Acceptation Inconditionnelle?

C’est une grande question que l’acceptation inconditionnelle.

Je ne crois pas que l’on ait le devoir ou le droit d’accepter tous les comportements d’une personne.

Mais, en ne les acceptant pas, on a le devoir d’éloigner la personne de soi « après un premier et un second avertissement ».

Et ça c’est la plupart du temps impossible dans le cadre familial. Apparemment.

D’après une certaine interprétation de la fameuse parabole des talents, le rejet dans un lieu de pleurs et de grincements de dents du serviteur n’ayant pas fait fructifié le talent confié, lui permettrait d’apprendre à se prendre en charge dans d’autres circonstances, au travers de la souffrance.

Mes paroles sont scandaleuses. la communauté religieuse ne veut plus de moi. Cela m’a forcé à me détacher d’elle et à ne plus la considérer comme détentrice indigne de la vérité.

Bénédiction.

Qu’en est-il de nos enfants ?

Chez nous ils sont chez eux ; oui. Tant qu’il obéissent aux règles de la maison. Celles-ci sont arbitraires en partie, car produites par nos principes, nos croyances et surtout nos sensibilités. Ils peuvent nous juger, critiquer reprocher. Oui. Mais j’assume la loi que j’édicte. Cette prise de responsabilité et de position, force l’enfant à se différencier et à s’extraire du miasme pathologique de la symbiose parentale.

J’accepte que mon fils/ma fille le reste inconditionnellement, mais cela ne m’empêche pas de tenir à ce que je suis, veux et peux vivre.

Et l’amour que je lui porte ne peut se réaliser qu’à cette seule condition.

Une belle citation :

« La véritable bonté est extrêmement rare. Ceux mêmes qui se targuent d’en avoir, ne pratiquent bien souvent que le laxisme ou les compromissions ».

Ben tu vois, tout ça c’est bien beau, mais ça m’empêche pas de vociférer régulièrement sur mes enfants sans beaucoup de résultats…et sans les chasser… !

Olivier S