Archives mensuelles : juin 2005

La Saga du Bungalow : préambule

Ma Saga du Bungalow, A Marraine…

Ma Grand-Tante chérie,

C’est à toi, à titre posthume que je dédie cette série d’articles, dont celui-ci est le premier, et qui racontera l’histoire du lieu de tes vieux jours.

Parce qu’un jour tu décidas de bâtir, ce qui sert de base à la construction de mon premier bungalow, je veux te remercier d’avoir fait si bien les choses, avec ton amour du travail bien accompli. Je veux te remercier d’avoir été ce que tu as été, simplement, sereinement, avec conviction.

Quelles questions tu posas !… sans réponses bien évidemment, et pourtant si proches du réel… du genre « d’où venons-nous, où allons-nous ?…quand est-ce qu’on mange ? » (auteur ?).

Et c’est en cela que je te reconnais aujourd’hui, 25 ans après, dans cet ouvrage de bois et de bitume, piliers de chêne, poutres et chevrons de pin, entièrement chevillé, bref, du grand art…posé sur embases de béton, indestructibles.

Mais je reviens à mon histoire.

En 1978, un couple de menuisiers suisses, pour se rapprocher de leur fils et vivre au soleil du grand Sud-Ouest français et du doux Périgord à l’occasion de et pendant leur retraite, décida de se faire construire une maison dans le plus pur style Périgourdin, à la Roque Basse. Le temps nécessaire à cette construction exigea cependant une solution temporaire, qui pris la forme de l’achat d’un mobil-home, placé sur un beau terrain appartenant à Eric et Andrée, exposé SSO.

La construction de la maison achevée, ce mobil-home devenait inutile, il fut mis en vente. Sur ces entrefaits, toi, Marraine, tante maternelle d’Eric, qui t’était beaucoup impliquée dans le démarrage de la vie dans cette propriété, décidas, à ton tour, de venir passer ta retraite à la Roque Basse. Où s’installer ? La solution était vite trouvée : le mobil-home.

D’une surface de 27 m2, bien équipé et confortable, il suffisait amplement à la vie d’une personne seule. L’affaire fut rondement menée. Le premier hiver fut l’occasion de découvrir cruellement le défaut principal de ce lieu de vie : l’isolation. L’été suivant confirma ce jugement sans appel ! Après une période de découragement et d’hésitation, tu entrepris les travaux d’isolation extérieure, sous forme de plaques de polystyrène collées, puis fis fabriquer un toit charpenté couvrant près de deux fois la surface du Mobil-home. Tu plantas des arbres à quelques mètres du tout, à savoir : un pin parasol, un prunus rouge, un érable, et un tilleul argenté, afin de rajouter une protection naturelle contre les radiations, dards impitoyables, du soleil d’été, que la tôle d’aluminium constituant la carcasse de la maison roulante ne faisait que diffuser sournoisement.

Des massifs naissants de romarins et autres plantes aromatiques renforcèrent le côté « jardin d’Eden » du petit nid ainsi arrangé. Bref, une petite merveille, convoitée des nombreux vacanciers et visiteurs d’été qui envahissaient gaiement la Roque Basse chaque année, qu’ils soient de la famille où non…

… à suivre…

Caravane25 ans après l’origine…

Caravane2Bis repetitae…

A suivre