrôle du respect des règlementations à des organismes privés, qui font payer très chers leurs nouveaux marchés, et s’enrichissent de manière éhontée.

La loi du marché, constituant du libéralisme débridé, l’idéologie suprême, qui donne tant de force politique aux financiers, est largement écartée quand il s’agit de sauver les intérêts de ces mêmes financiers fautifs, sous prétexte de sauver des emplois. Que l’état reprenne alors le contrôle mais le vrai, le juste. Et que l’on cesse de nous bananer d’idéologies changeantes au gré de la sauvegarde des intérêts.

L’âme est en danger parce que finalement le monde est dirigé non pas par l’intérêt de l’âme, mais par la loi du pouvoir, et du porte-monnaie.

L’âme doit être nourrie de bon, de beau et de vrai et est éprise de liberté. Les belles âmes sont celles qui ont pu naître et être favorisées de cette manière. Il appartient à ceux que l’on élit d’être conscient de cela et totalement dévoués à cette cause. La réalité de la vie va alors nuancer effectivement la concrétisation de cette orientation fondamentale, c’est le pragmatisme.

Les spécialistes de chaque secteur concerné doivent pouvoir s’exprimer devant les commissions ad-hoc au Parlement et au Sénat, cependant : que nos élus soient probes, honnêtes et désintéressés dans leur jugement, et aptes à reconnaître devant la réalité qu’ils n’ont pas su : c’est humain.

Je crois qu’il faut parfois se confronter à la volonté première du peuple, car celui-ci ne voit pas forcément toujours la finalité de son désir, mais un seul homme non plus. Certains sont visionnaires, mais les visionnaires ne sont pas toujours aptes à poser les actes conséquents de manière adéquate. Le dialogue, la pédagogie, la patience sont nécessaires.

On attente à l’âme aujourd’hui, de manière délibérée, en occident. Je réprouve publiquement la mise à mort de l’âme par l’obscurantisme, le marketing commercial et politique ainsi que la monétarisation ou l’instrumentalisation des valeurs qui font la dignité humaine.

Je me bats avec les armes qui sont les miennes : la parole, la présence, l’honnêteté, la vérité, et l’amour que j’ai pour l’humain.

«Aimez l’Homme en celui dans lequel vous ne pouvez aimer la Personne» (auteur ???)

Olivier SOMMER

Du jour du repos en politique

(02/11/2008)

Il y a quelques millénaires de cela, la quatrième d’un ensemble de dix paroles énonçait clairement :

« …Souviens-toi du jour chômé pour le mettre à part : pendant six jours tu travailleras, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour, c’est un chômage…que tu mettras à part….Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille ni ton serviteur ni ta servante, ni tes bêtes, ni les immigrés qui sont avec toi… » (traduction libre et partielle)

Texte ancien, décrié ou fanatisé, rejeté ou constitutif, source de destruction ou de structuration…Quoiqu’il en soit : texte fondateur.

Au delà des émotions primaires, il peut être convenable de nous pencher sur ce que nous pouvons entendre.

1) « Se souvenir »: nous, humains, oublions. Nous oublions ce que nos pères ont découvert. Nous oublions vertus ou malheurs, conséquences de tels et tels choix de vie ou de société. Nous nous oublions nous-mêmes, nous oublions jusqu’à notre présent et même notre avenir. Se souvenir est donc primordial. Se souvenir c’est chercher dans notre mémoire personnelle, familiale, collective, historique, le pourquoi originel des choix, des orientations, des décisions, des enseignements, des lois. Se souvenir permet de défaire ce qui a été mal fait, de refaire quelque chose de mieux. Se souvenir permet de continuer ce qui est positif. Se souvenir permet d’actualiser une chose bonne dans son principe, mais inadaptée pour notre situation. Se souvenir c’est fonder nos choix.

2)« Jour chômé » : Nous, humains sommes contingentés par le besoin de se nourrir, se vêtir, s’abriter, et protéger nos enfants, le travail est donc est une nécessité. De plus, dans notre culture occidentale, le travail est aussi constitutif de l’identité individuelle et sociale et entre donc dans les besoins psychologiques fondamentaux de l’être. Pourtant, de tous temps, le travail est autre chose que réponse à tout cela. Instrument primordial de l’autonomie et de la liberté de l’être, il est malheureusement dévoyé par nombre d’entre nous qui font du désir de pouvoir et de possession, ou du sentiment de devoir exacerbé, ou culpabilité mal placée, etc. prétexte à s’asservir et/ou asservir les autres en oubliant le nécessaire repos, l’arrêt indispensable, la suspension primordiale, dont l’être humain a besoin pour prendre de la distance par rapport à la contingence, vivre ses relations : à lui et aux autres, pour aimer et être aimé, pour regarder grandir les enfants, pour entourer nos aînés, pour accompagner les mourants. Pour ne rien faire. Ëtre dans le gratuit , l’apparente inutilité, la vacance, le manque. Pour être dans la confiance aussi. Chômer un jour sur sept, c’est vivre et exister gratuitement. Et plus, peut-être, aujourd’hui qu’hier, avons nous besoin de gratuité vitale. Régulièrement.

3) « Six jours pour accomplir tout son ouvrage » : Contenir. Oui, faire contenir tout notre ouvrage sur six jours, pour chômer le septième. Le travail peut nous posséder 6/7ème des jours. A l’être humain de « faire contenir » tout son ouvrage dans ce 6/7ème. C’est faire preuve d’initiative, d’organisation et de confiance pour l’impossible que de contenir tout notre ouvrage dans un temps limité et différencié. C’est une limitation de notre toute puissance, un rappel à la sérénité et l’humilité. 6/7ème, c’est émettre l’idée d’une valeur du temps, différenciée du dernier 7ème, mis à part.

4) « Pour tout le monde, y compris les bêtes (outils de production), et les immigrés (souvent en situation de fragilité, de tous temps !) » : Un jour à part pour TOUS : Ne considérons pas certaines catégories hiérarchiques ou sociales comme différentes et ne nécessitant pas des mêmes dispositions favorables. Ce 1/7ème là, il est liberté pout tous et chacun. Il est repos des bêtes et des machines, des patrons et des ouvriers, des indigènes et des étrangers, des hommes et des femmes, des adultes et des enfants. Ce jour de chômage est littéralement « mis de côté pour ». Il n’est pas un jour comme les autres, il m’apprend à différencier. Différencier, il y aurait tant à dire sur ce mot : dans la société que nous formons il y a tant de domaines que nous dédifférencions, pour le malheur bien souvent, de beaucoup, voire de tous. Différencier c’est identifier. Ce jour-là est différent, il est liberté : pour tous : pas d’exclusion.

Alors, de quoi se souvenir ? L’être humain est-il plus surhomme qu’avant ? Avons nous une société mieux portante qu’avant ? L’indifférenciation des jours fera-t-elle progresser la société ? Le nombril de notre vie que sont : le pouvoir d’achat, le « quand je veux comme je veux », le « tout de suite et maintenant », la possession, l’asservissement mutuel, le commerce au-dessus de tout autre considération, structurera-t-elle chacun de nous, et les plus faibles en particulier ?

L’être humain n’est il fait que d’achat et de consommation ? Sommes nous aveugles sur le mur dans lequel nous fonçons en mesurant la santé de notre civilisation et de notre pays à la seule aulne des chiffres de la croissance et du commerce extérieur ?

La valeur d’une entreprise se mesurera-t-elle toujours à la seule valeur de ses actions et de leur rentabilité ?

Quand le politique reprendra-t-il la place qui lui convient : rendre la nation auteur de sa destinée, en présentant une vision holistique de la nation et de l’individu, en limitant l’invasion des forces financières dans les décisions de société, en faisant l’autocritique des évolutions de pensées qui ont conduit notre pays dans cette situation de misère sociale et humaine ?

Que nous soyons dans un monde globalisé, certes ! Mais que cela ne soit pas prétexte à abandonner l’ambition d’être une nation de valeurs, une nation qui va vers le haut et qui serait de nouveau un modèle et un repère pour d’autres.

Est-ce le véritable désir des personnes composant les foules que le « j’ai donc je suis » ? Ou est-ce l’expression la plus facile et connue d’une méconnaissance de ses vrais désirs, une impossibilité de dire son mal-être et de la regarder en face ? Un jour par semaine, j’ai la liberté d’avoir un temps pas comme les autres, qui m’appartienne, qui me permette, de vivre autrement avec les autres ayant cette même liberté.

Olivier SOMMER

Saurons-nous nous rassembler?

L’effort de structuration est en marche en Dordogne pour les adhérents Modem. Certains, dans des discussions que j’ai eues en privé avec eux m’ont fait part cette semaine de leur inquiétude et de leur frustration de ne pas avoir été choisis pour participer à ce fameux Bureau executif élargi UDF-MODEM du 24. Dont acte. Il ne pouvait en être autrement. Et je veux ici leur témoigner ma compréhension, et les assurer de la bonne direction suivie par ce nouvel et forcément éphémère organe.

Je n’ai pas la qualité pour rapporter ce qui s’est dit le 12/10 lors de sa première réunion. Je peux cependant affirmer que c’était vivant, et que les voix d’outretombe de Seignosse ont su se faire entendre et être entendues. Ne voyez pas dans la précédente une jolie périphrase pour dire que c’était violent, car cela ne l’était pas. Ce fut productif.

Dans quelques semaines nous allons tenter de rassembler l’ensemble des adhérents Modem de Dordogne pour un temps de prise de contact, et de travail.

Nous avons du pain sur la planche, car notre mouvement politique doit, pendant l’élaboration de ses valeurs et de ses projets, ainsi que de son organisation interne, devenir une machine à révéler des personnes de valeurs, des meneurs/ses, capables de remporter des élections, de promouvoir des élus en position de négocier un programme et une éthique Démocrate, au sein éventuellement d’autres majorités politiques.

Concrètement : saurons-nous nous rassembler en grand nombre sur l’invitation à cette réunion départementale ? Je VEUX voir des têtes inconnues, des gens qui ne se sont pas encore engagées lors des élections présidentielle et législatives. Nous avons besoin de personnes de la société civile, partageant nos valeurs, celles si bien exprimées par François Bayrou, pour porter nos couleurs, nos projets pour développer la Dordogne et ses communes. Besoin de personnalités nouvelles, bien implantées, désintéressées quoiqu’ambitieuses. Dans toutes les communes, y compris Périgueux.

Il est tard, mais c’est encore possible.

Pour cela, j’invite tous les adhérents et sympathisants Modem, à se mobiliser, à regarder autour d’eux, au milieu d’eux et identifer les potentiels, et les motiver à se révéler. Dans toutes les communes de Dordogne.

N’oublions pas ce qui nous porte, et nous pousse. La Dordogne est un département sinistré. Derrière de grands discours, et malgré plusieurs députés issus de la majorité actuelles, mais aussi des socialistes bien implantés en Dordogne, notre Périgord vivote et se contente de peu.

Un département à promouvoir

Une autoroute Paris-Espagne pourrait naturellement nous traverser. Une ligne ferrovière Paris-Espagne pourrait naturellement nous traverser, reliant naturellement Périgeux et Bergerac.

Nous pourrions mettre à profit notre climat privilégié pour re-développer une agriculture et une production agro-alimentaire à forte valeur ajoutée.

Un réseau dense de transport en commun reliant toutes les places fortes périgourdines est absolument nécessaire. Le désenclavement des zones reculées est indispensable. Les routes sont abominablement entretenues : Une simple couche de « peinture noire » avec quelques graviers jetés négligemment par-dessus est la plupart du temps employée, à la honte – je le clame haut et fort – des décideurs actuels et précédents, comme un simple fard pour cacher la misères des départementales et des communales. Des pièges à motards meurtriers, mais les quatres roues ne sont pas exemptées de risques graves !

Haro sur la passivité et le repli sur soi !

Alors ! Resterons nous inactifs ? Nous avons du pain sur la planche. La Dordogne doit changer de mentalité ! Les Périgourdins doivent changer de mentalité, adopter une plus grande ouverture d’esprit. Il faut changer les mentalités. Cela prend entre 10 et 30 ans. Alors mettons nous au travail !

J’encourage tous et chacun à prendre des initiatives, au niveau local, associatif, politique, professionnel, à parler, dialoguer, discuter, éduquer, disputer aussi, âprement s’il le faut, les négligences de tous ordres. Et même et surtout, continuer à se remettre en question. Dans la bienséance et le respect des personnes bien entendu ! Ne l’oublions pas. C’est en nous changeant nous-même qu’on changera le monde !

Créons des activités économiques, prenons des risques, enseignons à nos enfants ce qu’est une nation intelligente, industrieuse, active, noble, prenant soin des plus faibles, et encourageant les malheureux, redonnant de l’espoir à tous et à chacun, sans jamais oublier ce qui fait la dignité d’une nation : la reconnaissance et la valorisation de l’aspiration vers les plus hautes valeurs de l’âme humaine, de l’âme de chacun de ses citoyens/nes.

Saurons-nous rassembler, et nous rassembler ?

Je veux vous voir nombreux lors de la prochaine réunion départementale ! Alors :

A BIENTÔT !

Olivier S.

Alea Jacta Est

Est-ce que tout ira mieux ?

136 votants, 7 bulletins blancs ou nuls, 76 pour Sarko, 53 pour Ségo, résultat indiscutable ! à 18h20, je quittai le bureau de vote de St Martin des Combes, ma commune, avec déjà une certitude : Nicolas venait de devenir président. Mais avec quel score exactement ? Vive internet et nos voisins européens : à 18h30 j’étais au fond de ma campagne (« à mille miles de toute terre habitée.. » euh…) en train de pianoter sur mon Mac et de surfer à la vitesse ADSL sur les sites Suisses, Allemands et Belges pour admettre le prévisible,

la France est riche :

puisqu’elle vient de voter pour une droite dure. Retour de bâton de mai 1968. Il est désormais interdit de ne pas interdire et obligatoire d’obliger…

Johnny ne s’en est pas trompé lui qui vient déjà de demander à Nicolas une demande de nationalité française afin de payer désormais moins d’impôts en France qu’en Suisse ou à Monaco…

Bon trêve de plaisanterie. Qu’est-ce qui nous attend ?

Je ne pouvais m’empêcher de regarder cette foule en liesse pendant que Nicolas et sa suite fonçaient, toutes sirènes hurlantes, à des vitesses interdites, en brûlant je ne sais combien de feux rouges et grillant implacablement Stops et « cédez le passage » dans un capharnaüm de motos en délires, occasionnant chûtes, portières enfoncées et rayées, rétroviseurs explosés, dans une démarche générale d’amnistie bienveillante de la part d’un nouveau père du peuple.

Et cette observation de gens pleurant de bonheur me renvoyait à tant de faits similaires, suivis comme de coutume de lendemains qui déchantent.

Restons zen, maintenant nous sommes bien obligés de faire avec, malgré et sans !

Je fais partie d’un peuple en démocratie. Et ce peuple a choisi selon les règles qui sont les siennes. Je veux donc accorder comme il se doit un temps de grâce à notre nouveau président, attentif le temps de grâce, mais limité aussi. Dans le temps.

Les discours, hier, de Nicolas sarkozy m’ont primairement émus, mais je suis sur le qui-vive. J’attends de voir.

Qui a voté sarkozy ?

Je le sais moi :

Des personnes de plus de 75 ans qui sont nostalgiques du paternalisme.

Des personnes de 30 ans qui réfutent le laxisme et le manque de conviction présidant à leur propre éducation et celle de nos enfants.

Des personnes de 20 ans sans père.

Des cinquantenaires au chômage.

Des personnes de ma génération, ayant une place dans la société et désirant la garder.

Des personnes arrivant à la retraite, ayant réussi, aisées, voulant transmettre les quelques biens qu’ils ont acquis à leurs enfants sans que l’état le leur reprenne.

Des amoureux de l’ »ordre naturel des choses ».

Des religieux et pieux séduit par la l’amour de la « morale » de Sarkozy

etc, etc.

Enfin, des personnes, comme vous et moi, de toutes conditions sociales, physiques, financières, professionnelles, etc, qui pensent « qu’il faut remettre de l’ordre dans tout cela ! »

Et elles ont RAISON !

Le problème reste celui-ci : de quelle manière ?

Pour rester humaniste, démocrate et « généreux » il faut une vigilance de tous les instants. Pour redonner sa place à la morale, encore faut-il avoir une morale et une éthique, et là, rien qu’à voir hier soir, c’est pas gagné ! Pour revaloriser la valeur travail encore faut-il revaloriser la valeur du travail.

Mais j’attends de voir. Comptez-sur malgré tout sur moi pour monter au créneau dès que le besoin s’en fera sentir !

Démocratiquement,

Olivier Sommer

La Gourde ou le Gourdin?

(03/05/2007)

J’ai fait la même chose que vous hier soir : je suis allé me coucher, mais comme 23 million de français j’ai regardé le match SS (Sarko – Ségo) : Match totalement nul ! Guerre de tranchées. beaucoup de victimes innocentes.
Mais je vais vous dire franchement : j’ai eu honte pour Ségolène. 2 erreurs majeures sur des dossiers sensibles : c’est la Mrs Bean de la politique !Sarko n’a pas beaucoup brillé, mais au moins il est resté calme et courtois. Question dossier du nucléaire : pas brillant non plus !
Mais enfin, à quelle sauce allons nous être mangé lundi ?
Entre la gourde et le gourdin…le vote blanc, nul, l’abstention, Ségo ou Sarko ?
Je suis le maillon faible : au revoir !

Olivier

Voter avec angoisse

Je vais voter dimanche ! Je vais voter Ségolène. Je vais voter Ségolène par dépit, par réjection et par sens des responsabilités mais avec angoisse !

Le collectif « pas de zéro de conduite« , auxquel j’adhère, vient de me faire parvenir un mail que je reproduis ci-dessous :

 

Le collectif Pasde0deconduite a interpellé dans unelettre ouverte les candidats à la présidentielle au sujet de la loi sur la prévention de la délinquance qui prévoit la levée du secret professionnel au profit des maires. Dans ce courrier du 20 mars 2007 nous demandions : « Si vous êtes élu(e), comment entendez-vous agir pour garantir aux familles les plus en difficulté une protection scrupuleuse de leur vie privée et favoriser de véritables actions de prévention auprès des enfants et des familles hors de toutes dérives sécuritaires et prédictives ? A cet effet abrogerez-vous les dispositions de la loi sur la prévention de la délinquance (article 8), qui portent atteinte au secret professionnel dans le domaine de l’accompagnement social et de la santé ? ».

 

Dans sa réponse, N. Sarkozy confirme le dispositif d’information aux maires dans un but de prévention, tout en convenant que si à terme ce dispositif s’avère « néfaste », il pourrait être revu.

Dans sa réponse, S. Royal prend position contre le dispositif de levée du secret professionnel et d’information du maire et souhaite que les actions de prévention respectent « les droits fondamentaux des personnes », « l’éthique » et « ne soient pas détournées ».

Vous trouverez en cliquant sur les liens la réponse de Ségolène Royal et la réponse de Nicolas Sarkozy. que nous avons transmises à la presse le 28 avril 2007 (lire notre communiqué).

Par ailleurs le collectif Pasde0deconduite a publié le 13 avril 2007 un communiqué intitulé : Non, les gènes ne commandent pas le comportement et le destin des humains, faisant suite à l’utilisation dans le débat politique d’arguments sur l’influence supposée de la génétique sur les comportements.

> Notre collectif poursuit son travail : rencontre scientifique Pasde0deconduite à l’automne

Le collectif Pasde0deconduite organise à l’automne une rencontre entre scientifiques sur la prévention et la petite enfance qui réunira des neurobiogistes, des généticiens, des chercheurs en sciences humaines, en sciences de l’éducation, des praticiens de la santé, du psychisme et de la petite enfance, etc.

Vous trouverez plus d’information sur nos initiatives en consultant le dossier de presse diffusé le 20 mars par le collectif Pasde0deconduite.

> Pensez à suivre les actions et réflexions de Pasde0deconduite, rendez-vous régulièrement sur le sitehttp://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/.

 

Je crois que le programme économique de Sarkozy tient mieux la route que celui de Royal. Mais il est déshumanisé. Lors de sa visite à un foyer de femmes en détresses la semaine dernière, l’attitude de Sarkozy a fait dire de lui à Simone Weil : « il n’a pas compris à quel point ces femmes étaient brisées »

Je crois que la France à besoin de se remettre au travail, mais on ne fait pas travailler des gens exangues sans remise en condition.

Sarkozy ne veut pas revaloriser le travail, il veut que seule la quantité de travail soit valorisée ! Je suis stupéfait de cela et je m’inscris en faux sur ce point !

Je ne sais ce que l’avenir nous réserve mais ce n’est apparamment pas bien reluisant.

Nous sommes plusieurs à nous préparer à entrer en résistance, après des décennies de somnolence ronronnante.

A bientôt un autre article sur la perversion instituée de lois et décrets qui nous touchent tous.

Haut les coeurs !

Olivier Sommer