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Tourner les pages – Prose

Tu as ri, tu as grandi, tu as aimé, tu t’es battu, tu as tempêté, et puis tu t’es lassé

Tu as rugit de joie, jouissance et de plaisir, de désespoir, d’espoir  et de colère

Et puis tu as tourné des pages.

D’abord des pages de livres et de BD, du « Petit Ami » ou « des Malheurs de Sophie ».

Plus tard des pages des « Belles histoires  de la bible » des « Héros et Merveilles », de la « Mare au Diable », des « Mémoires d’outre-tombe » ou de « Hannah ».

Tu as tourné les pages d’une Bible, de Rachi ou du Coran.

Et puis tu as tourné les pages de ta vie.

 

On t’a dit « c’est écrit », « tu dois croire », « te mesurer à l’Etalon de la Vie »

Pourtant à l’Ecole on t’apprenait à lire, interpréter et décrypter.

Et puis ailleurs on te disait « c’est écrit! c’est comme cela! ne cherche pas derrière les mots! »

Tu as tourné les pages de ta vie et tu t’es bien aperçu

de la folle farandole des présidents des pasteurs et des dévots.

Tu t’es bien aperçu que la vie était un théâtre,

des babioles de désespoir des êtres de pouvoir, ou tu servais de marque-page.

 

Qui est ce Jésus que l’on persécute, que l’on invoque?

Dont on culbute les idées et les gestes pour le posséder sans équivoque?

Emmanuel est Got Mit Uns, et l’on dit « Amen ».

Qui est ce Jésus dont le Dieu reconnaîtra les siens?

Qui est ce Dieu qui punit et terrifie pour mieux servir à ceux qui l’emploient à une illusion de paix sociale?

 

Tu as ri, tu as grandi, tu as aimé, tu t’es battu, tu as tempêté et puis tu t’es lassé

Tu as crié de joie, de plaisir, de désespoir, d’espoir et de colère.

Et puis tu as recommencé.

Tu t’es mis à tourner les pages à l’envers, comme on lit en Orient.

Tu as tourné les pages des apparences et tu es passé de l’autre côté du miroir.

Tu as tourné la page d’un Dieu terrifiant pour aimer un Dieu terrifié.

Tu as tourné la page d’un Dieu de pouvoir pour adorer un Dieu de Fraîcheur

Tu as tourné les mots et les idées, les principes et les valeurs, tu es passé de l’autre côté du miroir

 

Tu dois tourner les clefs dans les serrures, comme on a tourné la tienne.

Tout retourné, tu tournes la page de l’ombre et tu te réjouis enfin du miroir brisé.

Tu sais aujourd’hui grâce à l’amour des faibles

Que tu es un grand fêlé, comme Jésus qu’on a brisé.

Aime la vie, aime le plaisir, aime les gens, Aime ton Dieu

Aime la tristesse, aime la souffrance, aime la révolte, aime la Joie.

Heureux es-tu car tu as tourné les pages, tu as lu à l’envers, et tu t’es brisé

Heureux es-tu toi qui, grâce à ta fêlure, laisses passer un peu de La Lumière!

 

 

Olivier SOMMER, mars 2014

Actualisation du site

(06/09/2008)

Parfois, au hasard des rencontres, l’on me dit : « tiens, au fait, je ne vois rien de neuf sur ton site ! », ou alors « tiens, au fait, je ne suis pas allé sur ton site depuis bien longtemps, qu’y a-t-il de neuf ? »

Bof. Il faut que je précise. Il y a bien longtemps (pour moi une éternité, pour le calendrier 4 années depuis 06/2008), je quittais une vie, une région, un personnage, un désespoir et des réponses et certitudes millénaires, centenaires, décennaires..Bref…

J’avais fait le recensement de mes « amis » de là-bas, et devant le nombre de tristesses sincères de me voir partir, je promis de les tenir informer par l’intermédiaire de ce qu’il faut bien appeler aujourd’hui un « blog ». Je l’appelle « mon site ».

Mon site devait me servir aussi d’exutoire, de réflexion ouverte, de thérapie aussi.

Puis vint le temps de la réinsertion dans le monde du travail, avec des horaires difficiles, une moins grande disponibilité, et surtout un apaisement progressif, probablement aggravé par une léthargie psychologique provoquée par la routine et l’abus de travail et d’activité.

Les périodes d’écriture coïncident donc désormais avec les immobilisations forcées (opérations des poignets, maladies ou autres), mais aussi avec les grands moments que je vis intensément, et qui orientent de manière significative ma pensée, mes actes, mes décisions, mon mode de vie.

Oui mais. ce qui précède n’est pas une science exacte.

Vous ai-je précisé par exemple que la société HOLIS FROID que j’ai créée et que je dirige, a embauché cet été deux CDD de 1 mois pour l’un et 15 jours pour l’autre, pour répondre à l’afflux de commande et de travail ?

Oui il y a du travail. Nous venons de terminer notre première année fiscale, et sans avoir le bilan, je peux tout de même affirmer que nous avons beaucoup travaillé, beaucoup dépanné, et pas mal vendu. La spécialisation grandissante d’HOLIS FROID en Froid de transport nous permet une pénétration de plus en plus importante sur la Dordogne. Mais c’est encore le froid traditionnel et le SAV qui font notre principal CA. Une apparition modeste dans le marché de la climatisation d’engin nous permet de jouer un véritable rôle de service dans notre milieu rural. Bref, d’excellentes perspectives d’évolution, une année plutôt réussie et beaucoup de satisfactions pour mes associés et moi-même.

Mais il y a aussi le permis de conduire de Yann en novembre 2007, sa première voiture détruite 3 semaines plus tard sur une plaque de verglas en virage, et 4 mois d’efforts et de travail en pleine année du Bac pour la rembourser à qui de droit, pari réussi ! ainsi que le BAC, avec mention Bien en plus, le salopard ! Cette semaine Yann est rentré en 1ère année de BTS « MCI » (moteurs à combustion interne), à Périgueux. HEU REUX.

Ne devrais-je pas parler, incidemment, d’un changement radical dans la composition du foyer ? Puisque Mélissa, ma fille aînée, vient de partir de la maison au 1er septembre. Elle est désormais résidente en foyer de vie à 60 km d’ici. Nous nous préparions à ce moment depuis deux ans déjà, attendant qu’une place se libère. Après une semaine, elle est très heureuse d’y être.

Quant à Manu, mué il a, grandi il a, moments d’absences il a, faire du vélo il aime, problèmes réguliers avec la nourriture il a, et toujours en IME à Bergerac il est. Egal à lui même, en pleine adolescence.

Et Jacqueline, toujours fidèle au poste ma tendre compagne, sa 3ème année en « contrat d’avenir » dans les écoles environnantes, ces fameux contrats sans avenir. Une possibilité de voir se transformer son CDD en CDI avec changement de compétences, ne rêvons pas ! Et pourquoi pas ?

Allez, @ plus !

OlivierS

Holis Froid : Le Froid dans tous ses états!

Salut à tous !
Depuis le 1er octobre 2007, je suis l’heureux gérant d’une toute nouvelle entreprise en Dordogne. La sàrl HOLIS Froid. Comme son nom l’indique, elle est active dans le domaine du froid et de la climatisation, fixe et embarqué. Installer ou réparer une chambre froide , une clim réversible ou dépanner un fourgon frigorifique, c’est notre vocation. Les débuts sont très prometteurs, et l’avenir nous parait intéressant. Installés à Vergt, en plein centre de la Dordogne, nous pouvons donc intervenir sur l’ensemble de son territoire.
A bientôt sur www.holis-froid.com

La Sologne en Dordogne : des moutons à la Roque Basse

Pour ceux qui en doutaient, c’est fait !

Mouton_RB_2Des moutons à la Roque Basse

Rappelez-vous, vous mes amis, ces fameux projets de moutons. « Des lubies » pensiez-vous. »ça lui passera » sentenciez-vous…

Ben oui, c’est arrivé. Je les ai mes moutons. Et ils sont beaux !

Mais je n’aime pas l’info brute. Elle n’a finalement aucun intérêt en elle-même. Elle ne peut être digne d’écoute et d’attention qu’au sein de l’Histoire, ou au moins d’une histoire.

Alors je vous raconter une histoire, ou plutôt, je vais vous dessiner un mouton – des moutons…

Au 18e et 19e siècle, St Martin des Combes faisait partie du grand vignoble du Périgord Poupre, et plus précisément du grand Bergeracois. Je ne sais encore quel genre de vin on y produisait, mais ce qui est sûr c’est que l’on envoyait la plus grande partie de la production vers la région Bordelaise et son port, et de là vers… A l’époque, la forêt reculait devant les vignes.

Parallèlement, et plus anciennement, il y avait aussi des troupeaux d’ovins. En témoignent deci-delà quelques vieilles « cabanes » de bergers, en fait des huttes de pierres sêches, bâties sur le sommet de petites collines dominant des pentes arides et caillouteuses, parsemées de nombreux fossiles. Les bergers les bâtissaient pendant que les troupeaux paissaient.

Enfant, je parcourais joyeusement ces collines en rêvant à ces troupeaux fantômes… et à leurs hypothétiques bergères.

Cela fait 30 ans. A l’époque, de petits agriculteurs cultivaient leurs terres, et faisaient paître des élevages de bovins. Malgré la baisse des revenus agricoles, les exploitations se maintenaient grâce aux doubles emplois des fermiers. Maçons ou ouvriers du bâtiment l’hiver, pour ramener quelque argent frais dans le ménage. Pour reprendre le collier de la culture et des moissons au retour de beaux jours.

En 1982, quand je passai une année à la Roque Basse, pour m’essayer à l’agriculture, je repoussai la végétation anarchique et envahissante grâce au gyrobroyeur. Appareil attelé derrière un tracteur qui broie les végétaux grâce à une grosse lame tournante, un peu comme une tondeuse géante.

J’avais donc relativement bien nettoyé l’ensemble des 12 hectares qui m’étaient confiés.

Mais, pendant 22 ans d’absence des propriétaires légitimes, et aucun entretien régulier, en même temps que la désaffection des chemins vicinaux et l’abandon des terres environnantes faute de cultivateurs, notre paradis fut envahi par des taillis anarchiques et épouvantablement épineux. (Epineux que nous appelons ici « prunus maxima emmerdatus »).

Quelques tentatives de nettoyage par le gyrobroyeur, quelques pneus crevés en plein champ, les casses mécaniques de notre bon vieux tracteur fêtant ses 41 ans cette année, et enfin l’énorme quantité de temps et d’hydrocarbures nécessaires m’ont amené à l’idée que des moutons seraient un style de débroussaillleuse intéressant.

Quand Eric et andré sont venus vivre leur retraite ici dans leur propriété, je leur avais soumis l’idée, mais des animaux, cela signifie contrainte et un certain dévouement en ce qui concerne les soins réguliers. Donc…un voeu pieux, mais qui faisait son chemin dans ma tête.

C’est donc tout naturellement que j’évoquais le désir d’avoir des moutons auprès des amis avec lesquels je partageais mes projets de changement de vie en 2004. Certains se sont moqués de moi gentiment et se sont amusés de l’idée très tendrement bien sûr… Vous souvenez-vous ?

Il fallait seulement que je trouve la race qui convienne aux exigences du terrain et de la situation.

Ce fut chose faite fin 2005.

Mme_Pin_Yann_agneauBerger en herbe: 4 jours, au biberon car la fratrie est trop nombreuse…

Le Solognot, c’est son nom, vient donc de Sologne. Il est adapté aux terrains très pauvres. Le bord de la Loire étant sablonneux il ne garde quasiment pas d’éléments nutritifs dont les plantes nourrissantes ont besoin. Beaucoup de sous-bois ligneux, et de grands espaces qui obligent les bêtes à parcourir de grandes distances pour se nourrir. Le Solognot est parfaitement adapté à cet état de chose. Ces moutons ont la faculté peu commune de manger en marchant. Ils sont d’une résistance exceptionnelle, aussi bien physique que physiologique.

J’avais besoin de ce genre de bêtes, véritables débroussailleuses vivantes, capable de valoriser les friches, et exigeant très peu de soin. Vous imaginez aisément pourquoi !

Trois brebis et un agneau mâle pour commencer. Un voyage en Sologne, une rencontre inoubliable avec un couple d’éleveurs extraordinaires, Alain et Nicole PIN, dont l’histoire m’a particulièrement touchée.

Mr_PinLe berger et le biberonné

troupeauTroupeau de Solognots, Une race sauvée de l’oubli

Tete_agneauJuste sevré : Un futur géniteur

attrape_moi_si_tu_peuxAttrape-moi !…si tu peux..,C’est la course, heureusement il y a les chiens.

Voilà plus d’un mois qu’il sont là, et c’est un régal de les voir se régaler d’un rien.

mouton_RBTondeuses, La mise de fond est conséquente, mais au prix de l’essence, c’est économe à la longue.

Mais ici tout pousse tellement bien et vite, qu’ils ont beau manger et manger encore, c’est comme si ils n’étaient pas là. Tant pis. On attendra qu’ils se reproduisent.

Pour les amateurs, la viande est excellente, et l’année prochaine, à Jérusalem….un petit méchoui de derrière les fagots… pour les intéressés, s’inscrire à l’avance.

A bientôt,

Olivier S.

Recherche Truffes passionnément

Petite saison que l’automne-hiver 2005. Peu de truffes au RDV. Mais tout de même.

Quelques rayons de soleil et de la persévérance me permettent de vous présenter quelques images précises de mon cavage de la truffe.

Je vais sur le terrain vers 12 hres. Le soleil brille. la terre est meuble à la suite des pluies et de la neige de janvier. Merveilleux.

TruffieresTruffières

Je commence par passer avec une baguette de bambou sur les zones suspectes pour détecter la mouche.

Une fois détectée, je m’assoie et je laisse la truffière naître à la vie devant moi. C’est étonnant de constater le fourmillement de vie qui peut apparaître, malgré le froid vif qui règne.

La_moucheLa mouche à…

La nature est merveilleuse. petit à petit je vois les mouches se disputer l’endroit à pondre. Quand je suspecte fortement l’endroit à fouiller, je le marque avec un bâtonnet.

Quand j’ai fini de prospecter, je creuse à l’aide d’une cuillère pour ne pas abimer le système racinaire parasité par la précieuse Mélanosporum.

J’ai de la chance, elles sentaient bon, elles sont deux.

Les_jumelles_odorantes_et_gouteusesJumelles odorantes et goûteuses

Apres_nettoyageTruffes après nettoyage

J’en découvrirai d’autres dans la semaine, et nous sacrifions une truffe pour faire du foie gras.

truffer_le_foie_grasTruffer le foie gras

Merci mère nature, merci Eric et Andrée de vous être occupés d’elle voici 20 ans.`

A notre tour, maintenant.

Bon appétit !

pret_a_cuireCuisson au Schlemmertopf

Photos premières

J’aime la photo. Ou plutôt, j’aime les belles lumières et les beaux objets. J’aime les beaux visages et les expressions, les corps et les attitudes.

Mon premier appareil numérique était un Sony DSC compact. Je l’ai gardé très exactement 7 ans et j’ai fait environ 3500 photos avec. Sans réaliser jusqu’à la création de ce site et son développement, qu’au delà de l’aspect « journalistique » de mes photos, j’aimais vraiment « saisir l’instant ». Ces deux dernières années ont vu se développer chez moi, sinon un sens, du moins un goût artistique. En cherchant les lumières, en faisant des portraits, je me suis vite heurté aux limites de mon brave Sony. J’ai commencé à m’intéresser aux reflex numériques. Et mon choix s’est porté sur un Canon 350D. J’ai attendu un an, et je possède cette merveille depuis 1 mois 1/2. Inutile de vous dire que je ne sais pas encore me servir du meilleur. Ni que je suis un novice en matière de prise de vue. Mais je découvre jour après jour les immenses possibilité de cet appareil, en même temps que ce qui m’attire vraiment en matière d’image.

Je vous laisse découvrir quelques unes des photos que je préfère. Elles sont bien évidemment toutes réduites de 2 à 8 fois suivant le cas.

Si vous désirez les télécharger telles quelles, vous pouvez le faire gratuitement et les utiliser uniquement pour votre agrément, simplement en me remerciant et en m’indiquant lesquelles par mail.

Pour une utilisation à des fin associatives ou documentaires sans but lucratif, veuillez me demander mon accord, et indiquer mon nom en marge des photos employées.

enfin, au cas ou vous désireriez vous servir d’une ou de plusieurs photos à des fins publicitaires ou commerciales, je vous enverrai volontiers le fichier en taille réelle contre une participation à mes investissements. Bonnes visites.

Olivier S

arc_en_cielArc en ciel

belle_soireeBelle soirée

Cedre_enneige_NBCèdre enneigé

ciel_changeant_2Ciel changeant 2

ciel_changeantCiel changeant

ciel_d_orageCiel d’orage

ciel_d_orage_2Ciel d’orage 1

ciel_rougeoyantCiel rougeoyant

coucher_de_soleilCoucher de Soleil

coucher_de_soleil_1Coucher de Soleil

crepusculeCrépuscule 2

Crepuscule_a_EngunaudCrépuscule à Engunaud

Crepuscule_2Crépuscule

dentelle_noire_sur_fond_bleuDentelle noire sur fond bleu

en_PerigordEn Périgord

EngunaudA Engunaud

Fleur_passiflorePassiflore dans le Haut Médoc

Geneveà Genève

Le_courageLe Courage

lever_de_soleil_en_janvier_1Lever de soleil en janvier 1

lever_de_soleil_en_janvierLever de soleil en janvier

Matin_d_automne_en_PerigordMatin d’automne

neige_en_Perigord_PourpreNeige en Périgord Pourpre

perigueuxPérigueux – l’hôpital

Pres_du_bacPrès du Bac

Puits_2Puits 2

Puits_NBPuits NB

recyclageRecyclage

Soir_a_St_George_2Un soir à St georges 2

Soir_a_St_georgeUn soir à St georges

Soir_a_St_Georges_3Un soir à St Georges 3

soleil_de_janvierSoleil de janvier

truffiereTruffière

La Saga du Bungalow (6/6) Suite et Fin

Tout se précipite !

Marraine,

Mon précédent article traitait des travaux réalisés jusqu’en octobre dernier. Je me demandais si nous pourrions rentrer dans notre nouveau home pour les fêtes. C’était mon but et mon désir. Mais j’avais appris entretemps un axiome digne de Lapalisse, soit le « Principe de machin » qui dit à peu près ceci :

« Tout travail met toujours plus de temps que prévu pour être accompli, même quand on applique le Principe de machin »

N’est-ce pas ? Je confirme !

L’équipe se lasse, on aimerait bien parfois passer un week-end tranquille. Mais foin d’oisiveté coupable, tous continuent. L’habillage des parois intérieures continue. On alterne bois, placo, crépi, enduit à l’ancienne, peinture sablée, carrelage.

Chacun de nous est chef de travaux d’une pièce, ou d’un revêtement particulier. Jacqueline mène les travaux de déco des chambres d’une main de maître(ses).

preparation_supportpréparation des chambres

chambre_parentune chambre finie

Yann_habille_placoYann, les parois de la pièce centrale et le bois en particulier.

paroi_WC_encoursParoi WC en cours

parois_bois_finiesparois terminées

Bibi ce sera le montage et branchement des sanitaires .

Branchement_evierbranchements évier + LV

colonne_douche_poseepose colonne et bac douche

branchement_MalSpécial Lave Linge

WC_posesWC posés

…La pose de faïences et de crépis et enduit.

pose_faience_SDBCarrelage SDB encours

carrelage_sdb_encourshabillage SDB

faience_cuisine_en_courscarrelage cuisine

Faience_cuisinecarrelage cuisine

enduitsage_SDBenduisage SDB

enduit_sdb_finiEnduit SDB Fini

WC_finisWC terminés

Mais chacun se colle à tout et nous apprenons ensemble à réaliser un rêve.

hotte_cuisineUne hotte pour Noël

Au mois de décembre il faut faire le choix du type de poêle. Après maintes tergiversations, notre choix se porte sur une fin de stock chez un quincaillier de Bergerac, un bon vieux Godin entièrement en fonte capable de brûler aussi bien du bois que du charbon. En effet, présentant tous les symptômes de canaux carpiens rétrécis, je dois être opéré en janvier puis en mars des deux mains et je serais donc bien handicapé pour m’occuper du bois. Le charbon sera donc une source d’énergie beaucoup moins exigente en manipulation et tiendra le feu bien plus longtemps malgré un prix beaucoup, beaucoup plus élevé, et la distance pour aller le chercher au tarif le plus raisonnable (40km, 12,5€/25kg de boulets d’anthracite) Quand on sait qu’il nous faut en moyenne 2,5 sacs par semaine… !

godinun bon Godin

La perspective de cette opération me stresse, car je souffre énormément mais je veux terminer les travaux et être dans mon home sweet home pour ma convalescence. La date de la première opération est fixée au 25 janvier. Je ne sais pas si j’arriverai jusque là. Mais je le veux !

Le 11 janvier c’est le drame, je suis cloué par une névralgie bilatérale qui me paralyse littéralement les bras et les mains. Le médecin qui m’avait interdit la moto depuis deux mois (elle est même pas finie d’être rodée la pauvre !) me met en arrêt total.

3 jours de repos, mais le 15 janvier, assommé d’analgésiques, je donne un dernier coup de collier avec le reste de la famille, et, le soir, nous sommes dans une ambiance chalet, entouré d’une douce chaleur émanant du poêle (on l’a allumé voici 2 jours).

Les amis n’étaient pas en reste puisque, la semaine qui précédait, toutes et tous ont mis la main à la pâte, qui pour finir l’adduction du téléphone, l’autre pour déménager les meubles, l’autre encore pour aider au nettoyage de chantier.

Restent beaucoup de finitions à faire et tout l’aménagement de la cuisine. Nous vivrons encore un temps dans du provisoire et du bazar, mais au moins on est chez nous. Et ça c’est un poids qui tombe de mes épaules. Toute la famille dort dans le bungalow, avec un peu d’organisation ça passe, et on a pas l’impression d’étouffer.

Sam_Salonhome sweet home !

Voilà Marraine, le principal est fait. Tu ne reconnaitrais pas ta caravane.

On y est bien, on est chez nous avec tout le confort. C’est génial.

Merci

La Saga du Bungalow (5/6) Suite

La Saga du Bungalow – 5

Les vacances sont finies. Le 8 août je débute un CDI dans une entreprise de froid-clim à Bergerac. Où sont les heures de contemplation dont je révais depuis des années ? Dans un avenir hypothétique, si un jour j’arrive à me détacher de mon addiction au travail…et au nécessaire pour vivre… !

Bref, mes nouveaux horaires sont tellement épuisants que les heures en plus passées au bungalow sont douloureuses, tous nos dimanches y passent. Heureusement, j’ai une famille courageuse.

La périphérie étant bien avancée, il faut maintenant s’occuper du plafond et des cloisons.

Le plafond : comme je suis un grand paresseux, je n’ai pas suivi ma première idée, qui était d’habiller simplement la pente du toit en laissant toute poutre apparente. J’ai décidé de suivre cette pente depuis le bas jusq’aux panes médianes de chaque versant, puis de relier ces panes médianes en passant par un renfort que je fais descendre de la pane faîtière jusqu’à leur niveau. .

isolation_toitIsole à Sion

Ce qui amène un grand nombre d’avantages : d’abord, une rupture de volume originale et bienvenue dans un bâtiment plutôt en long. Ensuite une hauteur sous plafond diminuée de 3m à 2m55, ce qui améliorera la facilité de chauffage, mais surtout autorise le doublement de l’isolation qui passe donc de 100mm à 200mm de laine de verre croisée, ce qui est loin d’être négligeable. Enfin, ceci m’oblige à croiser le sens de mon habillage, à savoir de mettre mes planches perpendiculairement à l’axe du bâtiment, donnant alors une impression de largeur particulièrement agréable. Le résultat sera à la hauteur de mes espoirs.

pose_parois_et_plafondstructure de parois, plafonds

La lasure blanche appliquée conscieusement par Jacqueline et Mélissa est du plus bel effet et éclaircit considérablement un habillage bois naturellement plutôt sombre.

La_ZureLa Zure

Les cloisons : voulant profiter, dans la salle de bain, de la hauteur sous plafond naturelle de 3m pour y loger le chauffe-eau de 150l, je dois alors monter les cloisons WC-SDB avant d’habiller cette zone de plafond. Je choisis une structure bois pour mes cloisons.

pose_porte_salle_de_bainporte SDB: La pose

Certaines faces seront habillées de bois, d’autres de placoplâtre 13 ou 10 mm suivant le cas, hydrofugé ou non suivant les utilisations. Sur toutes les parois prévues pour être pourvues de mobilier suspendu, je mets des renforts sous forme de piliers supplémentaire ou de simples planches vissées. A terme, ces renforts accueilleront sans sourciller vis, tirefond, boulons, scellement chimique, et répartiront la charge sur des surfaces capables de les accueillir.

parois_chambre_SDB_WCça vient !

C’est ce que je fait avec les supports du chauffe-eau : les 210 kg tout mouillés doivent impérativement être suspendus : je fixe alors deux tirants depuis la pane faîtière, qui s’appuient horizontalement (le chauffe-eau est en porte à faux total) sur un chevron qui répartit la charge sur l’ensemble cloison-plafond-pane. Avant de visser mes cloisons, je prend soin de noyer quatre vis traversant mes tirants. Elles ne dépassent que du côté chauffe-eau. Quand il sera en eau, rien ne craquera : le concept est plus que satisfaisant.

chauffe-eauChauff…art

Yann prend en charge une partie des cloisons et de la pose de portes, ainsi que tout l’habillage bois.

3_portes_poseesLes portes : à G : SDB, milieu cachée : ch. 1 , à D : ch. 2

Eric, lui, est le spécialiste huile de lin. Il passe derrière Yann et traite à la brosse toutes les parois bois.

Avant de finir le plafond, je monte les boisseaux de cheminée. Le chauffage principal sera au bois et il vaut mieux prévoir cela tout de suite. Je prépare un bâti métallique, fixé sur la charpente et la structure d’une cloison, ce bâti supportera le poids de 3 boisseaux et de « l’aspirateur » en béton.

pose_chemineemontage cheminée 1

montage_chemineemontage cheminée

cheminee_poseeElle fumera !

Enfin, pour cette partie-là, je raccorde le tableau électrique.

tableau_general_non_habilleBranchement du tableau

Il prend place dans un astucieux placard, que j’ai prévu derrière le décrochement de la SDB pour la machine à laver. Ce placard est suffisamment grand pour y accueillir balais, aspirateur et autres produits d’entretien. Le tableau ne comporte que des disjoncteurs, aucun fusible. Comme dans la plupart des domaines de cette construction. J’ai préféré mettre plus cher, mais avoir un standard de confort et de sécurité plus élevé. Fini le tableau de chantier, notre alimentation électrique est définitive et c’est un grand pas.

tableau_general_habilleTGBT

Nous sommes en octobre. Arriverai-je à tenir mon objectif d’être dans le bungalow pour les fêtes ?

A bientôt…

Vive la Moto

Près d’un an après mon opération de la cheville, je récidive. Entretemps j’ai vendu ma 650 Djebel à démarrage au kick et acquis une 650 Bandit à démarrage exclusif électrique, histoire de ne me déchirer que le tendon du pouce si elle aussi est récalcitrante.

La Saga du Bungalow (3/6) Suite

La Saga du Bungalow suite -3

La surface couverte alors débarrassée de sa maison roulante a besoin d’un sérieux coup de nettoyage.

C’est, avec le décapage au tractopelle et les mesures et repérages plus exacts des niveaux, ce à quoi vont servir les premières semaines de février 2005.

L’hiver est rude, et la terre gelée ne se prète pas bien aux travaux de terrassement. C’est donc à la mesure de quelques journées plus clémentes que j’apprends à me servir de l’engin de TP, aimablement mis à disposition par Proflora, l’entreprise horticole voisine et familiale, en échange d’un bon entretien et d’une révision du circuit de charge !

Je suis dans un contexte peu aisé, car si la couche de terre est faible, la roche toute proche (la ROQUE) a une surface très torturée, et, surtout, je dois naviguer entre les piliers existants sans les toucher d’un poil – car ils sont simplement posés sur des embases béton de 25X25X40, eux mêmes coulés directement sur la roche-, et entre les arbres plantés par toi, Marraine, arbres qui ont sérieusement pris de l’espace, en 25 ans !

decapageDécapage

c_est_casseC’est cassé !

Un axe qui se fait la malle en plein effort, et c’est la casse !

Vive_la_soudureVive la soudure ! Faut tout faire dans ce métier !

Le tilleul, tout proche, se voit déclarer trop proche, et, comme il avait gelé et était malade, Idéfix hurla à la mort et l’arbre tomba sous les coups violent d’Obelix, la tronçonneuse ! Un cèdre du liban le remplacera dans quelques mois, une dizaine de mètres plus loin. (J’espère le voir adulte, car il le devient entre 40 et 50 ans semble-t-il… !)

tilleulTilleul abattu

L’aire, ainsi décapée, va recevoir les coffrages, faits de bric et de broc certes, mais rigolos, qui mouleront les embases béton destinés à recevoir l’ensemble de la structure. Je vois solide, et mes proches, à la vue actuelle de ces blocs inélégants, se moquent copieusement de moi en me demandant si, plus tard, mon bungalow n’a pas l’intention de devenir blockhaus… Je m’esclaffe… mais suis au moins sûr que ça ne bougera pas !

coffragesLes coffrages, faire feu de tout bois !

Les coffrages sont réalisés par des froids honteux en cette région, et Yann joue les « Betty Bop » de saloon, après des journées bien remplies.

betty_bopBetty Bop !

SurpriseSurprise !

N’étant pas un pro du béton, j’appelle à l’aide mon grand ami Pascal, qui me consacre une journée pour « couler » les embases. Rendez-vous pris.

Les jours précédents, le thermomètre ne cesse pas de flirter avec les -10, et, sur les bons conseils du spécialiste, je décide d’acheter de l’antigel. Mais voilà, les vendeurs de matériaux du coin sont littéralement dévalisés, car peu de stock, et c’est à Bordeaux qu’il me faut pousser ma recherche et mes emplettes, pour aller obtenir cette poudre miracle.

25 février, date symbolique, fatidique et jour « B » : je pose de nouvelles bases…en béton ! Tout le monde est là, j’ai préparé les derniers détails la veille. Tout est prêt.

À 10 hres, la première bétonnière tourne, pleine… mais sans eau ! Un détail m’a échappé : je n’avais aucunement prévu que tous les tuyaux existant à la RB contiennent un peu d’eau et sont donc complètement GELES ! C’est donc au seau, avec un robinet le plus proche à 50 mètres que chacun son tour on se gèle les doigt, pendant que simultanément on essaie de dégeler un tuyau avec un sèche-cheveux !

ouvriers_couleursOuvriers…couleurs ! Jour B…

embases_coffreesCoulé !

fondationsfondations hautes

Journée bien remplie, un coffrage mal étudié (c’est puissant le béton liquide !) se rompt, mais à part cela RAS ! À 16 hres tout est coulé, et il n’y a plus qu’à espérer que le gel des nuits prochaines ne sera pas trop dur.

C’est long d’attendre que le béton durcisse et sèche, surtout avec les températures de l’époque. Les semaines qui passent sont donc utilisées à acheter une partie du matériel nécessaire, passer les commandes et aller chercher et traiter le bois de structure, fourni par le scieur du coin.

bois_structureVoilà toute la structure, ou presque !

J’ai choisi du Pin Douglas, connu pour son imputrescibilité naturelle et sa très bonne résistance au vieillissement. Cela vaut la différence de prix avec le pin des landes utilisé communément par ici (environ 30% de +).

Ces achats me permettent de constater, avec déprime vu mes maigres économies, de combien les matériaux ont augmenté en l’espace de seulement 6 mois. Soit entre 20 et 40 % pour certains, comme la ferraille, la quincaillerie, visserie, clouterie etc…

PL_=_plancher_lourdPL= Plancher Lourd, 50 M2 de plancher de châtaigner massif. Dans la théorie ça devait rentrer : c’est presque rentré. 60 km par les petites routes avec en plus tout le matos électrique à la place du mort : Environ 1 tonne de matériel : Vive la XM !

Je ne me plains pas, car le coût de la principale machine nécessaire à mon projet a été intégralement prise en charge par un généreux mécène de dernière minute (un grand encouragement pour mon projet). A savoir, une superbe scie à onglets radiale Makita. Les connaisseurs apprécieront…

Fin mars, les travaux de structure peuvent enfin commencer. Comme j’ai appris que j’allais suivre une formation dès la fin avril, il me reste un peu moins d’un mois pour travailler à plein temps sur le projet. Eric et Yann me prêtant main forte quand il le peuvent.

Je vous laisse découvrir tout cela.

À suivre…

Bien à vous

Olivier

ajustage_du_cadreAjustage du cadre

le_cadre_est_poseLe cadre est posé, Une bonne base pour travailler

Pose_des_solivespose des solives de plancher

maison_en_allumettesMaison en allumettes…

Pour les intéressés : de par sa conception, le système utilisé par définition dans cette construction est le système « poteaux-poutres », une des sortes d’ »ossature-bois », la plus élégante à mon goût.

on_s_y_croiraitje m’y crois déjà ! Le squelette de la fenêtre de ma future chambre.

debut_aggloDébut de la pose du contreventement. Le contreventement est ce qui rigidifie l’ensemble de la structure.

pose_paroi_exterieure« on bâtit des murs »

habillage_en_coursLe bouclier est presque posé

vue_d_ensembleVue d’ensemble au 14 avril 2005

Après le contreventement, on pose une feuille « pare vapeur », imperméable respirant. Dans 4 jours ma formation commence, et il faut avouer que je suis déçu de n’être pas plus avancé dans les travaux.

A suivre