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La Saga du Bungalow (2/6) suite

La Saga du Bungalow (suite -2)

Quand 25 ans s’en vont sur roues

La fin des années 80 pèse lourdement sur la vieille dame que tu es devenue, ma chère Marraine. Il t’est progressivement devenu impossible de t’assumer seule dans ce petit coin de paradis que tu t’étais aménagé. Alors c’est le départ dans un lieu de vie, toujours en Dordogne, toujours à la campagne, mais là, quelqu’un veille sur toi constamment et tu es prise en charge médicalement. Tu avais tout prévu pour ta succession, et le mobil-home revient, à ton décès, à l’une des soeurs d’Eric, Evelyne, alors que la structure en bois surplombant ce modeste logis restera la propriété d’Eric vu qu’elle est bâtie sur son terrain.

Eric a d’ailleurs pour projet d’en faire un abri à matériel agricole quand le mobil-home aura fini sa vie. En attendant, celui-ci devient lieu de villégiature pour Evelyne, sa famille,et finalement, l’ensemble des amis de tous bords qui se pressaient voici quelques années, pendant les vacances de printemps, d’été et d’automne à la Roque Basse.

De lieu de villégiature, il devient vers la fin des années 90, premier nid d’amour pour jeunes mariés, foyer de jeunes travailleurs, et niche pour « chiens perdus sans colliers ». C’est dailleurs cette dernière utilisation qui signe l’arrêt de mort de notre maison roulante. Manque de soins, fuites d’eau, négligences, tant de mépris accumulés vont avoir raison du plancher en agglo, des vitres, portes et accessoires intérieurs. Mais la structure n’est pas en reste, et souffre cruellement du vieillissement de certains de ses composants, comme les bardeaux de goudron le recouvrant, puis l’aggloméré qui leur sert de support qui prend l’eau, et finalement certains chevrons et poutres, pourries puis attaquées par les capricornes et autres vrillettes, insectes xylophiles et donc -phage !

Le début du 21ème siècle voit Evelyne et Pierre jeter l’éponge de l’entretien de cet héritage. C’est là que tout se joue.

Votre serviteur n’a jamais l’oreille dans sa poche, et quand au détour d’un avertissement sur l’état de l’ensemble, j’entends la déclaration solennelle de démission, je fourbis mes arguments et commence, dès 2000, à entreprendre les différents tenants de l’affaire, à savoir les différents propriétaires, sur un projet personnel de réhabilitation, voire de transformation du bien en habitation de vacances.

Il m’en a fallu du temps, de la patience, de l’obstination, de la persuasion, des coups de gueules même, parfois, pour faire avancer le « schmilblick », mais dès 2003, en une semaine, avec l’aide précieuse de Jonathan Lorée, et de mon fils Yann, alors que rien ne m’appartient encore, je parie sur l’avenir en refaisant à neuf le toit de la structure. Je commence à voir le projet se dessiner dans ma tête, et c’est enthousiasmant. Ah, la foi !

1 an ½ se passe, avec la fin terrible d’un monde, connue par certain d’entre vous. Tout est chamboulé dans ma vie, et je me retrouve nu comme (presque) au premier jour.

Des mois d’ombre, des mois sombres. Le bungalow me hante la tête. C’est mon lieu, celui dont je rêve depuis des années, si je n’ai pas fait 50 plans je n’en ai pas fait un seul ! Mais c’est mon salut, des mois durant, je travaille mon projet et deviens expert en théorie sur les constructions en bois. Mon accident de l’automne et la longu immobilisation qui s’ensuivit est alors bien utilisé. Je connais le prix de chaque matériau, passe des dizaines de coups de téléphone, fais jouer la concurrence sur tout.

Au mois de décembre 2004, le projet est bouclé, reste les points de détail, à faire venir le géomètre pour borner la parcelle désormais négociée, et surtout, à sortir le mobil-home de son écrin. Et ce n’est pas une sinécure : La structure a été construite autour, elle « emprisonne » donc presque l’engin ! Toutes les solutions sont envisagées, jusqu’à la destruction sur place. Finalement, après tergiversations, je décide de tirer le mobil-home en creusant sous les roues des tranchées, afin d’abaisser le tout et de passer sous les poutres les plus basses. Nous sommes au début 2005, le 23 janvier exactement.

BlocageAinsi vont les choses, ça va coincer quelque part !

ca_bloque2ainsi sont les choses, ça coince ! les tranchées sont trop courtes !

ca_debloqueAinsi font les choses : Lever pour baisser

ca_debloque1Ainsi font les hommes

A part cracher, le « Lama » sait aussi faire d’autre choses, la preuve! Aux mains d’un expert, la machine fait des merveilles.

VideAinsi deviennent les choses

Quelle désolation ! Mais quel espoir, avec de la vision !

à la prochaine…

Olivier S

La Saga du Bungalow : préambule

Ma Saga du Bungalow, A Marraine…

Ma Grand-Tante chérie,

C’est à toi, à titre posthume que je dédie cette série d’articles, dont celui-ci est le premier, et qui racontera l’histoire du lieu de tes vieux jours.

Parce qu’un jour tu décidas de bâtir, ce qui sert de base à la construction de mon premier bungalow, je veux te remercier d’avoir fait si bien les choses, avec ton amour du travail bien accompli. Je veux te remercier d’avoir été ce que tu as été, simplement, sereinement, avec conviction.

Quelles questions tu posas !… sans réponses bien évidemment, et pourtant si proches du réel… du genre « d’où venons-nous, où allons-nous ?…quand est-ce qu’on mange ? » (auteur ?).

Et c’est en cela que je te reconnais aujourd’hui, 25 ans après, dans cet ouvrage de bois et de bitume, piliers de chêne, poutres et chevrons de pin, entièrement chevillé, bref, du grand art…posé sur embases de béton, indestructibles.

Mais je reviens à mon histoire.

En 1978, un couple de menuisiers suisses, pour se rapprocher de leur fils et vivre au soleil du grand Sud-Ouest français et du doux Périgord à l’occasion de et pendant leur retraite, décida de se faire construire une maison dans le plus pur style Périgourdin, à la Roque Basse. Le temps nécessaire à cette construction exigea cependant une solution temporaire, qui pris la forme de l’achat d’un mobil-home, placé sur un beau terrain appartenant à Eric et Andrée, exposé SSO.

La construction de la maison achevée, ce mobil-home devenait inutile, il fut mis en vente. Sur ces entrefaits, toi, Marraine, tante maternelle d’Eric, qui t’était beaucoup impliquée dans le démarrage de la vie dans cette propriété, décidas, à ton tour, de venir passer ta retraite à la Roque Basse. Où s’installer ? La solution était vite trouvée : le mobil-home.

D’une surface de 27 m2, bien équipé et confortable, il suffisait amplement à la vie d’une personne seule. L’affaire fut rondement menée. Le premier hiver fut l’occasion de découvrir cruellement le défaut principal de ce lieu de vie : l’isolation. L’été suivant confirma ce jugement sans appel ! Après une période de découragement et d’hésitation, tu entrepris les travaux d’isolation extérieure, sous forme de plaques de polystyrène collées, puis fis fabriquer un toit charpenté couvrant près de deux fois la surface du Mobil-home. Tu plantas des arbres à quelques mètres du tout, à savoir : un pin parasol, un prunus rouge, un érable, et un tilleul argenté, afin de rajouter une protection naturelle contre les radiations, dards impitoyables, du soleil d’été, que la tôle d’aluminium constituant la carcasse de la maison roulante ne faisait que diffuser sournoisement.

Des massifs naissants de romarins et autres plantes aromatiques renforcèrent le côté « jardin d’Eden » du petit nid ainsi arrangé. Bref, une petite merveille, convoitée des nombreux vacanciers et visiteurs d’été qui envahissaient gaiement la Roque Basse chaque année, qu’ils soient de la famille où non…

… à suivre…

Caravane25 ans après l’origine…

Caravane2Bis repetitae…

A suivre

Formation professionnelle : de la théologie aux frigories..

Bonjour, bonjour…

J’aurais pu mettre cet évènement dans les brèves, mais, mais cet évènement est suffisamment important pour moi qu’il me fallait en faire matière à ironie. Donc de la théologie (exégèse, koïnè, et autres psychopathologies pastorales (Houps !)) aux frigories (klixon, tirage au vide, HydroChloroFluoroCarbones et autre pathologie des systèmes de Froid-Clim (et de la couche d’ozone 🙁 )), il n’y a qu’un fossé, que mon passé de chimiste puis de garagiste et de spécialiste GRH pouvait me faire franchir apparemment…

Ce qui est fait depuis le 18 avril dernier. Je suis en formation dans un Lycée Technique Privé polyvalent à Bergerac, Le Lycée Ste Marthe – St Front, réputé largement puisque sortant parmi les meilleurs frigoristes de la région Aquitaine (médaille d’or et de bronze des meilleurs apprentis cette année !)

Pas de photos sur roquebasse.net, mais les premières que j’ai faites se trouvent sur le site du Lycée et en allant sur http://froidclim.free.fr/forcont2.htm vous les verrez, mises en ligne par l’un de nos sympathiques professeurs, Pascal. Etant donc le voyeur de service, la seule réalisation que vous verrez de bibi fait l’objet de la dernière photo.

Salutations à tous,

Olivier

Qu’il soit de Cyrano où pour la Truffe, le nez est de sang noble en Bergeracois…

La saison vient de se terminer, se calcant sur celle de l’or blanc sur d’autres longitudes, ici c’est celle de la perle noire.

Après tant de silence, il me parait indispensable de redonner du goût à roquebasse.net.

C’est donc de truffes que je vous parlerai aujourd’hui. Pour les nouvelles personnelles, allez sur la page http://www.roquebasse.net/breve.php3 ?id_breve=7 où une brève vous informera succinctement.

La saison a été bonne, c’est le moins que l’on puisse dire ! Il m’est impossible de vous dire combien ont été ramassées sur la Roque Basse, mais c’est en kilos qu’elle se sont comptées.

Il me semble intéressant de pouvoir vous présenter cette dame de sang royal :

Le nom latin de la truffe du Périgord est “Tuber Melanosporum” : son parfum caractéristique ne se développe vraiment qu’ici. Même si beaucoup de régions l’accueillent où tentent de l’accueillir sur leur sol, la Truffe du Périgord garde son identité particulière. D’autres truffes existent, certaines extrèmement prisées comme la truffe blanche d’Italie qui se négocie 3 à 4 fois plus cher que la Melanosporum, d’autres très peu demandées comme la “brumale” qui se retrouvent dans certaines préparations dites “à la truffe” mises sur le marché par des charlatans. Cette brumale par exemple, vaut environ 3 fois moins cher que notre perle noire.

La truffe est connue depuis l’antiquité. Les recettes royales de nos bons Rois Louis, mentionnent déjà des préparations succulentes, notamment la fameuse “truffe en chausson”, en fait une truffe cuite dans un chausson de pâte feuilletée.

En ce qui me concerne, mes goûts vont vers le beurre mélangé à de la truffe râpée sur des toasts chauds, où encore des pommes de terre “vapeur” servies avec une crême fraiche saturée de truffe, voire une simple omelette, accompagnée bien entendu, d’un petit Monbazillac de derrière les fagots… La saison du “cavage” des truffes s’étend de décembre à février. “Caver une truffe” c’est la chercher et la ramasser. Un chercheur de truffe est donc surnommé “le caveur de truffes”.

Cette année a été pour moi l’occasion d’apprendre et de découvrir une expérience, certes encore réduite, mais tellement enthousiasmante !

La saison était tardive, et l’on a seulement pu commencer à en trouver des mûres aux alentours de janvier. Sur les terres de mon paternel, ce n’est que vers la fin de la première semaine de janvier que Yann a cavé ses premières perles, nichées par 5 au-dessous d’une motte d’herbe. Vous imaginez sa joie !

Dès ce moment, la visite des truffières, naturelles, ou plantées par Eric il y a 22 ans, doit s’effectuer au moins tous les deux jours.

Le piratage des truffières par des personnes sans scrupules et sans délicatesse, est le fléau de cette activité. Cette année encore, nous estimons à la moitié de la production, la quantité de truffes cavées par ces escrocs “verts” !

Beaucoup d’entre vous pensent certainement à cette image d’Epinal (et non pas d’épinards comme je l’ai parfois entendu ;-)) immortalisée par des cartes postales, du caveur cavant avec un cochon. Cela fait belle lurette que l’on a abandonné cette technique, dangeureuse pour les truffes puisque le cochon aime ces dernières et les trouve pour s’en délecter. Non aujourd’hui, le plus courant est le chien bien dressé, mais aussi, une technique très peu connue du grand public mais redoutable d’éfficacité, le cavage à la mouche. Contrairement à la pêche du même nom, la mouche n’attire pas la proie, mais s’en approche. Cette mouche est spéciale, brunâtre, légèrement transparente et allongée, sortant par tous les temps, et cherchant désespéremment, jusqu’à se battre avec l’une ou l’autre de ses congénères, la verticale d’une truffe bien mûre, pour y pondre ses oeufs. Les larves vont s’enfoncer dans la terre puis se nourrir de la truffe pour se développer. En clair, cherchez la mouche, vous aurez la truffe.

Jeu de patience, de guet et d’observation, donc une chasse à la truffe ! Il est étonnant de constater, après 5 minutes d’immobilité à proximité d’une truffière, que ces quelques mètres carrés de terre littéralement brûlée par ce parasite qu’est la Mélanosporum, sont remplis de vie. Je pense à ces habitants du désert, qui savent y vivre alors que tout parait mort pour le touriste.

Toutes les truffes que Marie-Claude, Yann, Eric et moi avons cavées cette année, à l’exception des trois dernières, l’ont été à la mouche. Cette technique est extrèmement élégante car “non-invasive”, dans la mesure où la brutalité et l’efficacité “mécanique” en sont totalement exclues.

Marie-Claude possède quelques truffières naturelles qu’elle visite et chouchoute avec assiduité depuis 25 ans, et qui le lui rendent largement.

Sur ce, je vous laisse en compagnie de quelques photos.

3TruffesMon premier « cavage »: 3 truffes bien belles. La plus grosse sera expertisée en extra. Les extras sont exemptes de défaut, sont bien rondes, et pèsent entre 30 et 90 g.

Recolte_historiqueLe kilo en une fois sur la truffière de Marie-Claude

Ce jour là, un vendredi pluvieux de janvier, j’ai décroché la timbale !

Marik_et_ses_truffesMarick présente sa précieuse récolte, Allez, on l’hume encore une dernière fois. C’est presque avec regrets qu’on les vend. Mais à 700 Euros le kilo, l’acheteur a quelques arguments…

Le marché de la truffe à St Alvère, est connu internationalement. Il est l’oeuvre de quelques passionnés, qui trouvaient dommage de ne voir proposer sur les marchés traditionnels que des truffes “dans leur jus et non expertisée”, c’est à dire entourées de terre et cailloux. Le vendeur, à St Alvère, ne peut proposer qu’une truffe lavée et brossée, exempte de gelures, de pourriture et de larves. Ainsi la marchandise est inspectée pièce à pièce et classée dans différentes catégories si acceptée, ou carrément rejetée sans appel. Ce système fait doubler au moins la valeur marchande de la truffe, et, cette année, les prix se sont échelonnés de 600 à 1200 euros par kilos ! Si,si, vous avez bien lu !

Defile_de_truffesDéfilé de Truffes sous la halle dédiée au marché de St Alvère. Regardez les bien, dans 1/4 d’heure, il n’y en aura plus !

Marche_10_hLe marché s’ouvre après expertise des truffes, il est 10H ce lundi matin…

Marche_10h3010h30 le même jour, On remballe ! Véridique, le prix moyen est de 850 Euros le kg ce jour-là, et 50 kg ont changé de mains…

En fin de saison, Sophie, la chienne de mes parents, dressée par un professionnel,(Merci Jean-Pierre !), s’est révélée être une caveuse hors-pair.

Meli_et_Sophie_2Mélissa et Sophie l’été dernier.

Vivement la saison prochaine !

Voilà pour la reprise d’activité sur roquebasse.net.

Toutes les questions et remarques sont les bienvenues. Le prochain article vous ravira aussi, et vous rapprochera de nouveau d’aspects plus cartésiens.

@ plus,

Olivier

Un toit en 8 heures! Ou l’esprit Roque-basse en action…

Bonjour à tous,

Mon silence a une raison que vous découvrez dans un autre article.

J’avais à coeur de partager avec tous ce que nous avons vécu ici début octobre. Je le ferai en quelque mots brefs, et laisserai ensuite les images parler pour nous et vous faire rêver.

La grange familiale avait brûlé en 1992, et notamment, la charpente en chêne, d’époque et remarquablement belle avait été dévasté.

C’est donc 12 ans après qu’Eric décida de recommencer la réfection du toit. Après les préparations et reconstructions de maçonnerie nécessaire, nous réunîmes une équipe que nous connaissions parfaitement, avec laquelle compétences, complémentarité, organisation efficacité et rigueur riment sans aucun faux pas avec humour, délires, et amitié fidèle. Je vous laisse découvrir notre oeuvre.

Chantier_toitle chantier, vendredi 1er octobre 2004, 2 cuves de fuel sont cachées provisoirement par une bache noire.

Olivier cimente chainage1Sur le mur construit on avait fait un béton de rattrapage

chainage_decoffreLe samedi 2 octobre, nous chômames…

pose pilierdimanche 3 octobre, le grand jour, 8h, votre serviteur a fini de boulonner le pilier d’extérieur. Tiré d’une poutre de chêne d’origine !!

0310_09h553 octobre, 9h55, l’équipe arrive. Daniel se réveille…

0310_10h3010h30 : Eric prépare les solives en cèdres en flux tendu

0310 12h0612h06 : levage et positionnement des solives : Pascal, Yann, Daniel, Olivier…

0310 12h3112h31 : fixation des solives : Pascal et Olivier

0310 13h0013h00 : On commence à avoir faim

0310_13h05_le_ciel_tombe_sur_la_tete13h05 : Le ciel est tombé sur la tête de Panoramix euh, de François : c’est l’hypoglycémie…

0310 13h2513h25 : J’irai manger après la dernière…

0310_14h3514h35, pose des liteaux, le ventre plein

0310 15h2015h20 : travail à la chaine

equipe_gagnanteUne équipe gagnante ! : Merci à tous. Et a la prochaine !

0310 16h4516h45, quelles tuiles !

0310 17h1617h16, Yann, tu es un gars super !

0310_18h2518h25, une surveillante (Wendy)évalue le temps restant…

0310 18h5618h56…Finira, finira pas ?

0310 19h0119h01, c’est fini : de gauche à droite : Pascal, François, Yann, Daniel et Eric. Quelle famille !

admirationAdmiration

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