Archives mensuelles : août 2004

Les tribulations d’un essaim d’abeilles

Une bonne âme, sachant que nous recueillions des essaims, téléphona à François pour lui dire qu’un essaim était venu se nicher sous son toit, mais que la capture serait probablement difficile car sous les tuiles se trouvait une couche isolante. De plus le bord du toit se trouvait à environ 3,5 m – 4 m de hauteur.

Nous voilà partis avec le matériel habituel : bottes, combinaison, gants, masque.

Une fois sur place, repérage des lieux. L’échelle fournie par le propriétaire est juste assez grande. Les abeilles ne sortent pas d’un seul endroit, mais de dessous deux bandes de tuiles. Comme je me sens peu capable de défaire les tuiles mécaniques, François monte et ouvre une fenêtre suffisamment grande pour travailler. Le problème est que l’essaim s’est installé entre un mur de pierre extérieur, une cloison bâtie à 20 cm de là et des poutres traversant le tout. Casse-tête….

L’essaim est déjà bien installé avec quatre grands gâteaux de cire bâtis. Dans un nuage d’abeilles très douces, François sort les gâteaux un par un. Je monte à l’échelle les chercher et les redescends ; je les coupe à la mesure des cadres de ruche, et les installe dedans en entourant le tout de fil de fer fin, puis direction la ruche qui les attend à quelques mètres de là.

Dsc00019Les gâteaux…

N’ayant pas vu la reine et sa « cour », nous ne savons pas où elle est. Si elle est dans les abeilles récupérées, c’est le « jackpot » : un essaim de race douce et travailleuse (à voir le nombre et la taille des gâteaux), c’est un bon recrutement pour le rucher.

Dsc00026Douces et actives

Si, par contre, la reine est restée en haut, c’est une autre affaire : L’essaim est en péril.

Or les indications que nous avons ne sont pas concluantes. Les abeilles au trou de vol de la ruche « battent le rappel », c’est-à-dire agitent leurs ailes violemment en découvrant une glande située au bout de leur abdomen, lequel est tourné à l’opposé de la ruche. C’est ainsi qu’est projeté le produit de la glande, un puissant parfum qui indique à celles qui volent où se trouve la ruche. Ceci devrait signifier que la reine est dedans.

Dsc00021Le trou de vol/plan d’envol

Mais le peu d’empressement que mettent celles qui sont en l’air à rallier la ruche nous fait penser que la reine est peut-être restée en haut. Le soir venant, nous décidons de ne rien faire et d’attendre au lendemain soir. Si la reine est dans la ruche, la majorité des abeilles aura eu le temps de rentrer dans celle-ci.

Le lendemain, nous ajoutons à notre équipement… un aspirateur. Si nous constatons par l’activité sur le toit que la reine n’est pas dans la ruche, nous allons utiliser ce moyen violent, mais déjà utilisé par d’autres, pour récupérer ce qui se trouve entre les deux murs. Il n’y a pas d’autre moyen et de toute manière le propriétaire veut voir disparaître ces abeilles de son toit.

De nouveau François est en tête de file et Eric suit avec l’aspirateur. La mise en œuvre est relativement simple mais longue. Je me demande si des abeilles résisteront à ce traitement. Et plus le temps dure et plus mon cœur se serre ; mais quand François fait quelque chose, il le fait bien ; le travail me semble une éternité. Enfin j’ouvre le sac devant la ruche : catastrophe ! ! ! Les abeilles semblent toutes mortes ou mourantes engluées qu’elles ont dans une espèce de sirop épais. Réfléchissant d’où peut provenir ce produit, je réalise que les abeilles, comme chaque fois qu’il y a un danger, se sont gavées de miel pour pouvoir survivre en cas de fuite vers un autre domicile. Dans le tourbillon créé dans l’aspirateur elles ont régurgité ce miel. Elle ont donc les ailes collées et c’est poignant de voir les abeilles sortir de la ruche venir les lécher, autant pour leur porter secours que pour récupérer le bon miel.

Le lendemain soir, il n’y a presque plus d’abeilles sur le toit. La reine n’y est donc plus, et le propriétaire est satisfait. Est-elle dans la ruche ? Ce soir là et les jours suivants nous constatons que ce n’est probablement pas le cas : les abeilles sont lentes, indécises, traînent sur la planche de vol. Nous n’osons pas visiter les cadres un à un car leur tenue est très aléatoire. Nous transportons la ruche telle quelle à la Roque Basse avec de grandes précautions. Nous avons deux possibilités : ou bien il y a du couvain ( des œufs) de moins de 3 jours et les abeilles peuvent élever une reine, ou bien il faudra introduire dans la ruche une reine achetée. Nous préférons essayer la première solution car l’année n’est pas très avancée et il sera toujours temps de recourir à la deuxième solution en cas d’échec.

Si les abeilles ont pu élever une reine celle-ci devrait commencer à pondre dans les 3 à 4 semaines. Et on le verra de l’extérieur à des petits manchons de couleur sur les pattes de certaine ouvrières qui reviennent à la ruches : elles portent du pollen, nécessaire à l’élevage des bébés abeille.

Et victoire, au temps donné, elle rapportent beaucoup de pollen, signe d’une jeune reine qui pond bien. Pour encourager cette ponte nous nourrissons les abeilles.

Dsc00009Le « nourrisseur » pour essaims fragiles

Nous pouvons maintenant ouvrir vérifier qu’il y a des cellules avec du couvain.

Dsc00012Enfumer pour « occuper » les abeilles avant d’ouvrir…

C’est le cas. Souhaitons longue vie et grosse production de miel à cette ruche.

Dsc00005Eric et la petite dernière

Dsc00016Le cadre : terrain à bâtir pour ouvrières du bâtiment…

D’eau et de Souffle

Bonsoir à tous.

Nouvelles du front : orages fréquent et parfois violent. Les vignobles du Bergeracois ont souffert, aïe ! Bon, l’humidité revient, et c’est pas un mal. Le mois d’août tient son rôle d’augmentation de la pluviométrie : pôv’ vacanciers !!! Bon en attendant, on a un peu bossé avant cette déferlante, et voici quelques photos de l’action des derniers jours.

TracteurFormule Agricole, Où sont les paddocks sioup’lait ?

Résultat : avec des épines de 5-10 cm de long, 2 pneus à plat et 2 chambres à air fichues, bonjour le porte-monnaie !! Mais aussi environ un hectare débroussaillé, dont un demi gagné directement sur les ronces et les arbustes sauvages âgés parfois de décennies.

Gyro2en double-file, Ah ! les traditionnels bouchons du 15 août !

Dès que j’aurais fini le champ, vous aurez des photos d’ensemble et de détail. Je ne résiste pas au plaisir de vous fournir, presque en direct, la preuve de la participation de nos hôtes aux travaux d’entretien…Merci Jessica ! (Avec son aimable autorisation – que j’ai durement négociée !!!)

TonteFormule 1

Jessica s’entraîne pour les 24 hres de Dordogne en tondeuse…

Hier c’était le départ des avant-derniers vacanciers présents à la Roque Basse, dont les séjours ont duré de 4 jours à un mois ½. Que de vide ! Avec le temps que l’on a, on sent déjà la rentrée, et l’automne qui vient avec…Snif. Vive l’été Indien qui arrive. Le jardin donne à plein régime aubergines, poivrons, tomates, courgettes, salades, oignons, poireaux, patates, blettes, haricots verts, bientôt artichauts, haricots en grains. Les poules pondent abondamment à raison d’en moyenne 12 œufs/jours pour 21 poules. Bref, on engraisse les rescapés de l’été.

Côté loisirs : vu « I, robot » avec Will Smith, intéressant du côté syllogisme à peine fictif – et Fahrenheit 9/11 en VO, à faire grincer des dents d’indignation, mais dans une finesse digne des américains, càd un peu lourd. Et au fond, quoi que nous n’ayons pas encore soupçonné ? Reste à découvrir ce en quoi nous Européens nous sommes mystifiés ? Tiens un exemple : interdiction des baptêmes par immersion dans un lac français : cause : « acte religieux dans un lieu public » : vous avez dit droits de l’homme et laïcité de l’état ? On dirait plutôt que la laïcité républicaine française s’affirme à visage découvert et sans complexe comme véritable religion d’état totalitaire. Attendons-nous au pire !

Côté culture et histoire : aujourd’hui se fêtait le 60ème anniversaire de la libération de Périgueux, capitale du Périgord. Libération sans aucune violence, faut-il le préciser..

Je vous laisse sur ces réflexions et informations, et vous donne rendez-vous pour le prochain article sur roquebasse.net !

Bien à vous,

Le Périgourdin nouveau…

Du travail pour qui en Dordogne?

Pas de travail en France ? Pas si sûr…

Chers visiteurs,

Me voilà donc en plein Bilan de Compétence Approfondi… Je devais, entre autres choses, mener une enquête « métiers ». Celle-ci consistait à découvrir des facettes peu connues de métiers/professions choisies à l’avance, par mézigue.

Ce qui fut fait tambour battant (bon le métronome n’était pas trop rapide…d’accord !). Et là mes amis, quelles surprises ?

Résumons : les métiers choisis ?

Plomberie, Sanitaire, électricité, climatisationchauffage, froid industriel, serrurerie bâtiment et industrielle.

Passé les quelques mauvais coucheurs qui n’ont jamais le temps de rentrer en discussion, restent les gens intelligents qui se prêtent de bonne grâce au jeu des questions-réponses, et plus si la motivation est perçue comme positive : entendez par là que, en tant que demandeur d’emploi, j’ai la possibilité de pratiquer des EMT (Evaluation en Milieu de Travail) d’un total maximum de 70 hres, où tout est pris en charge par l’ANPE et au cours desquelles les employeurs courageux reçoivent une indemnité de 2 euros/hre.

A la grande surprise de ma conseillère attitrée, j’ai pu décrocher 3 EMT dans les activités : électricité, chauffage-climatisation, et serrurerie. La première se déroulera du 18 au 23 août prochain, la deuxième en septembre et la troisième encore après vraisemblablement.

Mais ce n’est pas tout.

Observations dues à l’enquête :

– Il y a du travail dans plusieurs domaines
– Peu de gens veulent travailler.
– Les patrons sont découragés par le manque de discipline/motivation des jeunes et de certaines catégories de population, et débauchent par ce découragement et à cause de la mauvaise qualité personnelle des employés.
– En bonus, je suis bénéficiaire d’une préembauche dans le froid commercial et industriel, si je suis intéressé après une formation pour adulte.
– petit exemple, un bon frigoriste à 39 hres/semaine, c’est 1400-2000 euros nets par mois sur la région. Un bon plombier, c’est 1500 euros nets par mois à 10 km d’ici…

Réflexion qui suit. Le vrai problème en Occident : le manque de valeurs fortes dans l’éducation de nos enfants, un sentimentalisme mièvre qui fait de ces êtres à former des rois tout-puissants.

J’ai connu en des temps pas si éloignés, des enfants subissant cette tare. Ces enfants-là sont une génération perdue pour leur pays. Et le pays se meurt de ne plus avoir assez de jeunes entreprenants, qui « en aient », qui soient curieux, qui n’aient pas peur de travailler dur, et qui acceptent l’autorité.

Cette dernière phrase est celle qui m’a été citée deux fois par des patrons. Elle est à méditer par ceux qui érigent le laisser-faire en vertu éducative.

Il y a du travail. Encore faut-il avoir envie de travailler de ses mains autant que de sa tête.

En Dordogne, pour celui/celle qui veut travailler et qui n’a pas peur de se former dans les secteurs demandeurs, on peut vivre et prospérer dignement.

Pour ceux qui se posent des questions quant à l’avenir de leurs mômes : Conduisez-les sur la voie d’un apprentissage : Bac Pro au minimum, après il sera toujours temps de poursuivre des études élevées, mais au moins, ils auront un métier. A quoi sert d’avoir un DESS et de pointer au chom’du, ou pour être caissière chez intermarch’ ?

Pour la petite annonce, un de mes correspondant sur Périgueux cherche (et pour l’instant il ne trouve pas) son futur bras droit : un technicien Bureau d’Etude (Constructeur CAO/DAO), niveau BT/BTS, avec formation en interne sur lessystèmes de réfrigération. Entrée immédiate et évolution certaine.

Voilà pour le travail en Dordogne, je vous salue et vous encourage dans tout ce que vous entreprenez.

Soyez en paix,

Olivier.

Enfin le téléphone!

Quand le téléphone arrive c’est le monde qui s’ouvre sur une île déserte (hum…)

Chers mordus de roquebasse.net,

Eh oui ! Enfin le téléphone chez moi ! Il faut dire qu’après 7 semaines d’attente et trois entreprises différentes en plus de FT, on a pu constater que 10 lignes étaient déja en fonction à la RB (Roque Basse pour les intimes), que des cables étaient bien existant donc, et que c’était en France, alors, alors, le miracle s’appela Alain (et non Alien..) et fumait un Cigarillo épouvantable, mais j’eu une ligne fonctionnelle, 5 semaines après avoir eu connaissance du numéro. Yeah ! (Gagné, comme dirait mon dernier né…). Donc maintenant, je n’ai plus d’excuses pour ne pas remplir ce site comme je vous l’avais promis !

Ce soir trois gouttes ont découragé les plus courageux d’aller au lac se baigner : que voulez-vous, l’eau du dessus, c’est pas la même que l’eau du dessous, (sauf peut-être lors d’un certain déluge). Mais ce ne sont pas ces trois gouttes qui feront pousser les légumes de mon paternel. Heureusement qu’il y a l’eau d’en bas !

Jardin_ES_0604_1un bout du jardin paternel.

C’est vrai, de canicule : point cette année, mais sécheresse, oh oui. Je ne me rappelle plus ma chère Dordogne aussi basse, la nature si languissante (invisible pour qui ne sait pas qu’il y a encore deux siècle, le Périgord était la première forêt de France), après presque deux décennies humides, la nature souffre d’aridité. Et les êtres aussi. Mais quel été mes amis, du beau du chaud, et tout et tout… !

Tout cela est propice au moins pour les travaux de nettoyages extérieurs, et ceux-ci avancent, progressivement. Les alentours des bâtiments d’abord, où le but de pouvoir tondre les 5000 M2 sans décoller du siège de la F1 est presque atteint : encore quelques troncs morts à débarrasser, un chemin à aplanir après réfection, et des tranchées à recouvrir, et tout ira bien. En ce qui concerne les 4 autres hectares immédiatement proches, c’est un programme que je vois accompli d’ici novembre prochain. Le gyrobroyeur et le tracteur-porteur vont chauffer !!! Mais les bras aussi vu le nombre d’arbustes à arracher pour réhabiliter prairies et vergers.

Champ_RB_1premier débroussaillage

En ce qui concerne mon installation, elle va son train tranquillement. J’avoue être beaucoup plus motivé à être dehors que dedans…

Entree_Appart_OS_2bienvenue chez moi !

Côté professionnel, le plan se met en place, au travers d’un Bilan de Compétences Approfondi, prescris par Dr ANPE. Cela me va très bien,dure jusqu’en septembre, et vous pouvez donc imaginer (tas de mauvaises langues !) que mes journées sont donc remplies de toutes façons. Vive le chômage : c’est comme la retraite des pasteurs des politiciens, acteurs et autres dingues : A C T I F !!! !

Côté bestioles : pour les obsédés de mes moutons : ils sont comme la drague sur internet : encore virtuels. Mais mais, j’y pense. D’abord se stabiliser, faire les premiers gros travaux, et ensuite le méchoui. 😉

Poulailler_RB_0704Quand je serai grande je serais un mouton !

Voilà. Les photos c’est pour bientôt. Patience. Faut que je me familiarise avec la technique SPIP que j’utilise pour ce site (note de 2014 : transféré vers WP). Et aussi balancer le gros des images sur un espace FTP accessible à tous les gourmands pour téléchargement sauvage. (allez donc voir le dictionnaire ou alors écrivez-moi pour me comprendre.

Lectures de l’été : un dossier très intéressant sur le Nouvel Obs d’Août (sur l’infidélité : j’ai fait le test, si, si, mais pour le résultat, faites le vous-même : vous serez surpris !). Quelques philosophes, dont Socrate. Marie Balmarie et ses écrits iconoclastes, Paul Tournier et sa médecine de la personne. J’en passe et des meilleurs. Quoiqu’il en soit, merci la FAT : je vais continuer à débiter mes 5000 pages par an !

Allez, @ plus, et soyez en paix !