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Evangile et Religion : un combat singulier et universel

Evangile et Religion : le combat des titans!

Depuis quelques années, je suis en charge de responsabilités spirituelles (Evangile) et ecclésiastiques (Religion) au sein de ma communauté religieuse. Pour la petite histoire, en 2004 j’ai vécu un effondrement majeur dans ma vie, et j’ai décidé d’abandonner la « religion -et le dieu- de mes pères ».

Le rejet, complet, de tout un univers « religieux »  : avec son langage (« le patois de Canaan »), ses manières (être « spirituel »), ses codes vestimentaires (cravate recommandée, pas de jupe au-dessus du genou…) etc….

Le rejet complet d’un univers produisant en masse des vagues d’hypocrites (bien souvent malgré eux), du grec hupokrisis, action de jouer un rôle.

Le rejet complet d’une source intarissable de névrosés.

Pendant un temps, j’ai donc même abandonné cette croyance dans le Divin.  En cause : l’incapacité de « vivre l’Evangile » – pas d’apaisement et de transformation personnelle -! Que de culpabilités non résolues, que de pulsions incontrôlables! Que de souffrances indicibles et pourtant hurlées, que de souffrances infligées à mon esprit et corps défendant….

J’ai découvert la liberté le jour où j’ai rejeté le dieu de la religion et donc la peur de lui déplaire et de mal faire. 

J’ai commencé à vivre quand je me suis rendu compte que Dieu m’était TOTALEMENT favorable. Quoi que je dise ou que je fasse. Il n
‘y avait RIEN que je puisse faire qui lui fasse jeter sur moi un regard défavorable. 

L’obéissance à la loi est IMPOSSIBLE!!! Car si j’enfreins un seul des commandements je suis coupable de tous!!! 

Donc je suis coupable TOUS les jours!!! Et le problème n’est pas pour Dieu! Le problème est pour moi. Dieu n’a jamais eu besoin que Jésus meure pour être réconcilié avec nous. Jésus n’a remboursé aucune dette que l’humanité aurait eu envers Dieu. 

Nous n’avons aucune dette envers lui, aucune! Car nous ne possédons rien, qui ne nous ait été donné! 

Nous ne pouvons même pas servir Dieu, car c’est une conception de l’Ancien Testament qui est dépassée. Jésus l’a dit en toute lettre pendant son séjour sur terre. La religion nous a fait comprendre tout de travers depuis son invention! Car elle est reprise par des personnes qui n’y comprennent rien. En effet, ils raisonnent avec la sagesse de la servitude ou du pouvoir. Et même avec la venue de Jésus pour rétablir la Vérité, eh bien les chrétiens ont réussi à façonner des générations de névrosés au fil des siècles. Des névrosés qui ont peur de la liberté, comme les Israélites qui voulaient retourner en Egypte parce que là-bas il y avait des oignons et des poireaux et de la viande. Parce qu’ils avaient peur…. « L’amour parfait bannit la crainte »!

Le lâcher-prise et l’acceptation de soi sont les premiers pas vers l’acceptation de la Grâce, de la Bonté, de la Générosité, de la Tendresse, de la Bienveillance, de la Faveur sans limite de notre Dieu… Faire taire un ode à la liberté c’est célébrer l’enfermement de la religion. sous le Saint argument de la défense de la Pure Vérité. Je préfère me tromper par excès de liberté et « abus de Grâce » que par excès de « strictitude » (lol).

Penser que « le chemin qui mène à la vie est fait de beaucoup de restriction et d’interdiction » c’est faire preuve d’une ignorance flagrante du message de Jésus! C’est effacer par religion les 4 évangiles, les Épîtres de Paul, celles de Jean, en bref tout le nouveau testament…
« Je suis venu afin que vous ayez la Vie en abondance » (ça veut dire qu’avant, en étant très religieux, on avait au mieux un atome de vie!)
« soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait : il fait pleuvoir sur les bons comme sur les méchants, il fait luire le soleil sur tous, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous maltraitent, et vous serez Fils de Votre Père qui est dans les cieux » (et non pas : vous serez des bons petits serviteurs)
« Que le plus grand parmi vous soit votre serviteur » etc..

On ne fait pas grandir la vie en la purgeant du mal on la purge du mal en la faisant grandir. J’aime mon église, mais je n’aime pas la religion.

La religion et l'Evangile

La religion et l’Evangile

Un jour Dieu a commencé à me parler c’était il y a longtemps. Mais je ne connaissais pas sa voix. Maintenant je commence à la discerner. La dernière fois c’était mardi dernier. Mais en 42 ans j’ai entendu le même message répété à chaque fois : « je t’aime ». « Tu es mon fils bien-aimé », « courage, tu es précieux comme la prunelle de mes yeux » « tu es un bien-aimé » « il n’y a rien que tu puisses faire qui amoindrisse mon amour et ma faveur »

Alors j’ai commencé à comprendre que ma mission c’était d’aimer, de pardonner, de rencontrer les cœurs et de les rassurer, mais aussi d’interpeller sans compromis les garde-chiourmes de la religion et d’encourager le peuple à s’en libérer, de considérer qu’en chacun, le Désir de Dieu est aussi puissant que le mien. De considérer que chacun/e aspirait au beau au bon au bien. Et que la transformation de l’être c’est une alchimie qui ne me concerne pas.

Moi mon job c’est d’encourager la joie, la vie, la Musique de la Liberté. Et de louer de célébrer le Seigneur pour ce qu’il a fait dans ma vie, de témoigner comment il m’a tiré de la fange et du brasier, sans que j’y sois vraiment pour quelque chose.

« La Parole est à l’œuvre! En vous qui croyez », « Et mon juste vivra par la foi », « Vous êtes purs, à cause des Paroles que je vous ai dites! » « Je le veux : sois pur »

Paul rajoutera : « que celui qui vous annonce un autre Evangile que celui que je vous ai annoncé soit anathème! » Le contexte étant celui de juifs qui remettaient la loi au premier plan et enseignaient cela aux Gentils nouvellement convertis.

Résolument, dans ce combat de Titans entre Evangile et Religion, je choisi l’Evangile.

 

Olivier S

Juillet 2015