Chasteté : Gérer mon désir et ma sexualité? Les piliers…

Les piliers de ma chasteté*…

C’est tellement bon de séduire. Tellement bon d’être séduit. Cela rassure. Cela réchauffe. Cela enthousiasme. Cela excite. Oui c’est bon. Cela donne l’illusion.

Et puis ça pince, ça mord, ça déchire et c’est mortel.

Et on répète et encore, encore…

Un jour on voit qu’on est tout fragile à l’intérieur et on met sur papier les raisons pour lesquelles on a fait le choix

Les piliers de ma chasteté 

Je choisis de ne pas être dans le consumérisme 

Je ne suis pas dupe de l’attente consciente ou inconsciente de l’autre 

Je veux garder ma dignité devant Dieu et devant la communauté.

Je ne veux pas meurtrir ma partenaire et mes intimes

Je veux gérer intelligemment mes pulsions et mon énergie 

J’aime trop la femme qui m’attire et qui est attirée par moi pour nous tromper tous les deux dans une démarche dévastatrice. J’ai un projet beaucoup plus vaste pour chacun.

Olivier S.

2004/2005/…../2014/2015/…..

*extrait de l’article de Wikipédia :

« Chasteté et respect de la liberté

La vertu de chasteté est la liberté de pouvoir aimer Dieu et son prochain de manière désintéressée, l'engagement à aimer Dieu par-dessus toutes choses, et à aimer les autres de l'amour même que Dieu leur porte. La pratique de cette vertu exprime le désir conscient, pour le chrétien, de respecter chaque personne comme le demande la loi de Dieu2,3. L’Église invite les chrétiens à pratiquer la chasteté à la suite du Christ4,5, qui a été chaste, non en étant célibataire, mais par son attitude envers les personnes rencontrées : pleinement attentif à celui qu'il rencontrait, l'aimant avec son affectivité d'homme, rejoignant l'autre pour le faire grandir et avancer dans sa foi6. La vertu de chasteté comporte l’intégrité de la personne et l’intégralité du don. Elle devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personneC 1.
La vertu de chasteté s’épanouit dans l’amitié entre personnes de même sexe ou de sexes différents. Cette amitié conduit à la communion spirituelleC 2. La chasteté est une vertu morale. Elle est aussi un don de Dieu, une grâce, un fruit de l’œuvre spirituelleC 3.
La chasteté concerne les relations affectives entre personnes et le bon usage des dons de chacun (tel la beauté, le charme, l'intelligence, la sensibilité...). Ces dons peuvent être utilisé pour aider l'autre à grandir à travers une relation libre, soit pour l'enfermer dans son propre désir, saturer son propre affectif : vivre une relation qui ne respecte pas la liberté propre de la personne rencontrée (par une relation non chaste). La chasteté consiste en le respect profond de toute personne : être au service des autres plutôt que se servir des autres (ou d'un autre) pour se satisfaire (de ses envies, désirs de reconnaissance, de puissance...). La chasteté est une dimension du véritable amour7. La pratique de la chasteté est un accès à la liberté personnelle comme le dit l’Église dans sont catéchisme : « L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien ... »C 4.
La pratique de la chasteté nécessite un long travail quotidien, comme le dit Xavier Thevenot : « C'est-à-dire que devenir chaste est un long travail, jamais totalement achevé, un beau travail qui vise à devenir de plus en plus libre pour aimer en vérité, avec toutes les ressources de notre humanité. »8. Elle ramène l'homme à une unité de tout son être9.
La chasteté, si elle déborde largement de la sexualité (en intégrant les relations amicales, familiale, professionnelles...) intègre également cette dernière de manière respectueuse (de l'autre) et libre (liberté donnée à l'autre) : « La chasteté est une manière de réaliser sa sexualité - dans le mariage ou comme célibataire - qui intègre celle-ci dans la totalité de l'être humain, dans le sens qu'il donne à sa vie et essentiellement dans sa relation aux autres. La chasteté est un dynamisme qui intègre instinct et plaisir sexuel, affectivité et passion amoureuse, relation aux autres respectés dans leur différence. »10.
« La chasteté, pour un être humain, consiste pour l'essentiel à accepter sa propre sexualité pour en faire un chemin de rencontre des autres. Aussi bien, être chaste, c'est reconnaître ses limites, accepter de ne pas être parfait par soi-même et même de ne pas être totalement maître de soi-même, renoncer à une relation transparente à l'autre, mais au contraire lui permettre d'être différent dans ses pensées, ses désirs et ses projets. La chasteté réalise alors un des sens les plus profonds de la sexualité humaine : un long et difficile apprentissage de la rencontre de l'autre comme toujours "autre", toujours différent, jamais réductible à mon image, à mon besoin, à mon désir ... seul chemin d'un amour vrai qui unit les différences dans un respect mutuel. La foi chrétienne reconnaît ici un des lieux où se fait l'apprentissage de la rencontre de Dieu, Celui qui est toujours "Autre", toujours différente de l'image que j'en ai ou de ce que j'attends de Lui : différence la plus radicale qui ouvre à la communion la plus profonde. »10."