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Le Jésus que j’aime…(1)

Le Jésus que j’aime n’a pas le visage que ceux qui m’ont conduit dans la foi m’ont donné.
Le Jésus que j’aime n’est pas « le petit Jésus » de nos contines.
Le Jésus que j’aime a dû se révéler à moi au travers de mes travers, de mes échecs, de mes sombres heures, et de mes fausses croyances.

Ce qui m’a sauvé c’est ma rébellion précoce. Cette exigence interne de vérité, de droiture, d’authenticité m’a toujours brûlé de l’intérieur quand j’ai emprunté des voies qui ne me correspondaient pas.

Elle m’a aussi brûlé de l’extérieur sous la forme d’une intolérance à l’injustice qui est pérenne.

Qui d’entre vous n’a jamais vécu cette période de l’adolescence ou le monde entier nous révolte, et surtout les adultes, dans ce que leur apparente détention inefficace – voire carrément égoïste – du pouvoir ne les empêche apparemment pas de se conduire en idiots et/ou en dictateurs. On avait envie de changer le monde, de déplacer des montagnes, pour l’amour et la justice…

Le Jésus que j’aime est sans concessions, mais il est mon frère et m’accepte sans réserve
Le Jésus que j’aime est sans compromis, mais il compose avec moi et est partout sur le dur sentier de ma vie.

Je l’ai vu à l’oeuvre, la plupart du temps à posteriori, oui. C’est forcément une vision subjective. Ceux qui ne me connaissent pas me traiteront de mystique. Certes. Ceux qui me connaissent pourront être étonnés, car ils ne me connaissent pas comme tel. Moi qui balaie brutalement (trop) et sans ambages les témoignages sirupeux et affligeants du Dieu-Sécu qui trouve des places de parking à ses enfants chéris….

Je l’ai vu à l’oeuvre dans ma vie, jusqu’à considérer aujourd’hui comme un immense privilège, immense, les drames psychologiques, relationnels, et émotionnels que j’ai traversé jusqu’à présent. Il m’a obligé à les traverser, parfois plusieurs fois, parce que je me défilais devant l’obstacle comme un cheval rétif..

Vous savez, « la vie vous représente sans arrêt tout ce que vous n’avez pas voulu vivre, jusqu’à que vous l’ayez dominé, dépassé ». C’est un défi de chaque étape.

Le Jésus que j’aime est un être étrange, hors du commun, hors de nos cadres et de nos lignes, hors de nos représentations. Et pourtant tellement familier, tellement proche, tellement compréhensible, et surtout tellement futé et affuté. Tellement compréhensif et psychologue.

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Celui-là, oui!

 

Le Jésus que j’aime a fustigé la classe dominante de l’époque, je ne parle pas de l’envahisseur, (étrange il avait l’air de s’en moquer..) je parle de ce qui imprégnait tous les rapports de l’époque, la religion. Il fustigeait la classe dominante religieuse, les érudit, payés par les dîmes et les offrandes, qui asservissaient le peuple de l’intérieur. Ils asservissaient les sincères, les humbles, les pauvres, ceux qui doutaient en permanence, les blessés de la vie, les chercheurs du Royaume.

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux; vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer. »
Evangile de Matthieu 23:13

Le Jésus que j’aime s’est tenu près de tous ceux qui pensaient qu’il y avait une autre voie que les tenailles de la tradition religieuse, de celle qui remplace la Parole de Vie, le Verbe Divin.

J’aime ce Jésus-là, car il m’a dit

« Heureux – en marche – ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! » Evangile de Matthieu 5:6

Je veux voir ce Jésus-là.

Olivier, Avril 2015